mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2107074 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS IOSCA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2021, M. B A, représenté par Me Iosca, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions portant retraits de points consécutivement aux infractions commises les 15 juillet 2012, 7 septembre 2013, 16 mai 2015, 31 juillet 2015, 21 juillet 2015, 5 août 2015, 22 janvier 2017, 19 août 2017, 1er avril 2017, 24 août 2018, 23 mai 2020, 5 mai 2020, 20 mai 2020 et 16 juin 2020 ;
2°) d'annuler la décision référencée " 48SI " du 26 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés sur son permis de conduire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- il conteste avoir reçu l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions qui lui sont reprochées n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 septembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 13 janvier 2022 à 12 heures.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 15 juillet 2012, 5 août 2015, 22 janvier 2017, 19 août 2017, 1er avril 2017 et 24 août 2018, dès lors que ces points ont été restitués à M. A respectivement les 6 février 2013, 9 mars 2016, 10 août 2017, 19 avril 2018, 14 octobre 2017 et 22 mars 2019, soit antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article
R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Bonneau-Mathelot a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a commis différentes infractions au code de la route les 15 juillet 2012,
7 septembre 2013, 16 mai 2015, 31 juillet 2015, 21 juillet 2015, 5 août 2015, 22 janvier 2017, 19 août 2017, 1er avril 2017, 24 août 2018, 23 mai 2020, 5 mai 2020, 20 mai 2020 et 16 juin 2020 ayant entraîné le retrait de dix-sept points. Par une décision référencée " 48SI " du 26 mai 2021, le ministre de l'intérieur a récapitulé les retraits de points, a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de point nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de la décision référencée " 48SI " ainsi que celle des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions qui ui sont ainsi reprochées.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions relevées les 15 juillet 2012, 5 août 2015, 22 janvier 2017, 19 août 2017, 1er avril 2017 et 24 août 2018 :
2. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021 et versé au dossier par le ministre de l'intérieur, que les points retirés sur son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les 15 juillet 2012, 5 août 2015, 22 janvier 2017, 19 août 2017, 1er avril 2017 et 24 août 2018, lui ont été restitués les 6 février 2013, 9 mars 2016, 10 août 2017, 19 avril 2018, 14 octobre 2017 et 22 mars 2019, soit avant l'introduction de sa requête. Ainsi, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A dirigées contre ces décisions sont irrecevables et, doivent, pour ce motif être rejetées.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
Sur les décisions portant retrait de points :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ".
4. Aux termes de l'article R. 223-3 du code de la route : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article
L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III.- Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le
quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. Si le retrait de points lié à cette infraction n'aboutit pas à un nombre nul de points affectés au permis de conduire de l'auteur de l'infraction, celui-ci est informé par le ministre de l'intérieur par lettre simple du nombre de points retirés. Le ministre de l'intérieur constate et notifie à l'intéressé, dans les mêmes conditions, les
reconstitutions de points obtenues en application des alinéas 1, 2 et 4 de l'article L. 223-6. Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l'auteur de l'infraction est informé par le ministre de l'intérieur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant
concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis de conduire et enjoint à l'intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d'outre-mer de son lieu de
résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. () ".
S'agissant de l'infraction commise le 7 septembre 2013 :
5. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du
13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
6. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021, qu'il s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire à une date postérieure à celle de l'infraction relevée le 7 septembre 2013. Cette
infraction a été relevée par procès-verbal dématérialisé dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé. Il suit de là que M. A a nécessairement reçu à l'adresse qu'il a déclaré l'avis de contravention afférent à cette infraction. Dans ces conditions, alors que l'intéressé n'a pas produit cet avis ni par conséquent démontré son caractère éventuellement inexact ou incomplet,
l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à son
obligation d'information préalable. Ainsi, le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant l'infraction commise le 7 septembre 2013 ne peut qu'être écarté
S'agissant des infractions commises les 16 mai, 21 et 31 juillet 2015 :
7. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que
l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. Il résulte de l'instruction et, notamment, des mentions du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021, qu'il s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions commises les 16 mai, 21 et 31 juillet 2015 et constatées par radar automatique. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu les courriers du ministre de
l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. En outre, M. A n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des
informations exigées. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme ayant
apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de
l'absence de l'informations exigées des articles L. 223-3 er R. 223-3 du code de la route doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 5 mai, 20 mai, 23 mai et 16 juin 2020 :
9. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021, que les infractions commises les 5 mai, 20 mai, 23 mai et 16 juin 2020 ont été constatées par radar automatique et ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées. Le ministre établit en défense que le requérant a présenté quatre requêtes en exonération, établissant ainsi la réception des avis de
contravention pour ces infractions. Ces avis comportent l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le moyen tiré du défaut d'information doit par suite être écarté comme manifestement infondé.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité des infractions :
S'agissant de l'infraction commise le 7 septembre 2013 :
10. Il résulte du relevé d'information intégral que M. A s'est acquitté de l'amende forfaitaire consécutivement à l'infraction commise le 7 septembre 2013. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de cette infraction est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route. Il suit de là que le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité de cette infraction ne peut qu'être écarté.
S'agissant des infractions commises les 16 mai, 21 et 31 juillet 2015 :
11. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " (). / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. / () ".
12. Aux termes de l'article 529-1 du code de procédure pénale : " Le montant de l'amende forfaitaire peut être acquitté soit entre les mains de l'agent verbalisateur au moment de la constatation de l'infraction, soit auprès du service indiqué dans l'avis de contravention dans les quarante-cinq jours qui suivent la constatation de l'infraction ou, si cet avis est ultérieurement envoyé à l'intéressé, dans les quarante-cinq jours qui suivent cet envoi. ".
13. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021, que les infractions qui ont été relevées par radar automatique le 16 mai, 21 et 31 juillet 2015 ont donné lieu au paiement de trois amendes forfaitaires. Il suit de là que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que la réalité de ces
infractions est établie dans les conditions requises par les dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'établissement de ces infractions doit être écarté.
S'agissant des infractions commises les 5 mai, 20 mai, 23 mai et 16 juin 2020 :
14. Il résulte de l'instruction et, notamment, du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. A, édité le 1er octobre 2021, que des titres exécutoires de l'amende forfaitaire majorée ont été émis pour les infractions commises les 5 mai, 20 mai, 23 mai et 16 juin 2020. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à
l'article L. 223-1 du code de la route. Il suit de là que le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité de ces infractions ne peut qu'être écarté.
Sur la décision référencée " 48SI " portant invalidation du permis de conduire :
15. Pour constater la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de point nul, le ministre de l'intérieur s'est fondé sur ce que l'intéressé avait commis plusieurs
infractions pour un total de dix-sept points retirés. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 2. du présent jugement, six points ont été restitués au requérant en raison du mécanisme de reconstitution de points par l'effet du temps. Cependant, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des autres décisions portant retrait de points édictées consécutivement aux autres infractions
relevées à son encontre. Par suite, le solde de points afférent au permis de conduire de M. A était bien nul à la date de la décision en litige, M. A ne pouvant être regardé comme ayant entendu contester le retrait de point consécutif à l'infraction du 19 juillet 2015, et le ministre de l'intérieur ne pouvait légalement que constater la perte de validité de son titre de conduite.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision référencée " 48SI " du 26 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ainsi que celle des décisions portant retraits de points consécutives aux infractions commises les 7 septembre 2013, 16 mai, 21 et 31 juillet 2015 et 5 mai, 20 mai, 23 mai et 16 juin 2020.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par
M. A, n'implique le prononcé d'aucune mesure d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.
La magistrate désignée,
S. BONNEAU-MATHELOT
La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026