mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2110186 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | GERARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 21 octobre 2021, enregistrée le 8 octobre 2021, la présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a transmis la requête présentée par M. B H. Il demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2021 par lequel la Préfecture des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné, lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et, à titre subsidiaire, d'ordonner l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et de celle fixant le pays à destination duquel il sera éloigné ;
2°) d'enjoindre à la Préfecture des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, conformément aux dispositions de l'article L.512-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction antérieure au 1er mai 2021, reprise depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 614-16 du même code et de réexaminer sa situation sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
M. H soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est illégale en raison d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre du 10 août 2020, dès lors que cette décision a été prise par une autorité incompétence, est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, du recueil de l'avis du collège de l'OFII et de la mention du médecin de l'OFII sur cet avis et du recueil de ses observations préalables, qu'elle est insuffisamment motivée, qu'elle est dépourvue d'un examen particulier de sa situation, que le préfet a méconnu l'article L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas fait usage de son pouvoir de régularisation, qu'elle porte une atteinte grave à sa privée au sens des articles 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle méconnaît les articles 6.5 et 6.7 de l'accord franco-algérien;
La décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est contraire aux objectifs de la directive " retour " au regard de la contrariété des dispositions légales à cette directive ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et n'a jamais refusé de quitter librement le territoire national à la suite d'une précédente décision portant obligation de quitter le territoire ;
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet qui n'est pas en situation de compétence liée n'a pas exercé son pouvoir d'appréciation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- d'une erreur de fait dès lors que le motif avancé par le préfet n'est pas établi ;
- d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences graves de cette décision sur sa situation sanitaire, sociale et personnelle ;
La décision portant interdiction de retour :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire national;
- est contraire aux objectifs de la directive " retour " ;
-est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet qui n'est pas en situation de compétence liée n'a pas exercé son pouvoir d'appréciation ;
- est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il n'est pas établi par le préfet de risque de fuite ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des graves conséquences de cette décision sur sa situation sanitaire, sociale et personnelle ;
La décision fixant le pays de destination :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée, dès lors que le préfet ne pouvait ignorer les risques encourus dans son pays d'origine alors qu'il a fixé l'ensemble de ses intérêts personnels et professionnels en France et qu'un risque de mort subite est certain en Algérie puisqu'aucun soin ou traitement ne pourrait lui être assuré ;
-est illégale en raison de dispositions légales contraires aux objectifs prévus par l'ensemble des dispositions de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet qui n'est pas en situation de compétence liée n'a pas exercé son pouvoir d'appréciation ;
- est entachée d'une erreur de fait, les motifs allégués par le préfet n'étant pas établis ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que cette décision est de nature à entraîner des conséquences graves sur sa situation sanitaire, sociale et personnelle ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2022, la Préfecture des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et que les moyens soulevés par M. H ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 6 avril 2022, la clôture d'instruction a été reportée au 6 mai 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la directive n°2008/115/CE du 16 décembre 2008 du Parlement européen et du Conseil relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les observations de M. H.
Une note en délibéré, présentée par Me Gérard, représentant M. H, a été enregistrée le 18 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. B H, ressortissant algérien né le 8 août 1985, déclarant dans sa requête être entré sur le territoire national en 2015, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale. Par arrêté du 10 août 2020, le préfet de Seine-et-Marne a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire national dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné. Le 6 octobre 2021, M. H a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête de flagrance pour des faits de tentative de vol en réunion. Par arrêté du 6 octobre 2021, le préfet des Hauts-de -Seine, constatant que l'intéressé avait fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire par arrêté du 10 août 2020, l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a interdit de revenir sur le territoire national pendant une durée de deux ans.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation du requérant :
2. M. H soutient que la décision attaquée a été prise sans qu'il soit procédé à un examen sérieux de sa situation et, en particulier, sans que soit pris en compte le fait que sa demande de régularisation n'a pu être traitée en raison des retards pris en préfecture. Or, le préfet mentionne dans l'arrêté du 6 octobre 2021 que M. H, né le 8 août 1985, a déclaré être entré en France le 2 février 2019 avec un visa, que sa demande de titre de séjour a fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire pris par le préfet de Seine-et-Marne en date du 10 août 2020, décision notifiée le 17 août 2020, que l'intéressé se maintient depuis cette date sur le territoire en situation irrégulière, qu'il est célibataire et sans charge de famille et qu'il n'allègue pas être dépourvu de toutes attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où il aurait vécu jusqu'à l'âge de 34 ans et où réside sa famille, que par suite ses liens personnels et familiaux en France ne peuvent être regardés comme suffisamment anciens, intenses et stables et que la décision qui lui est opposée ne contrevient pas aux dispositions des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, quand bien même M. H déclare avoir déposé une demande de régularisation de sa situation, il ne produit aucun élément de nature à le justifier. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens tirés de l'illégalité résultant de l'illégalité de la décision du 10 août 2020 portant refus de titre de séjour :
S'agissant de la légalité externe de la décision portant refus de titre de séjour du 10 août 2020 :
3. M. H soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire serait illégale en raison des illégalités qui entachent la décision portant refus de titre de séjour du préfet de Seine-et-Marne du 10 août 2020.
4. En premier lieu, M. H fait valoir que la décision du 10 août 2020 a été prise par une autorité incompétente, en l'absence de délégation spéciale du préfet désignant le délégataire et précisant les fonctions qui lui sont déléguées. Or, M. G F a été nommé préfet de Seine-et-Marne par décret du 15 janvier 2020 publié au Journal de la République française n°0013 du 16 janvier 2020 qui précise les fonctions qu'il exerce. Par suite,
M. H n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée, qui a été signée par le préfet de Seine-et-Marne, serait illégale du fait de l'absence de délégation de signature.
5. En deuxième lieu, M. H soutient que la décision portant refus de titre de séjour du 10 août 2020 est insuffisamment motivée dès lors d'une part, qu'elle vise uniquement les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, sans préciser l'alinéa précis de cet article et, d'autre part, que le préfet n'a pas motivé ladite décision au regard de son pouvoir de régularisation. Toutefois, l'arrêté préfectoral du 10 août 2020 mentionne que l'intéressé, qui est né le 8 août 1985 à Constantine, a demandé un titre de séjour pour raison médicale, que le collège des médecins a émis, le 7 octobre 2019, un avis défavorable à son maintien sur le territoire national, en rappelant la teneur de cet avis et qu'eu égard à la teneur de cet avis et des circonstances particulières de l'espèce, il ne peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dont il a rappelé la teneur. L'arrêté rappelle en outre que l'intéressé déclare être entré en France le 27 janvier 2018 et n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où résident ses deux parents ainsi que sa fratrie, qu'il se déclare célibataire et sans enfant. Enfin, il vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 511-1 paragraphes I, II et III. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutient M. H, l'arrêté permet au requérant de connaître des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, sans qu'il soit besoin de préciser chacun des alinéas des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, ni que le préfet procède à une motivation sur l'opportunité d'user de son pouvoir de régularisation, l'existence de la motivation s'appréciant indépendamment de son bien-fondé. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de titre de séjour serait entachée d'un défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
6. En troisième lieu, l'intéressé soutient que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour violant ainsi les articles L. 311-11, L.312-2, L.314-11 et L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 6.5 et 6.7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
7. Aux termes de l'article L. 312-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa numérotation alors en vigueur : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour ". Aux termes de l'article L. 312-2 de ce code : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 / () ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 janvier 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention 'vie privée et familiale' est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ". Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour, dès lors que les ressortissants algériens se trouvent dans une situation entrant à la fois dans les prévisions de l'accord et dans celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En l'espèce, il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles L. 313-11, L. 314-11, L. 314-12 et L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Toutefois, M. H, qui sollicitait un titre de séjour pour raison médicale, ne peut utilement se prévaloir d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour au titre d'une demande fondée sur les dispositions de l'article 6.5 de l'accord franco-algérien précité. Par ailleurs, si M. H se prévaut d'un état de santé précaire nécessitant une prise en charge dont il ne pourrait bénéficier dans son pays d'origine, il ne produit aucun élément de nature à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII en date du 7 octobre 2019 mentionnant que si son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié. M. H n'est pas, ainsi au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour sur le fondement de l'accord précité. Par suite, il ne peut valablement soutenir que le préfet de Seine-et-Marne aurait dû consulter la commission de titre de séjour avant de rejeter sa demande. En outre, M. H ne peut se prévaloir utilement des dispositions de l'article L.311-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ont été abrogées par la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, à compter du 1er mars 2019. Par suite, le moyen tiré du défaut de consultation de la commission du titre de séjour sera écarté.
9. En l'espèce, le préfet produit l'avis du collège de l'OFII du 7 octobre 2019, auquel se réfère l'arrêté du 10 août 2020, qui comporte le nom des trois médecins ayant rendu l'avis, de sorte que le moyen tiré de l'absence de recueil de l'avis du collège de l'OFII et de l'identité des médecins sur le corps de l'avis manque en fait.
10. En quatrième lieu, il ressort de l'arrêté du 10 août 2020 a été pris à la suite de la demande M. H tendant à obtenir un titre de séjour pour raison médicale. En outre, il n'est pas sérieusement allégué que le requérant aurait sollicité en vain un entretien avec les services de la préfecture de Seine-et-Marne ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que soit prise la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré du défaut de recueil de ses observations doit être écarté.
S'agissant de la légalité interne de la décision du 10 août 2020 portant refus de titre de séjour :
11. En premier lieu, M. H soutient que le préfet aurait procédé à un examen superficiel de la situation. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le moyen soulevé n'est pas fondé.
12. En deuxième lieu, M. H soutient que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet n'a pas exercé son pouvoir de régularisation. Les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Si l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968, le préfet peut toutefois délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit, en usant du pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que si M. H fait valoir qu'un grand nombre de membres de sa famille réside en France, qu'il demeure en France depuis six années consécutives, qu'il est salarié et qu'il est atteint d'une pathologie grave nécessitant une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité alors que celle-ci ne pourrait être assurée dans son pays d'origine. Toutefois, il ressort des propres déclarations de l'intéressé faites dans le cadre de son audition administrative le 6 octobre 2021 qu'il ne réside de manière constante en France que depuis le 2 février 2019 soit depuis 18 mois seulement à la date de la décision portant refus de titre de séjour, qu'il est célibataire, sans charge de famille, qu'aucun membre de sa famille ne réside en France mais qu'au contraire il a de la famille en Algérie et qu'il travaille parfois de manière illégale et reçoit de l'argent en provenance d'Algérie. En outre, il ressort de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 7 octobre 2019 que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut toutefois, bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire. M. H ne produit aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation des médecins de l'OFII. Par suite, le préfet n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle de ce dernier.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention 'vie privée et familiale' est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 13 que M. H n'apporte aucun élément de nature à établir que le refus de titre de séjour aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni de ce qu'il ne pourrait bénéficier d'une prise en charge adaptée dans son pays d'origine. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'accord franco-algérien ne peut qu'être écarté.
16. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas établi, de même que la méconnaissance des dispositions de l'article 5 de la même convention, M. H n'apportant aucun élément de nature à établir qu'il serait porté atteinte à son droit à la liberté et à la sûreté.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, par un arrêté PCI n° 2021/058 du 1er septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture Hauts-de-Seine du même jour et librement consultable sur son site internet, le préfet des Hauts-de-Seine a donné à Mme D A, cheffe du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement et signataire de la décision attaquée, délégation " les décisions d'obligation de quitter le territoire français assortie ou non d'un délai de départ volontaire et fixant le pays ainsi que tous les actes de procédures liés à ces décisions, les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français () ", en cas d'absence ou d'empêchement de Mme I C, directrice des migrations et de l'intégration. Par suite, le requérant ne démontrant pas que Mme C n'était pas absente ou empêchée à la date de la décision litigieuse, le moyen tiré de l'incompétence du signataire ne peut qu'être écarté.
18. En deuxième lieu, M. H soutient que la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire n'est pas motivée dans la mesure où elle fait mention des textes applicables sans aucune précision et que l'ensemble des considérations reprises par le préfet ne correspondent pas à sa situation.
19. En application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des décisions relatives au délai de départ volontaire doivent être motivées. En l'espèce, l'arrêté du 6 octobre 2021 mentionne notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables et notamment celles des articles L. 612-1, L.612-2, L. 612-3 et L. 612-6. De même, il est mentionné que M. H ne justifie d'aucune circonstance particulière pour s'être maintenu irrégulièrement sur le territoire français et qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement prise par le préfet de la Seine-et-Marne le 10 août 2020 et notifiée le 17 août 2020. Ainsi, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
20. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008, " Aux fins de la présente directive, on entend par : () 7) " risque de fuite " : le fait qu'il existe des raisons, dans un cas particulier et sur la base de critères objectifs définis par la loi, de penser qu'un ressortissant d'un pays tiers faisant l'objet de procédures de retour peut prendre la fuite () ". Aux termes de l'article 7 de cette directive, " 1. La décision de retour prévoit un délai approprié allant de sept à trente jours pour le départ volontaire, sans préjudice des exceptions visées aux paragraphes 2 à 4. () / 4. S'il existe un risque de fuite, () les Etats membres peuvent s'abstenir d'accorder un délai de départ volontaire ou peuvent accorder un délai inférieur à sept jours ". Aux termes du paragraphe 4 de l'article 8 de ladite directive, " Lorsque les États membres utilisent - en dernier ressort - des mesures coercitives pour procéder à l'éloignement d'un ressortissant d'un pays tiers qui s'oppose à son éloignement, ces mesures sont proportionnées et ne comportent pas d'usage de la force allant au-delà du raisonnable. Ces mesures sont mises en œuvre comme il est prévu par la législation nationale, conformément aux droits fondamentaux et dans le respect de la dignité et de l'intégrité physique du ressortissant concerné d'un pays tiers. ". Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ". Aux termes de l'article L. 612-2, " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et aux termes de l'article L. 612-3, " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
21. Il résulte des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'existence d'un risque que l'étranger se soustraie à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français résulte d'un ensemble de critères objectifs et doit être appréciée par l'autorité compétente en fonction des circonstances particulières de l'espèce. Le législateur a, en outre, réservé l'hypothèse d'une circonstance particulière propre à justifier que, même dans l'un des cas prévus audit 3°, l'obligation de quitter le territoire français demeure assortie d'un délai de départ volontaire. Ces dispositions ne méconnaissent donc pas les objectifs de la directive n° 2008/115/CE susvisée et notamment ceux qui résultent des dispositions précitées de ladite directive.
22. En quatrième lieu, M. H ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 511-1. II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui n'étaient plus en vigueur à la date du 6 octobre 2021. En tout état de cause, la décision querellée n'est pas fondée sur le risque d'atteinte à l'ordre public mais sur l'absence de garantie de représentation du requérant, qui ne justifie en outre d'aucune circonstance particulière pour s'être maintenu irrégulièrement sur le territoire français et qui s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement ainsi que rappelée au point 19. M. H ne justifie pas qu'il aurait exécuté cette précédente mesure d'éloignement de sorte que le moyen soulevé n'est pas fondé.
23. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le requérant ne saurait utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 311-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et il ressort des pièces du dossier que le requérant ne justifie d'aucune circonstance de nature à justifier, qu'en vertu de son pouvoir de régularisation, le préfet fasse droit à sa demande. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
24. En sixième lieu, M. H, qui est célibataire et sans charge de famille en France, n'apporte aucun élément de nature à établir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
25. En septième lieu, M. H, qui ne justifie pas des conséquences graves sanitaire, sociale et personnelle qu'aurait la décision attaquée, n'établit pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
26. Enfin, M. H, qui reconnaît lui-même s'être maintenu régulièrement en France depuis le mois de février 2019, n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il ne se serait pas soustrait à la précédente décision portant obligation de quitter le territoire prise par arrêté du 10 août 2020 à la suite du refus de titre de séjour pris dans le même arrêté. Par suite l'erreur de fait alléguée n'est pas établie.
27. Il résulte de tout ce qui précède que M. H n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de départ volontaire.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour
28. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 17, que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
29. En deuxième lieu, la décision prononçant à l'encontre de M. H une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, qui vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que l'intéressé fait valoir une présence en France depuis le 2 février 2019, que sa situation familiale ne fait pas état de fortes attaches sur le territoire et qu'il a déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 10 août 2020 prononcée par le Préfet de la Seine-et-Marne à laquelle il ne s'est pas conformée. Ainsi, cette décision, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivée.
30. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points n°20 et 21 que le moyen tiré de la contrariété des dispositions légales aux objectifs de la directive " retour " n'est pas fondé.
31. En quatrième lieu, ainsi que relevé au point 23, le requérant ne justifie d'aucun élément de nature à établir que le préfet aurait dû faire droit à sa demande en vertu de son pouvoir de régularisation.
32. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment concernant l'obligation de quitter le territoire, que M. H n'est pas fondé à invoquer la nullité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans par voie de conséquence de l'annulation de la première décision.
33. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 26 que l'erreur de fait invoquée n'est pas établie.
34. Enfin, M. H ne produit aucun élément de nature à établir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
35. Il résulte de tout ce qui précède que M. H n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
36. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 17, que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.
37. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour fixer le pays à destination duquel M. H serait renvoyé en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait état de la nationalité de l'intéressé et a examiné sa situation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, l'arrêté litigieux mentionne les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée et permet ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
38. En troisième lieu, M. H invoque que les dispositions légales sont contraires aux objectifs prévus par l'ensemble des dispositions de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il n'apporte pas au soutien de ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
39. Enfin, il résulte de ce qui été dit précédemment que les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste, de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation ne sont pas fondés.
40. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. H doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. H est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H et à la Préfecture des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly , président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
La rapporteure,
S. E
Le président,
S.DEWAILLY
La greffière,
C. SISTAC
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026