mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2104880 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | LOUAFI RYNDINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2021, M. A B, représenté par Me Louafi Ryndina, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer, dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et, à titre subsidiaire, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge du préfet de Seine-et-Marne la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de la saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il est entaché d'une erreur de fait ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les décisions l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
- l'obligation à quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre qu'elle assortit ;
- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 23 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2023 à 12 h 00.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Leconte a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant ukrainien né le 20 septembre 1971 à Melitopol (Ukraine), est entré en France le 3 octobre 2014, selon ses déclarations. Il a présenté, le 8 avril 2021, une demande de régularisation de sa situation administrative au regard du droit au séjour, sur le fondement des dispositions alors codifiées aux articles L. 313-14 et L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 21 avril 2021 dont il demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. "
3. M. B ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par la décision du 21 juillet 2021 susvisée du bureau d'aide juridictionnelle, il n'y a plus lieu d'admettre à titre provisoire l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué fait état de différents éléments de la situation personnelle et familiale de M. B, en particulier, la présence en France de son épouse et de ses trois enfants, et énonce les motifs pour lesquels le préfet a considéré que sa situation ne relevait pas de l'admission exceptionnelle au séjour, ni de l'octroi d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni sur un autre fondement. Ces mentions suffisamment précises et circonstanciées sont de nature à mettre en mesure M. B de discuter utilement les motifs ayant fondé l'arrêté contesté. Ainsi, les décisions en cause sont motivées conformément aux articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En second lieu, le requérant fait valoir que l'arrêté en litige a été édicté une semaine et six jours après le dépôt de sa demande et soutient que celle-ci n'aurait pas pu être examinée dans son intégralité. Toutefois, ni ce délai d'instruction, ni les mentions de l'arrêté attaqué, critiquées par le requérant comme lacunaires, ne révèlent que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé à un examen réel, sérieux et complet de sa situation, eu égard notamment à la scolarisation en France de ses enfants, dont l'arrêté attaqué fait mention. Au demeurant, le requérant ne fait état d'aucun élément non pris en compte par l'administration, qu'il n'aurait pas été mis à même de porter à la connaissance de celle-ci. Le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, M. B n'apporte aucune précision sur le sens et la portée de son moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour en litige serait entaché d'une erreur de fait au regard des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Faute de toute indication sur l'erreur matérielle en cause, le moyen ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de la décision, désormais codifiées à l'article L. 435-1 du même code : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / () ".
8. M. B invoque une ancienneté de séjour en France d'environ six ans et demi à la date de l'arrêté attaqué, ainsi que la présence en France de son épouse et de ses trois plus jeunes enfants. Toutefois, il n'est pas contesté que l'intéressé est marié à une compatriote qui, postérieurement au rejet définitif de sa demande d'asile, en février 2017, n'a pas sollicité la régularisation de sa situation au regard du droit au séjour. En outre, il en est de même pour les deux fils du couple, majeurs et dont il n'est pas contesté que, s'ils ont été scolarisés en France au collège puis au lycée, ils n'ont poursuivi aucun cursus d'études. Et, alors que M. B invoque tout particulièrement la situation de sa plus jeune fille, qui a suivi une scolarisation en langue française à compter de son arrivée en France, autour de neuf ans, et prépare un certificat d'aptitude professionnelle en coiffure, le requérant n'établit pas l'impossibilité, à la date de l'arrêté attaqué, que la cellule familiale se reconstitue en Ukraine et que sa fille cadette, alors âgée de quinze ans et demi, y poursuive un cursus analogue, le cas échéant dans la langue de son pays d'origine, où elle a vécu sa petite enfance. Enfin, le requérant, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée en février 2017 et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'il n'a pas exécutée, le 30 avril 2019, est arrivé autour de l'âge de 41 ans en France, où il ne fait état d'aucun élément d'insertion socio-professionnelle. Ainsi, les éléments invoqués ne sont pas de nature à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels ouvrant droit à l'admission exceptionnelle au séjour, susceptibles de démontrer qu'en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation à son profit, le préfet de Seine-et-Marne aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision en cause au regard des dispositions susvisées. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
9. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales prévoit que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et, aux termes des dispositions de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de la décision, désormais codifiées à l'article L. 423-23 du même code : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 8, notamment des conditions de séjour de M. B sur le territoire français, et alors que celui-ci, nonobstant ses allégations, ne peut être regardé comme dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où réside sa fille aînée et où il a vécu jusqu'à son départ pour la Suède, autour de l'âge de 39 ou 40 ans, en édictant le refus de titre de séjour en litige, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que celle-ci procède d'une inexacte application des dispositions précitées et méconnaît les stipulations susvisées.
11. En quatrième lieu, aux termes des dispositions figurant alors à l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées à l'article L. 432-12 du même code : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 () ". Toutefois, le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour, lorsqu'il envisage de refuser un titre de séjour mentionné à cet article, que du cas des étrangers qui remplissent effectivement l'ensemble des conditions de procédure et de fond auxquelles est subordonnée la délivrance d'un tel titre.
12. Il résulte de ce qui vient d'être jugé au point 10 que M. B ne remplissait pas les conditions lui permettant de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de sorte que le moyen invoqué à cet égard, tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, est inopérant. Ce moyen ne peut, par suite, qu'être écarté.
En ce qui concerne les décisions l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
13. Premièrement, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision de refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
14. Deuxièmement, le moyen tiré du vice de procédure, tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des dispositions citées au point 11, et inopérant à l'encontre des décisions susmentionnées.
15. Troisièmement, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
16. Alors même qu'à la date de l'arrêté attaqué, la fille cadette de M. B était scolarisée en France depuis plus de cinq ans, et aurait passé la majorité de sa jeune existence hors d'Ukraine, le requérant ne démontre pas l'existence, à cette même date, d'un obstacle à la poursuite de la scolarisation de celle-ci dans son pays d'origine dans de bonnes conditions, ni qu'en faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire français, et en prévoyant son éloignement forcé le cas échéant à destination de l'Ukraine, le préfet de Seine-et-Marne aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur des enfants du requérant et ainsi méconnu les stipulations précitées, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 8. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
17. Quatrièmement, aux termes des dispositions alors codifiées à l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées à l'article L. 721-4 du même code : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Ces stipulations font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un Etat pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de renvoi ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.
18. Si M. B évoque craindre pour sa sécurité et celle de sa famille en cas de retour en Ukraine, en raison de ses opinions politiques et d'un défaut de respect des droits de l'homme prévalant dans ce pays, ces seules affirmations, peu précises et générales, ne permettent pas de démontrer que, à la date de l'arrêté en litige, le requérant encourrait personnellement les risques invoqués. Ainsi, et alors qu'au demeurant la demande d'asile présentée par l'intéressé a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 17 novembre 2015, puis par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 7 février 2017, le moyen tiré de ce que le préfet de Seine-et-Marne a méconnu les stipulations précitées doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B à fin d'annulation doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions du requérant aux fins d'injonction et d'astreinte et de celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Louafi Ryndina.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juillet 2023.
La rapporteure,
S. LECONTELa présidente,
M. LOPA DUFRÉNOT
La greffière,
C. TRÉMOUREUX
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026