jeudi 29 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101234 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | IOSCA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 février 2021, M. A D, représenté par
Me Iosca, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points du solde afférent à son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 9 octobre 2018 à Paris (un point), 14 février 2019 à Créteil (un point), 6 mars 2019 à Bonneuil-sur-Marne (trois points), 24 mai 2019 à Villeneuve-Saint-Georges (un point), 13 septembre 2019 à Créteil (trois points) et 17 décembre 2019 à Paris (quatre points) ;
2°) d'annuler la décision référencée " 48SI " en date du 18 décembre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer son permis de conduire affecté d'un solde de points résultant de la restitution des points illégalement retirés suite aux décisions consécutives aux infractions constatées les 9 octobre 2018 à Paris (un point), 14 février 2019 à Créteil (un point), 6 mars 2019 à Bonneuil-sur-Marne (trois points), 24 mai 2019 à Villeneuve-Saint-Georges (un point), 13 septembre 2019 à Créteil (trois points) et 17 décembre 2019 à Paris (quatre points), dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions portant retrait de points :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure en ce qu'il conteste avoir reçu une quelconque information conforme aux articles L.223-3 et suivants ou à l'article R.223-3 du code de la route ;
- la preuve de la réalité des infractions commises en violation de l'article L.223-1 du code de la route n'est pas apportée par l'administration ;
En ce qui concerne la décision portant invalidation de son permis de conduire :
- la décision est illégale, dès lors que les décisions portant retrait de points sont illégales.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions référencées portant retrait de point relatives aux infractions des 9 octobre 2018, 14 février 2019, 24 mai 2019, 13 septembre 2019 et 17 septembre 2019, ainsi qu'au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision référencée " 48SI " en date du 18 décembre 2020 portant invalidation du permis de conduire, et au rejet du surplus des conclusions de la requête de M. A D.
Il fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les décisions portant retrait de points des infractions commises les 9 octobre 2018, 13 septembre 2019 et 17 décembre 2019 car elles ont été supprimées du relevé intégral d'information.
Il ajoute que les points retirés à l'occasion des infractions commises les 14 février 2019 et 24 mai 2019 ont été restitués.
Il précise qu'il a informé le requérant que le solde de son permis de conduire était positif.
Le ministre de l'intérieur fait valoir s'agissant de l'infraction du 6 mars 2019 que :
- l'ensemble des informations prescrites par les dispositions des articles L. 223-3 et
R. 223-3 du code de la route ont été délivré dès lors que l'infraction a été constatée par procès-verbal électronique et que le requérant l'a signé ;
- l'infraction est bien établie, ce dont il ressort des mentions du relevé d'information intégral.
Par ordonnance du 11 mars 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 11 juillet 2021 à midi.
Le président de la formation de jugement a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les
14 février 2019 et 24 mai 2019 dès lors que ces points ont été restitués au requérant les 7 septembre 2019 et 13 février 2020, soit antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, le rapport de M. B a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A D a commis plusieurs d'infractions au code de la route ayant entraîné des retraits de points. Par une décision référencée " 48SI " du 18 décembre 2020, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par la présente requête
M. A D demande l'annulation de cette décision et des décisions de retraits de points suite aux infractions énoncées par la décision précitée.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le ministre de l'intérieur :
2. Un recours de plein contentieux tendant à l'annulation d'un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait pas lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur.
3. En premier lieu, le ministre de l'intérieur soulève une première exception de non-lieu à statuer concernant les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points concernant les infractions relevées à l'encontre du requérant les 9 octobre 2018,
13 septembre 2019 et 17 décembre 2019. Or, il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A D édité le 29 avril 2021 et versé au débat par le ministre de l'intérieur, que les mentions de la fiche du requérant au fichier national du permis de conduire concernant les infractions qui auraient été relevées à son encontre les
9 octobre 2018, 13 septembre 2019 et 17 décembre 2019 ont été supprimées. Par suite, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme ayant nécessairement mais implicitement retiré les trois décisions en litige. Par suite, cette première fin de non-recevoir concernant les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points concernant les infractions relevées à l'encontre du requérant les 9 octobre 2018, 13 septembre 2019 et 17 décembre 2019 doivent être accueillies.
4. En second lieu, le ministre de l'intérieur soulève une seconde exception de non-lieu à statuer concernant les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision référencée
" 48SI " portant invalidation du permis de conduire de M. A D. Or, il résulte de l'instruction que le relevé d'information intégral du permis de conduire du requérant édité le
29 avril 2021 et versé au débat par le ministre de l'intérieur, indique que le solde de points du requérant, redevenu positif, est de quatre points le 25 janvier 2021, date de la dernière mise à jour du fichier. En outre, aucune mention concernant l'existence d'une décision d'invalidation du permis de conduire de M. A D ne figure dans la fiche produite. Par suite, le ministre de l'Intérieur doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré la décision
" 48SI " en litige. Ce retrait est devenu définitif. Dès lors, il n'y a plus lieu, de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48SI " en litige. Par voie de conséquence, il n'y a pas davantage lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'injonction.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision de retrait d'un point consécutive aux infractions relevées les 14 février 2019 et 24 mai 2019 :
5. Il ressort du relevé d'information intégral extrait du système national du permis de conduire de M. A D édité le 29 avril 2021 que les deux points retirés sur son permis de conduire suite aux infractions constatées les 14 février 2019 et 24 mai 2019 lui ont été restitués les 7 septembre 2019 et 13 février 2019 avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A D dirigées contre ces deux décisions et, par voie de conséquence, les conclusions tendant à la restitution des points retirés, sont sans objet et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
6. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
7. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du
26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal d'une part, la signature de l'agent verbalisateur et, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du
4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
8. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. En revanche, pour la période antérieure au
15 avril 2015, la page écran présentée à l'intéressé comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il résulte de l'instruction que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
9. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral édité le 29 avril 2021 afférent au permis de conduire de M. A D, que l'infraction du 6 mars 2019 a été relevée au moyen d'un procès-verbal électronique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Il ressort du procès-verbal électronique n° 6076415222 établi le 6 mars 2019 par l'agent de police judiciaire en poste à la direction de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris à la suite de l'infraction d'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation relevée le jour même à 16h25 à l'encontre de M. A D, et portant la signature du requérant, que ce dernier indique la qualification de l'infraction retenue par l'agent, un texte enregistré avant l'emplacement de la signature du contrevenant, et en annexe le nombre de points dont le retrait est prévu. S'il ressort du feuillet versé aux débats par le ministre que le texte porteur des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est peu lisible, il est constant d'une part que ce texte a enregistré dans l'application de l'agent verbalisateur pour divulguer les informations requises par les articles précités et que le contrevenant est loisible avant d'apposer sa propre signature de le rendre lisible. Dans ces conditions, M. A D doit être regardé comme ayant bénéficié de l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, préalablement à l'édiction de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction commise le 6 mars 2019 ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité de l'infraction :
10. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
11. Il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions des quatre premières classes dont la liste est fixée par décret en Conseil d'État, le contrevenant peut soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. S'il s'abstient tant de payer l'amende forfaitaire que de présenter une requête, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public, lequel est exécuté suivant les règles prévues pour l'exécution des jugements de police. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du même code : " Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules ; dans ce dernier cas, le contrevenant n'est redevable que d'une somme égale au montant de l'amende forfaitaire s'il s'en acquitte dans un délai de quarante-cinq jours, ce qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire pour le montant de la majoration ".
12. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
13. En l'espèce, il ressort du relevé intégral du permis de conduire de M. A D, édité le 29 avril 2021, que l'infraction contestée a donné lieu à l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le requérant ne soutient pas avoir introduit une réclamation conformément à l'article 530 du code de procédure pénale. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité de ces infractions est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'établissement des infractions doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant retrait de trois points consécutive à l'infraction relevée le 6 mars 2019.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'injonction :
15. Aux termes de l'article L 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par
M. A D, n'implique le prononcé d'aucune mesure d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points sur le permis de conduire de M. A D consécutivement aux infractions relevées contre lui les 9 octobre 2018, 13 septembre 2019 et 17 décembre 2019.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48SI " du 18 décembre 2020, par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A D pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A D et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
S. B
La greffière,
S. SCHILDER La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2101234
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026