mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2006597 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | FARRAN CATHY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2020, Mme A C née B, représentée par Me Farran, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 mars 2020 par laquelle le recteur de l'académie de Créteil a décidé de la prise en charge des arrêts et soins du 9 au 18 janvier 2019 et du 3 avril 2019 au 30 juin 2019 au titre du congé pour invalidité temporaire imputable au service et a fixé la date de sa guérison au 30 juin 2019 ;
2°) d'ordonner une expertise ;
3°) d'enjoindre, sous astreinte, au recteur de l'académie de Créteil de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident du 9 janvier 2019 et de tous les arrêts de travail qui lui ont été délivrés depuis cette date et de reconstituer ses droits sur toute cette période ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée de vices de procédure dès lors que le recours à une expertise n'était pas justifié au regard des dispositions de l'article 47-4 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congé de maladie des fonctionnaires, que la mission impartie par l'administration à l'expert n'a pas permis à celui-ci d'apprécier les réelles incidences de l'accident sur toute la durée des arrêts de maladie et que l'administration n'a pas respecté les délais fixés par l'article 47-5 de ce même décret pour statuer ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle n'a pris en considération, au titre de l'accident imputable au service, que la période du 9 au 18 janvier 2019 et celle du 3 avril au 30 juin 2019, n'a fixé la prise en charge des soins que pour ces périodes et a fixé la date de guérison au 30 juin 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2020, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Par ordonnance du 18 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 novembre 2022 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bourdin,
- les conclusions de M. Lacote, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C née B, adjointe administrative de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur est affectée au collège Karl Marx de Villejuif où elle exerce les fonctions de secrétaire d'intendance depuis le 25 août 2010. Par décision du 12 décembre 2019, notifiée à l'intéressée le 18 décembre 2019, le recteur de l'académie de Créteil l'a placée, à titre provisoire, en congé invalidité temporaire imputable au service à compter du 9 janvier 2019. Par décision du 5 mars 2020, le recteur de l'académie de Créteil a décidé de la prise en charge de ses arrêts de travail du 9 au 18 janvier 2019 et du 3 avril 2019 au 30 juin 2019 au titre du congé pour invalidité temporaire imputable au service, la prise en charge des soins du 9 au 18 janvier 2019 et du 3 avril 2019 au 30 juin 2019 et a fixé la date de sa guérison au 30 juin 2019. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cette décision.
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 47-1 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congé de maladie des fonctionnaires: " Le congé prévu au premier alinéa du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée est accordé au fonctionnaire, sur sa demande, dans les conditions prévues par le présent titre. " D'autre part, aux termes de l'article aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués "
3. Mme C fait valoir que la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait dès lors que le recteur n'a pas précisé les raisons pour lesquelles les autres arrêts maladie établis pour la période du 21 janvier au 2 avril 2019 et ceux établis à compter du 9 septembre 2019 n'avaient pas été pris en considération au titre de la prise en charge de l'accident de service du 9 janvier 2019. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante a transmis à son administration un certificat médical final établi par son médecin traitant le 12 janvier 2019 et faisant état d'une guérison sans risque de rechute pour l'accident survenu le 9 janvier 2019 au 18 janvier 2019 et que les arrêts de travail établis du 21 janvier au 2 avril 2019 sont des arrêts de travail pour maladie ordinaire ne mentionnant nullement constituer des arrêts de prolongation après rechute de l'accident de travail du 9 janvier 2019. De même, par courriel du 20 novembre 2019, Mme C a confirmé solliciter la prise en charge de ses arrêts intervenus depuis le 9 septembre 2019 au titre des congés de longue maladie, conformément au certificat médical de son médecin traitement en date du 7 novembre 2019, sans faire référence à l'accident de service du 9 janvier 2019, ni solliciter une prise en charge à ce titre. En tout état de cause, si la requérante fait valoir que la décision attaquée a implicitement rejeté sa demande de prise en charge au titre de l'accident de service des arrêts de travail précités, elle ne justifie, ni avoir sollicité l'octroi de congés maladie en lien avec l'accident de service du 9 janvier sur les périodes litigieuses ni avoir sollicité les motifs de ce refus. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 47-4 du décret du 14 mars 1986 mentionné ci-dessus : " L'administration qui instruit une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service peut :1° Faire procéder à une expertise médicale du demandeur par un médecin agréé lorsque des circonstances particulières paraissent de nature à détacher l'accident du service ou lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée ; () "
5. Mme C soutient que la décision attaquée est irrégulière dès lors que l'administration ne justifie pas de circonstances particulières autorisant le recours à une expertise pour évaluer l'imputabilité d'un accident au service. Toutefois, la requérante ne saurait se prévaloir d'une illégalité tirée de l'usage par l'administration de la faculté qui lui est offerte par les textes d'ordonner une expertise. En tout état de cause, l'accident dont elle a été victime ayant été reconnu imputable au service, elle n'établit pas que l'expertise ordonnée aurait une influence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le vice de procédure invoqué ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, Mme C n'est pas fondée à contester la mission, qu'elle estime limitée, fixée à l'expert dès lors d'une part qu'il résulte de ce qui a été dit au point 3 du présent jugement que cette dernière n'avait pas saisi l'administration d'une demande d'imputabilité au service des arrêts de travail établis entre le 21 janvier et le 2 avril 2019, qu'en outre son médecin traitant avait établi, le 12 janvier 2019, un certificat final de guérison à la date du 18 janvier 2019 et qu'à la date de l'expertise, le 4 septembre 2019, elle n'était pas en arrêt maladie.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 47-5 du décret du 14 mars 1986 mentionné précédemment :" Pour se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident ou de la maladie, l'administration dispose d'un délai : /1° En cas d'accident, d'un mois à compter de la date à laquelle elle reçoit la déclaration d'accident et le certificat médical ; /2° En cas de maladie, de deux mois à compter de la date à laquelle elle reçoit le dossier complet comprenant la déclaration de la maladie professionnelle intégrant le certificat médical et le résultat des examens médicaux complémentaires le cas échéant prescrits par les tableaux de maladies professionnelles. /Un délai supplémentaire de trois mois s'ajoute aux délais mentionnés au 1° et au 2° en cas d'enquête administrative diligentée à la suite d'une déclaration d'accident de trajet ou de la déclaration d'une maladie mentionnée au troisième alinéa du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée, d'examen par le médecin agréé ou de saisine du conseil médical compétent. Lorsqu'il y a nécessité d'examen ou d'enquête complémentaire, l'employeur doit en informer l'agent ou ses ayants droit. /Au terme de ces délais, lorsque l'instruction par l'administration n'est pas terminée, l'agent est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire pour la durée indiquée sur le certificat médical prévu au 2° de l'article 47-2 et au dernier alinéa de l'article 47-9. Cette décision, notifiée au fonctionnaire, précise qu'elle peut être retirée dans les conditions prévues à l'article 47-9. ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'en tout état de cause, Mme C ne peut utilement faire valoir que l'administration n'aurait pas statué sur sa demande dans les délais impartis, un tel retard ayant pour seule conséquence d'obliger l'administration à placer provisoirement l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service et étant sans incidence sur la légalité de la décision prise sur la demande de l'agent.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 47-1 dudit décret du 14 mars 1986 : " Le congé prévu au premier alinéa du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée est accordé au fonctionnaire, sur sa demande, dans les conditions prévues par le présent titre. " et aux termes de l'article 47-9 : " Au terme de l'instruction, l'administration se prononce sur l'imputabilité au service et, lorsqu'elle est constatée, place le fonctionnaire en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la durée de l'arrêt de travail. () ". Enfin, à l'article 47-18 du décret précité dispose : " Lorsqu'il est guéri ou que les lésions résultant de l'accident de service, de l'accident de trajet ou de la maladie professionnelle sont stabilisées, le fonctionnaire transmet à l'administration un certificat médical final de guérison ou de consolidation. /Toute modification dans l'état de santé du fonctionnaire, dont la première constatation médicale est postérieure à la date de guérison ou de consolidation de la blessure et qui entraîne la nécessité d'un traitement médical peut donner lieu à un nouveau congé pour invalidité temporaire imputable au service et au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement correspondants. /La rechute est déclarée dans le délai d'un mois à compter de sa constatation médicale. La déclaration est transmise dans les formes prévues à l'article 47-2 à l'administration d'affectation du fonctionnaire à la date de cette déclaration. "
10. Mme C fait tout d'abord valoir que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les arrêts de travail établis entre le 21 janvier et le 2 avril 2019 ainsi qu'à compter du 9 septembre 2019 n'ont pas été imputés à l'accident de service, alors même que son médecin traitant a établi le 4 novembre 2019 un certificat médical de rechute suite à cet accident du travail et que ses autres arrêts résultent nécessairement de cet accident. Toutefois, s'agissant des arrêts de travail établis pour la période du 21 janvier au 2 avril 2019, il ressort des pièces du dossier que la requérante a transmis à l'administration, le 26 septembre 2019, un certificat médical en date du 12 janvier 2019 faisant état d'une guérison de l'accident survenu le 9 janvier 2019, avec retour à l'état antérieur au 18 janvier 2019 sans possibilité de rechute ultérieure et que les arrêts de travail établis entre le 21 janvier 2019 et le 2 avril 2019 ne visaient pas l'accident de travail du 9 janvier 2019, ni même un quelconque accident ou maladie en lien avec le service. L'expertise ordonnée par l'administration ne fait pas état de ces arrêts et aucun des éléments du dossier ne permet d'établir que ces arrêts seraient en lien avec les faits survenus le 9 janvier 2019. En outre, il n'est pas établi alors que l'intéressée aurait produit un certificat de rechute pour l'ensemble des nouveaux arrêts et qu'elle aurait fait une déclaration de rechute dans les conditions posées à l'article 47-2 du décret du 14 mars 1986 précité. En outre, alors que l'administration l'avait expressément interrogée sur le sens de sa demande suite à la réception du certificat médical de son médecin traitant en date du 7 novembre 2019 se prononçant en faveur d'un congé de longue maladie pour six mois, la requérante a confirmé par courriel du 20 novembre 2019 solliciter l'octroi d'un congé de longue maladie sans faire référence à une demande d'imputabilité au service et à son accident de service du 9 janvier 2019. Par suite, l'erreur d'appréciation invoquée quant à la durée de la prise en charge au titre du congé pour invalidité temporaire imputable au service n'est pas établie. Il en résulte également que l'erreur d'appréciation sur la durée de la prise en charge des soins n'est pas fondée.
11. Mme C invoque également que la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle a fixé la date de sa guérison au 30 juin 2019 alors qu'elle a été placée en arrêt de maladie depuis le 9 septembre 2019 Si la requérante produit de nouveaux certificats la plaçant en arrêt de travail à compter du 9 septembre 2019 pour dépression réactionnelle en référence à l'accident du 9 janvier 2019, prolongé jusqu'au 30 septembre 2020, l'ensemble des mentions figurant dans ces arrêts de travail est insuffisant pour remettre en cause les conclusions du médecin agréé considérant que l'état de santé de l'intéressée relatif à l'accident du 9 janvier 2019 devait être considéré comme guéri à la date du 30 juin 2019. Par suite, l'erreur d'appréciation de l'administration alléguée n'est pas établie.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du recteur de l'académie de Créteil du 5 mars 2020, de même que soit ordonnée une mesure d'expertise. Par voie de conséquence, sa requête doit être rejetée ainsi que ses demandes d'injonction et d'astreinte et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C née B est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme A C née B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Ghaleh-Marzban, présidente,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Rheman-Fawcett, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
La rapporteure,
S. BOURDIN
La présidente,
S.GHALEH-MARZBAN La greffière,
C. SISTAC
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026