LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202737

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202737

vendredi 28 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202737
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantYACOUB OLIVIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2203849 du 17 mars 2022 le président par intérim du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis le dossier de la requête de M. D au tribunal administratif de Melun.

Par cette requête, enregistrée le 16 mars 2022 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et le 18 mars 2022 au greffe du tribunal administratif de Melun sous le n° 2202737, M. C D, représenté par Me Yacoub , demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté en litige :

- l'auteur de cet arrêté n'a pas justifié de sa compétence ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est entachée d'erreur de fait ; l'intéressé n'a pas déclaré être entré régulièrement sur le territoire français en 2018 en étant muni d'un visa de court séjour à destination de l'Espagne ; il est entré via l'aéroport d'Orly, en provenance d'Alicante le 31 janvier 2020 ; il n'est pas fait mention de sa situation professionnelle, alors qu'il est titulaire d'un contrat à durée indéterminée depuis juillet 2020 ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il a le centre de ses attaches familiales en France ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son insertion professionnelle et de ses attaches familiales ; il travaille comme calorifugeur en contrat à durée indéterminée depuis juillet 2020 ;

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- Elle est entachée d'un défaut d'examen préalable ; un délai de trente jours lui permettrait de se mettre en règle avec son employeur et de présenter une demande de régularisation avant de partir ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- Elle est entaché d'illégalité par le voie d'exception compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît son droit au respect à sa vie privée et familiale.

Un bordereau de pièces a été produit le 8 mars 2023 par la préfecture des Hauts-de-Seine.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. B a lu son rapport en l'absence des parties qui n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C D, ressortissant algérien né le 21 novembre 1995 à Boghini (Algérie), est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, en 2020. M. D a été interpellé le 14 mars 2022 au niveau de la station " Les Agnettes " sur la ligne 13 du métro à Asnières-sur-Seine, et a été placé en retenue administrative afin de vérifier son droit de circulation et de séjour. Par un arrêté du 14 mars 2022, le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions en litige :

2. Par arrêté PCI n° 2022-016 en date du 10 mars 2022 publié au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département le même jour, le préfet des Hauts-de-Seine a donné délégation à M. A E, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture, à l'effet de signer, notamment, les décisions d'obligation de quitter le territoire français assorties ou non d'un délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi ainsi que les décisions prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, M. D soutient que la décision en litige est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'il n'est pas entré régulièrement sur le territoire français en 2018 mais en janvier 2020, après avoir débarqué à l'aéroport d'Orly en provenance de celui d'Alicante en Espagne. En effet, il ressort du procès-verbal d'audition établi le 14 mars 2022 que M. D a déclaré qu'il est entré en France la dernière fois le 31 janvier 2020 et qu'il disposait alors d'un un passeport avec un visa mais qu'il a perdu ce document de voyage. De plus, cette information est corroborée par le rapport extrait le 14 mars 2022 de l'application Visabio qui indique que le requérant s'est vu délivrer le 21 janvier 2020 un visa Schengen de type C pour un séjour autorisé de quinze jours par les autorités consulaires espagnoles à Alger pour le compte de la société Oleotec dont le siège est à Saragosse (Espagne) valable pour une entrée entre le 26 janvier 2020 et le 24 février 2020. Toutefois, pour faire obligation à M. D de quitter le territoire français, le préfet des Hauts-de-Seine ne s'est fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en retenant que le requérant était entré de manière irrégulière sur le territoire français, mais cette autorité s'est fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en retenant que l'intéressé s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour après l'expiration de son visa délivré par les autorités espagnoles. Par suite, s'il ressort des pièces du dossier que la date mentionnée dans l'arrêté en litige pour l'entrée de M. D sur le territoire français est erronée, cette seule erreur de plume ne suffit pas à établir que la décision en litige est entachée d'erreur de fait. Par ailleurs, la seule circonstance que l'arrêté en litige ne mentionne pas que l'intéressé était titulaire d'un contrat à durée indéterminée depuis le mois de juillet 2020 n'entache pas davantage la décision en litige d'une erreur de fait par omission. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision en litige est entachée d'une erreur de fait ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

5. M. D, né le 21 novembre 1995, soutient qu'il a le centre de ses attaches familiales en France. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant est hébergé chez sa tante, qu'un de ses oncles a la nationalité française, qu'un autre oncle st titulaire d'un certificat de résidence algérien de dix ans et que son frère aîné est également en situation régulière en France, l'intéressé, qui reconnait que ses parents résident toujours en Algérie, n'est pas dépourvu de toute attache familiale ou privée dans son pays d'origine où il aurait vécu au moins jusqu'en 2018 à l'âge de 22 ans. En outre, si M. D fait valoir qu'il est titulaire d'un contrat à durée indéterminée à temps plein conclu le 20 juillet 2020 en qualité d'ouvrier calorifugeur et produit notamment des bulletins de salaire établis en décembre 2020, décembre 2021, janvier et février 2022, cette circonstance ne suffit pas à établir sa pleine intégration dans la société française. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

6. En troisième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux énoncés au point précédent, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation familiale et professionnelle de M. D ne peut qu'être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la légalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

8. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. D s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa. En outre, il ressort du procès-verbal d'audition établi le 14 mars 2022 qu'il a explicitement déclaré son intention de demeurer sur le territoire français afin d'enrichir son dossier avec suffisamment de bulletin de salaire pour obtenir sa régularisation par le travail. Ainsi, le risque de fuite peut être regardé comme étant établi au sens des dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine a pu légalement refuser à M. D l'octroi d'un délai de départ volontaire. Si le requérant soutient qu'un délai de trente jours lui permettrait de se mettre en règle avec son employeur et de présenter une demande de régularisation avant de partir, cette circonstance n'est pas de nature à renverser la présomption posée à l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'un défaut d'examen préalable ne peut qu'être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2022 lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.

12. En second lieu, si M. D, célibataire et sans enfant à charge, dispose d'attaches familiales en France, il n'est pas dépourvu de toute attache familiale ou privée dans son pays d'origine où résident ses parents et où il a vécu la majeure partie de son existence. Dans ces conditions, à supposer le moyen soulevé, en ne retenant pas de circonstances humanitaires justifiant qu'il ne prononce pas d'interdiction de retour à l'encontre du requérant, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à la la durée et aux conditions de séjour en France, ainsi que sur la situation familiale de M. D. Enfin, à supposer également le moyen soulevé, en fixant la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français à un an, cette autorité n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation eu égard à ces mêmes considérations.

13. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2022 portant interdiction de retour sur le territoire français.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 14 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.

Le magistrat désigné,

S. BLa greffière,

L. DARNAL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N° 2202737

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026