LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2104866

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2104866

jeudi 29 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2104866
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 mai 2021 et 30 mars 2022, M. A B, représenté par la Selarl Grimaldi et associés, agissant par Me Grimaldi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le maire de Voulangis a refusé de reconnaître sa maladie médicalement constatée le 7 février 2020 comme imputable au service ;

2°) d'enjoindre à la commune de Voulangis de réexaminer sa demande dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Voulangis une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'apparaît pas que le médecin de prévention ait été informé de la tenue de la réunion de la commission de réforme, ainsi que prévu par les articles 18 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et 15 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- il est entaché d'erreur dans l'appréciation de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2021, la commune de Voulangis, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 22 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 7 août 2023 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Leconte, rapporteure,

- et les conclusions de M. Florian Gauthier-Ameil, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Titulaire du grade d'adjoint technique principal de 2ème classe, M. B, exerçant depuis 2007 au sein de la commune de Voulangis, a sollicité, par un courrier du 9 octobre 2020, la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une pathologie médicalement constatée le 7 février 2020. Par un arrêté du 25 mars 2021 dont le requérant demande l'annulation, le maire de Voulangis a refusé de reconnaître imputable au service cette pathologie et placé M. B en congé de maladie ordinaire à compter du 12 octobre 2020.

2. En premier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration que doivent être motivées les décisions administratives individuelles qui refusent le bénéfice des droits attribués pour invalidité temporaire imputable au service. L'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration précise que la motivation ainsi exigée doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.

3. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci vise les textes applicables, notamment l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisé, ainsi que les éléments recueillis pour l'instruction de la demande de M. B, et expose distinctement le motif de la décision prise, tenant au défaut de lien essentiel et direct de sa pathologie avec l'exercice de ses fonctions, à la circonstance d'un état antérieur préexistant et indépendant, les éléments de fait retenus à cet égard étant énoncés de façon très circonstanciée. Dès lors, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, répondant ainsi aux exigences posées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, en vertu des dispositions alors applicables de l'article 18 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, le médecin du travail attaché au service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission de réforme " est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir, s'il le demande, communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 34, 43 et 47-7. () ". Et, aux termes de l'article 15 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Le secrétariat de la commission informe le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, pour la fonction publique territoriale, le médecin du travail, pour la fonction publique hospitalière, compétent à l'égard du service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission. () " Il résulte de ces dispositions que, dans le cas où la commission de réforme est appelée à émettre un avis sur l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident, le médecin du travail doit être informé par le secrétariat de la commission de réforme de la réunion de cette commission.

5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé l'intéressé d'une garantie.

6. Pour justifier de la régularité de la procédure suivie au cas particulier, la commune de Voulangis produit un échange de courriels avec un agent du centre de gestion de Seine-et-Marne qui, interrogé sur la procédure observée par son service en vue des séances de la commission de réforme, se borne à confirmer qu'il est procédé à l'information des médecins en charge de la prévention, ainsi que prévu par les dispositions rappelées au point 4. Or, il n'est versé aux débats aucun élément attestant que tel fut effectivement le cas en amont de la réunion de la commission du 3 mars 2021 pour émettre un avis sur l'imputabilité au service de la maladie affectant M. B. Les autres éléments produits, s'ils justifient d'une sollicitation du médecin en charge de la prévention par la commune en octobre 2020 et d'un rapport adressé par celui-ci à la collectivité en décembre 2020, recommandant de saisir la commission de réforme, ne sont pas davantage de nature à établir l'information de ce médecin, prévue par les dispositions précitées, quant à la tenue de la réunion du 3 mars 2021. Ainsi, il n'est pas démontré la régularité de la procédure suivie préalablement à la décision en litige.

7. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme a rendu un avis favorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie affectant M. B, à l'unanimité. En conséquence, la circonstance, à la supposer établie, que ce médecin n'ait pas été informé au préalable de la réunion de l'instance médicale n'a, au cas particulier, nullement privé M. B d'une garantie ni été de nature à exercer une influence sur le sens de la décision prise. Au demeurant, il ressort des mentions du procès-verbal de la commission que celle-ci a pris en considération les éléments apportés par le médecin de prévention dans son rapport concernant la situation de M. B. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.

8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, créé par l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique : " I. - Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à () une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. () / IV.- () Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () ". En outre, aux termes de l'article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, créé par le décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, entré en vigueur le 13 avril 2019 : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale. () ". Les dispositions précitées sont applicables à la situation de M. B, dont le syndrome anxio-dépressif a été diagnostiqué le 7 février 2020.

9. Pour l'application de ces dispositions, une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si, d'une part, elle présente un lien essentiel et direct, mais non nécessairement exclusif, avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service, et, d'autre part, pourvu que, par ailleurs, cette maladie entraîne une incapacité permanente supérieure ou égale à 25 %. Il appartient au juge d'apprécier si les conditions de travail du fonctionnaire peuvent, même en l'absence de volonté délibérée de nuire à l'agent, être regardées comme étant directement à l'origine de la maladie dont la reconnaissance comme maladie professionnelle est demandée.

10. Au soutien d'une origine professionnelle de sa pathologie, le requérant se prévaut principalement de l'avis favorable émis par la commission de réforme le 3 mars 2021, ainsi que du sens des conclusions administratives rendues au terme d'une expertise du 30 décembre 2020, aux termes desquelles la maladie en litige a été " contractée en service ". A cet égard, il ressort des pièces du dossier que M. B a déclaré que sa pathologie avait été contractée dans le contexte d'un " climat difficile au niveau relationnel " rencontré avec une agente arrivée au service technique autour de l'été 2019 et affectée, fin janvier 2020, responsable de ce service. Par ailleurs, le requérant précise avoir été moralement affecté par un important dégât accidentel rencontré dans son local de travail au printemps 2019, consistant en un effondrement et chute du plafond ayant affecté ses conditions de travail pendant plusieurs semaines, avant que les agents ne sécurisent les lieux à l'aide d'étais puis déménagent dans de nouveaux locaux, l'intéressé ayant déploré une inertie de son employeur pour lui rétablir un cadre de travail décent et sécurisé.

11. Cependant, s'il ressort tout d'abord des pièces du dossier que M. B, exerçant comme agent du service technique de la commune depuis plus de douze ans, a été vivement affecté par la désignation en qualité de chef de service d'une agente arrivée quatre mois à peine auparavant, cette seule évolution organisationnelle ne saurait constituer, par elle-même, un facteur de risque professionnel. En particulier, s'il ressort des mêmes pièces que M. B s'estimait investi " de façon informelle " d'un rôle de responsable du service, il ne ressort d'aucun élément que tel fut le cas, nonobstant son expérience et son savoir-faire reconnu, ainsi que son autonomie au travail, en sorte qu'il n'apparaît pas qu'il aurait été déchu de ses responsabilités ou aurait subi une " placardisation ", aux termes de la requête. Il ne ressort pas davantage du dossier une brutalité dans l'annonce du changement d'organisation en cause. Par ailleurs, s'il est constant que des difficultés relationnelles opposaient M. B à sa nouvelle responsable, le requérant n'apporte aucune précision quant à un comportement de celle-ci qui aurait pu, même involontairement, être propice au développement de sa pathologie, alors qu'il résulte de ce qui vient d'être dit une difficulté à accepter la nouvelle organisation par l'intéressé, dont la commune de Voulangis affirme, sans être contestée, qu'il a très rapidement adopté un positionnement " d'opposition systématique à la hiérarchie sans que cela repose sur des éléments fondés ". Ainsi, aux termes d'un courrier du 17 novembre 2020, un médecin de l'Unité fonctionnelle de pathologie professionnelle et santé au travail du centre hospitalier universitaire de Reims a seulement conclu que le syndrome dépressif contracté par M. B " pourrait en partie, être lié à un contexte professionnel conflictuel ".

12. Dans ces conditions, alors même qu'aucun facteur pathogène extérieur au travail n'a été relevé par les médecins conduits à se prononcer sur la situation de M. B, et pour regrettable et inquiétante qu'ait pu être par ailleurs la situation subie par les agents du service suite à l'accident mentionné plus haut, les éléments précités ne font pas apparaître avec une probabilité suffisante l'existence d'un lien direct et essentiel entre le syndrome anxiodépressif majeur affectant M. B et les conditions de travail dans lesquels celui-ci a évolué ou l'exercice par celui-ci de ses fonctions. En conséquence, le moyen tiré de ce qu'en estimant que la pathologie en litige n'était pas imputable au service, le maire de Voulangis aurait entaché l'arrêté contesté d'une erreur d'appréciation, doit être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Voulangis du 25 mars 2021. Les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cet arrêté doivent, en conséquence, être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions du requérant aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Voulangis.

Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Leconte, première conseillère,

Mme Massengo, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 février 2024.

La rapporteure,

S. LECONTELa présidente,

I. BILLANDONLa greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions