jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2103725 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | LE SQUER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 avril 2021, M. B A, représenté par Me Le Squer, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2021 en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;
2°) de mettre à la charge de la préfecture de Seine-et-Marne la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; il a été dispensé de verser une pension alimentaire en raison de son impécuniosité et est très impliqué dans l'éducation de ses enfants ; il est remarié avec une ressortissante française ; il a justifié avoir fait les démarches auprès du bailleur pour apposer son nom sur le bail et a tenté d'ouvrir un compte bancaire conjoint, mais s'est vu opposer des refus en raison de l'absence de titre de séjour ; il vit en France depuis treize années, a bénéficié d'un titre de séjour pendant huit années et a travaillé pendant plusieurs années en France ;
- la décision portant refus de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français étant entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la décision fixant le pays de destination est elle-même entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 novembre 2022 à 12 heures.
Des pièces, enregistrées le 31 octobre 2022, produites par M. A n'ont pas été communiquées.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2021 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Réchard a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant togolais né le 27 février 1972 à Lomé (Togo), est entré sur le territoire français le 29 juillet 2008 sous couvert d'un visa d'installation. Il a bénéficié de titres de séjour en qualité de conjoint de français en 2008 et 2009, puis en qualité de parent d'enfant français entre 2011 et 2016. Après avoir divorcé de son épouse, de nationalité française, en 2015, il s'est remarié, le 22 août 2020, avec une ressortissante française et a sollicité le 31 août 2020 la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de français sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 13 avril 2021, le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être reconduit d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 212-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () ; / 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / (). / La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III. () ".
3. La décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise les dispositions de l'article L. 511-1, notamment son I, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui en constituent le fondement, n'a pas à faire l'objet d'une motivation de fait distincte de la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour dès lors que cette décision de refus de séjour est suffisamment motivée, ce qui n'est pas contesté, en ce qu'elle précise les considérations de droit sur lesquelles elle est fondée ainsi que les éléments principaux de la situation personnelle du requérant. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () ; / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; / () ".
5. Si M. A soutient que " la décision portant refus de délivrance de son titre de séjour () porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale tel que prévu aux articles L. 313-11 7° du CESEDA et 8 de la CEDH ", il n'a présenté aucune conclusion tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué du 13 avril 2021 en tant que le préfet de
Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour. A supposer que l'intéressé puisse être regardé comme ayant entendu exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle n'aurait pas acquis un caractère définitif. Toutefois, et en tout état de cause, la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales peut être utilement invoquée à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que, dans une certaine mesure, les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A cet égard, M. A fait valoir qu'il est installé sur le territoire français depuis treize années, que sa vie est durablement installée sur le territoire français et qu'il y dispose d'une vie sociale, amicale et familiale, qu'il a bénéficié de précédents titres de séjour, qu'il est marié avec une ressortissante française et qu'il est père de deux enfants mineures de nationalité française, nées en 2007 et 2009 d'une précédente union, pour lesquelles il contribue à l'entretien et à l'éducation. Toutefois, les pièces qu'il produit, à savoir les photographies avec ses filles, l'attestation de la principale de leur collège indiquant qu'il bénéficie d'un moyen de communication avec l'établissement et assiste aux réunions parents-professeurs, ainsi que le bulletin scolaire de ses filles pour l'année scolaire 2020-2021, et le jugement du juge aux affaires familiales du 13 mai 2015 lui accordant un droit de visite et d'hébergement et constatant son impécuniosité, ne sont pas suffisantes à établir qu'il entretient des relations stables et habituelles avec ses filles, dès lors qu'il ne justifie ni de l'aide financière qu'il allègue apporter ni de la régularité de ses relations avec ses deux enfants, notamment par l'effectivité de son droit de visite et d'hébergement. En outre, si M. A se prévaut de son second mariage avec son épouse, de nationalité française, célébré le 22 août 2020, ce mariage avait une ancienneté de huit mois seulement à la date de la décision attaquée. M. A ne peut, par ailleurs, justifier d'aucune insertion particulière sur le territoire français à la date de la décision attaquée. Dans ces circonstances et alors que l'intéressé ne peut être regardé comme dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale. Si M. A, qui ne soutient pas qu'il devait se voir délivrer de plein droit un titre de séjour et qu'il ne pouvait légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement, ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au soutien de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, il résulte, en tout état de cause, de ce qui vient d'être dit qu'il ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions.
6. En troisième lieu, eu égard à la situation de M. A décrite au point précédent, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle doit être écarté comme non fondé.
7. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Si M. A soutient que la décision attaquée méconnaît les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et fait valoir qu'elle aurait pour conséquence de le séparer de ses deux enfants mineures, il ne démontre pas, ainsi qu'il a été dit au point 5. du présent jugement, la réalité et l'intensité de ses relations avec ses deux enfants, et ne justifie ni de la contribution financière à leur entretien ni de la participation à leur éducation dont il se prévaut. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". La décision par laquelle le préfet fixe le pays à destination duquel sera reconduit l'étranger qui n'a pas satisfait à l'obligation de quitter le territoire français, laquelle constitue une décision distincte de la mesure d'éloignement elle-même en vertu des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une mesure de police qui doit, en principe, faire l'objet d'une motivation spécifique.
10. Si M. A a, sous l'intitulé " II - Sur la décision fixant le pays de destination ", invoqué, dans un A, " () l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen sérieux et particulier ", il n'a, au vu de l'argumentation qu'il a développée, entendu contester que la seule motivation de la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a fixé le pays de destination. A cet égard, cette décision vise la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 3, précise la nationalité de M. A, en l'espèce togolaise, et mentionne en son avant-dernier considérant que l'intéressé n'établit pas que sa vie ou sa liberté sont menacées ou exposées à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée comporte ainsi l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, en l'absence d'erreur manifeste d'appréciation entachant la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait également, par voie de conséquence, entachée d'une telle erreur. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2021 en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Il y a donc lieu de rejeter ses conclusions aux fins d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de
Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 20 avril 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard, première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
C. RICHEFEU
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2103725
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026