mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104363 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SAVIGNAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 mai 2021 et le 8 novembre 2021, M. A E G et Mme C F B, représentées par Me Zeitoun , demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2020 par lequel le maire de Thiais a délivré à la société Martek Promotion un permis de construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Thiais une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté de permis de construire méconnaît les dispositions des articles R.431-7, R.431-8 et R.431-10 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier est insuffisant et que les services n'ont pas été mis en mesure de porter une appréciation suffisante de l'état initial du terrain et de ses abords et des partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages existants au regard de l'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ;
- il méconnaît les dispositions des articles R.431-21 et R.451-2 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier de demande de permis de construire valant permis de démolir ne comprend pas les pièces exigées aux dispositions de l'article R.431-21 du code de l'urbanisme dès lors que le projet prévoit la démolition de l'intégralité des constructions existantes dont deux résidences et un grand abri de jardin couvert ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatives aux conditions de desserte des terrains par les réseaux publics dès lors qu'aucune pièce du dossier de demande de permis de construire ne permet de s'assurer du respect des dispositions relatives aux eaux pluviales qui imposent un strict encadrement des dispositifs de rejet des eaux ; que de la même façon aucune pièce ne permet de vérifier que ses dispositions relatives aux énergies qui imposent à toute construction nouvelle que les réseaux de distribution d'énergie et de télécommunication doivent être conçus en souterrain et que les réseaux d'énergie et de télécommunication n'ont pas été réalisés en souterrain et ne prévoit pas dans les façades ou les clôtures les réservations pour les coffret et pour les réseaux de télécommunication ; que le bâtiment B en fond de parcelle ne prévoit pas de locaux à ordures ménagères alors que ce bâtiment distinct est indépendant du bâtiment sur rue ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 7 du plan local d'urbanisme de la commune relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives dès lors que la rampe d'accès au parking, est implantée partiellement delà de la bande des 20 mètres n'est pas implantée en limite séparative alors que le PLU impose qu'au-delà de 20 mètres les constructions doivent être implantées en retrait des limites séparatives ; et que le parking et la rampe seront implantés au-delà de la bande de 20 mètres en sous-sol alors que leur dalle de recouvrement ne sera pas au niveau du terrain naturel ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatif à l'emprise au sol des constructions dès lors que le pétitionnaire n'a pas pris en compte dans le calcul de l'emprise au sol des constructions, celles réalisées en sous-sol et non exclusivement les superstructures dès lors que les seuls stationnements en sous-sol impliquent la création d'une emprise de 1 271,18 m² ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 10 du plan local d'urbanisme de la commune relatif à la hauteur des constructions dès lors que le pétitionnaire n'a pas pris en compte dans le calcul de la hauteur des façades du bâtiment sur rue le dernier niveau du bâtiment afin de contourner la limite de hauteur (11,5 mètres contre 9 mètres) alors que le dernier niveau est un niveau à part entière et qu'aucune disposition du PLU n'écarte la prise en compte de ce niveau dans le calcul de la hauteur des façades ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatives à l'aspect extérieur des constructions et aménagements de leurs abords dès lors qu'aucun élément du dossier de permis de construire n'a permis au service instructeur de s'assurer du respect de ces dispositions et qu'aucune précision n'est apportée sur les caractéristiques des clôtures qui seront réalisées et qu'aucun plan au dossier de demande ne permet de s'assurer du respect des limitations de hauteur qui leurs sont opposables ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article R.111-27 et UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatif à l'implantation des constructions dès lors que le projet est totalement disproportionné au regard de la nature du quartier de telle sorte que le caractère de celui-ci ne peut être conservé par la réalisation d'un tel projet ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article UP 12 IV du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatives aux obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'aires de stationnement dès lors que le bâtiment B implique la réalisation de 24,75m² de surface pour stockage des cycles alors qu'il n'en intègre que 23,93m² dans le projet ;
- le projet méconnait les dispositions de l'article UC 15 du règlement du plan local d'urbanisme relatifs aux performances énergétiques et environnementales dès lors qu'en l'espèce aucun élément au dossier de demande de permis de construire ne permet de déterminer si le projet respecte ces dispositions et savoir s'il sera raccordé au réseau de géothermie communal ou s'il utilisera l'énergie géothermique ;
- le projet litigieux est soumis à une limitation cotée de ses constructions eu égard à la zone de dégagement de l'aéroport d'Orly telle que reprise au sein du plan des servitudes d'utilité publique du plan local d'urbanisme de Thiais dès lors qu'afin de s'assurer du respect de cette servitude, les documents et plans du dossier de demande de permis de construire doivent être cotés au niveau NGF
La requête a été communiquée à la commune de Thiais qui n'a pas produit de mémoire.
Par des mémoires enregistrés le 27 juin 2021 et le 9 septembre 2022, la société Martek Promotion, représenté par Me Savignat, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'il soit mis à la charge de M. E G et de Mme F B d'une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 9 septembre 2022, la société Martek Promotion conclut à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur la requête :
Elle soutient que :
- à la suite du jugement n°1905784-1910909 du 30 mai 2022 par lequel le tribunal a rejeté sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté de refus de permis de construire du 25 novembre 2019, le maire de Thiais a, par un arrêté du 25 juillet 2022, retiré l'arrêté de permis de construire PC 09407319C1003 qu'il avait délivré à titre provisoire le 16 novembre 2020 ;
- elle n'a exercé aucun recours contre le jugement précité et le permis de construire provisoire n'a connu aucun commencement d'exécution.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
-et les conclusions de M. Zanella, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Le 21 janvier 2019, la société par actions simplifiée (SAS) Martek Promotion a déposé en maire de Thiais (94320) une demande de permis de construire en vue de la réalisation d'un ensemble de 48 logements, avec autant de places de parking souterrain, répartis sur deux immeubles de trois étages, sur un terrain situé 58 ter et 60 rue Jean Jaurès. Le maire de Thiais a refusé, par un premier arrêté du 29 mai 2019, de délivrer le permis de construire sollicité. L'exécution de cet arrêté a été suspendu par une ordonnance n° 1908258 du 18 octobre 2019 du juge des référés du présent tribunal de céans qui a enjoint au maire de Thiais de réexaminer la demande de la société Martek Promotion. A la suite de ce réexamen, le maire prenait le 25 novembre 2019 un nouvel arrêté portant refus de permis de construire. Par une ordonnance n°1911041 du 6 janvier 2020, le juge des référés a enjoint au maire de Thiais de réexaminer la demande déposée par la société Martek Promotion. A la suite de cette ordonnance, le maire de Thiais, par un arrêté n° PC 094 073 19 du 16 novembre 2020, a délivré à la société Martek Promotion, ce permis de construire. Par la requête susvisée, M. E G et Mme F B demandent au tribunal d'annuler ce dernier arrêté.
Sur les conclusions à fin de non-lieu à statuer :
2. L'arrêté de permis de construire provisoire n° PC 094 073 19 du 16 novembre 2020 a été retiré par un arrêté du maire de Thiais du 25 juillet 2022. Ce retrait est devenu définitif. Dès lors, les conclusions de la requête susvisée sont devenues sans objet. Il n'y a par suite plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparait pas inéquitable de laisser à la charge des parties les frais d'instance qu'elles ont exposés
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation.
Article 2 : Les conclusions de M. E G et de Mme F B ainsi que celles la société Martek Promotion présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A E G, à Mme C F B, à la commune de Thiais et à la société Martek Promotion.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022 , à laquelle siégeaient :
M. L'hirondel, président,
Mme Morisset, conseillère,
M. Cabal, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La rapporteure,
A. D
Le président,
M. L'HIRONDEL La greffière,
L.DARNAL
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026