vendredi 19 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2110077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | VAILLANT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 novembre 2021, le 13 avril 2022 et le 25 mai 2022, la SCI SLN Immo, représentée par Vaillant et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 mai 2021 par laquelle le maire de Villeneuve Saint-Denis s'est opposé à la déclaration préalable pour le changement de destination du bâtiment d'activité en habitation sur un terrain situé 41 rue Sainte-Christine à Villeneuve-Saint-Denis, ensemble la décision implicite du maire de Villeneuve-Saint-Denis rejetant son recours gracieux exercé le 6 juillet 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-Saint-Denis une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme dès lors que, d'une part, la commune de Villeneuve-Saint-Denis n'est pas en mesure de justifier de la réalisation de diligences pour être objectivement informée de la capacité du réseau d'assainissement conformément aux dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme et que, d'autre part, son projet est de faible ampleur, que la société pétitionnaire est titulaire d'un certificat d'urbanisme délivré le 20 mai 2021 qui indique que le terrain est desservi par les réseaux, que l'usine était reliée au réseau public d'assainissement, que la parcelle est située en zone Ubb du plan local d'urbanisme, que des travaux ont eu lieu en 2018 sur le réseau d'assainissement afin de réhabiliter le réseau des eaux usées et que d'autres travaux sont projetés pour débuter au quatrième semestre 2020 et que la commune était informée de ce que le gérant de la société n'envisageait pas d'emménager dans les lieux avant le mois de septembre 2022 ;
- la demande de substitution de motifs sollicitée doit être écartée dès lors que, d'une part, les dispositions de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme s'appliquent à la construction d'un nouveau bâtiment, et non pas à un changement de destination et que, d'autre part, les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme s'appliquent à la construction d'un nouveau bâtiment, et non pas à un changement de destination.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 février 2022 et le 27 avril 2022, la commune de Villeneuve-Saint-Denis, représentée Me Basset, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté dès lors que M. A est titulaire d'une délégation de signature par l'arrêté du 16 juin 2020 ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme doit être écarté dès lors que le réseau public existant au droit du terrain d'assiette du projet ne permet pas d'assurer le traitement des eaux usées engendrées par ce projet qui crée une surface d'habitation de 384 m² et que Val d'Europe Agglomération a systématiquement émis un avis défavorable et que le seul avis favorable émis était justifié par l'absence de changement de destination de l'immeuble, et que Val d'Europe Agglomération, compétente dans ce domaine, n'avait pas indiqué à la date de la décision attaquée, le délai d'exécution des travaux portant sur la station d'épuration et que les travaux réalisés ne concernent pas la station d'épuration qui rencontre des difficultés liées à la surcharge hydraulique ;
- elle sollicite une substitution de motifs tirée de ce que, d'une part, le changement de destination envisagé a pour conséquence d'aggraver la situation de non-conformité de la construction existante par rapport à l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme eu égard à la distance de la construction par rapport à l'alignement et de ce que, d'autre part, le projet méconnaît les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme eu égard au nombre de places de stationnement projetées, et enfin un permis de construire unique aurait dû être sollicité concernant à la fois le projet visant à la réhabilitation des bureaux, celui visant au changement de destination de bureaux en habitation et celui relatif aux travaux de réfection de la construction existante autorisés par le permis de construire du 14 janvier 2022.
Par une lettre du 14 avril 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 13 mai 2022.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 18 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Blanc, conseillère,
- les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lemoullec, représentant la SCI SLN Immo.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI SLN Immo est propriétaire de la parcelle située 41 rue Sainte-Christine à Villeneuve-Saint-Denis sur laquelle se trouvent une maison d'habitation et une ancienne usine de décolletage. Par un arrêté du 20 mai 2021, le maire de Villeneuve-Saint-Denis a délivré un certificat d'urbanisme informatif concernant cette parcelle. Par une décision du 21 mai 2021, le maire de Villeneuve-Saint-Denis s'est opposé à la déclaration présentée par la SCI SLN Immo pour le changement de destination du bâtiment d'activité en habitation. Par un courrier du 5 juillet 2021, reçu le 6 juillet 2021 par la commune, la société pétitionnaire a formé un recours gracieux contre cette décision, qui a été implicitement rejeté par le maire de Villeneuve-Saint-Denis.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n°38/2020 du 16 juin 2020, le maire de Villeneuve-Saint-Georges, commune couverte par un plan local d'urbanisme, a donné délégation à M. A, premier adjoint et signataire de la décision attaquée, pour signer les documents en matière d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. / Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. / () ".
5. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis de construire doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
6. Il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de l'instruction de la demande de déclaration préalable présentée par la SCI SLN Immo, la commune de Villeneuve-Saint-Denis a sollicité l'avis de Val d'Europe Agglomération, titulaire de la compétence en matière d'assainissement sur le territoire communal conformément à la délibération du 23 novembre 2018 du conseil municipal, antérieurement à la délibération attaquée sur le point de savoir si une extension ou un renforcement des ouvrages publics d'assainissement seraient nécessaires. Il ressort des pièces du dossier que, par deux avis des 9 septembre et 2 décembre 2021, Val d'Europe Agglomération a indiqué que " la station d'épuration étant en surcharge hydraulique, elle ne peut accueillir davantage d'effluents engendrés par la création du logement ". Si dans ces conditions, le maire de Villeneuve-Saint-Denis n'a pas commis d'erreur d'appréciation quant à la nécessité de renforcer les réseaux, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, la commune de Villeneuve-Saint-Georges a accompli les diligences appropriées pour recueillir les indications nécessaires à son appréciation relative à ces travaux sur le réseau d'assainissement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme doit être accueilli.
7. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : () / Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme ; / () ". Aux termes de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R*421-14 à *R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : / () / b) Les changements de destination d'un bâtiment existant entre les différentes destinations définies à l'article R. 151-27 ; pour l'application du présent alinéa, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal et le contrôle des changements de destination ne porte pas sur les changements entre sous-destinations d'une même destination prévues à l'article R. 151-28 ; / () ".
9. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, le projet de la société pétitionnaire portait sur le changement de destination du bâtiment d'activités en habitation. La circonstance qu'une demande de permis de construire a été déposée par la société pétitionnaire le 15 novembre 2021 concernant la réhabilitation d'un bâtiment d'activité avec surélévation de la toiture et modification des façades, extension en vue d'aménager des bureaux, aménagement du terrain avec réalisation d'une toiture n'est pas de nature à nécessiter la délivrance d'un permis de construire pour le changement de destination sollicité par le dépôt de la déclaration préalable le 8 avril 2021 ni à caractériser un ensemble immobilier unique. Dans ces conditions, le maire de Villeneuve-Saint-Denis ne peut légalement fonder la décision attaquée sur le motif tiré de ce que les travaux relèvent du champ du permis de construire sur le fondement du c) de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : " () / Les constructions principales, les extensions et les annexes doivent s'implanter au-delà d'une bande de 20 mètres à partir de l'alignement ".
11. La circonstance qu'une construction ne soit pas conforme à certaines dispositions du plan local d'urbanisme ne fait pas obstacle, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à ce que l'autorité administrative décide de ne pas s'opposer à des travaux ayant donné lieu à déclaration, si ceux-ci doivent rendre la construction plus conforme aux dispositions méconnues ou s'ils sont étrangers à ces dispositions.
12. Il est constant que la construction existante est implantée au sein d'une bande de vingt mètres à partir de l'alignement, en méconnaissance des dispositions de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, le changement de destination de ce bâtiment est dépourvu de tout lien avec la règle édictée à l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme au regard de laquelle ce bâtiment n'est pas conforme. Ainsi, ce changement de destination est étranger à la règle méconnue. Dans ces conditions, les dispositions de l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme ne s'opposent pas au changement de destination sollicité et ne peuvent légalement fonder la décision attaquée.
13. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement : " 1. - Principes et caractéristiques des places de stationnement : / () Il doit être réalisé, à l'occasion de toute construction ou installation nouvelle, des aires de stationnement sur le terrain propre à l'opération et selon les prescriptions ci-après édictées. / Cette obligation n'est pas applicable aux aménagements ou aux extensions de la surface de plancher hors œuvre nette des constructions existantes au jour de l'entrée en vigueur du PLU dès lors qu'il n'y a pas création de nouveaux logements et dès lors qu'il n'y a pas changement d'affectation. / () / 2 - Nombre d'emplacements : / 2. 1. Dans les secteurs UBa et Ubb : 2. 1. 1. Constructions à usage d'habitation : Il doit être aménagé deux places de stationnement dont au moins une couverte () ".
14. Pour l'application de la règle rappelée au point 11 du présent jugement, ce changement de destination qui implique la création d'un nouveau logement ne peut être regardé comme étranger aux dispositions du plan local d'urbanisme qui imposent un nombre minimal de place de stationnement par logement, y compris dans le cas de l'aménagement de la surface de plancher d'une construction existante dès lors que les travaux litigieux permettent la création d'un nouveau logement et un changement d'affectation. En outre, ce changement de destination n'a pas pour effet de rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues. Dans ces conditions, le motif tiré de la méconnaissance de l'article UB 12, qui est fondé, peut être substitué au motif initial sur lequel repose la décision attaquée.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par la SCI SLN Immo à fin d'annulation de la décision du 21 mai 2021 du maire de Villeneuve-Saint-Denis et de la décision implicite du rejet de son recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Villeneuve-Saint-Denis, qui n'est pas la partie perdante dans la présente affaire. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI SLN Immo la somme que la commune de Villeneuve-Saint-Denis demande au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI SLN Immo est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Villeneuve-Saint-Denis sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI SLN Immo et à la commune de Villeneuve Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 22 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Blanc, conseillère,
Mme Dutour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2024.
La rapporteure,
T. BLANCLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
H. KELI
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026