jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2211097 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | BESSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2022, M. D B, représenté par Me Besse, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2022 en tant que le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2022 en tant que le préfet de
Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français ;
4°) d'enjoindre aux services préfectoraux de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge du préfet de Seine-et-Marne la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ; le préfet de
Seine-et-Marne ne justifie pas avoir pris en compte sa situation médicale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le défaut de prise en charge médicale en raison de son état de santé aurait inévitablement sur lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; il ne peut pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, la Tunisie, où le système de santé est dans l'incapacité de lui offrir les garanties nécessaires à la fois pour la fourniture du traitement thérapeutique et pour l'accès financier au traitement ; la Tunisie fait régulièrement face à une pénurie dans l'approvisionnement en médicaments ; la crise mondiale a fait ressortir les inégalités d'accès à la santé en Tunisie ainsi que les défaillances dans son système de santé ; si certains de ses traitements sont effectivement disponibles en Tunisie, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne démontre pas qu'il pourrait avoir accès au traitement en termes de coût ; pour bénéficier de l'assurance maladie, il devrait justifier d'au moins cinquante jours de travail effectués au cours des deux derniers trimestres ou d'au moins
quatre-vingt jours de travail effectués pendant les quatre derniers trimestres ; l'absence de précision sur la disponibilité et l'accessibilité aux traitements et suivi médical en Tunisie est préjudiciable d'autant qu'il ne peut effectivement bénéficier d'un traitement adapté dans son pays d'origine ; le préfet de Seine-et-Marne a, à tout le moins, commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation médicale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; un retour en Tunisie l'exposerait à des risques d'une exceptionnelle gravité, d'ordre vital ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour dont elle est l'accessoire ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne, qui transmet les pièces utiles du dossier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 28 février 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 2 août 1988 à La Marsa en Tunisie, entré sur le territoire français le 15 octobre 2018 selon ses déclarations, a sollicité le 26 juillet 2021 un titre de séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 14 octobre 2022, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Par la présente requête, M. B demande, à titre principal, l'annulation de cet arrêté en tant que le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français et, à titre subsidiaire, l'annulation de cet arrêté en tant que le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. La décision attaquée vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment son article 8, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont celles de l'article L. 425-9. Elle fait mention, en outre, des conclusions de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que le préfet de Seine-et-Marne a entendu s'approprier en l'absence de circonstance particulière justifiant qu'il s'écarte de cet avis, et de la situation familiale du requérant. La circonstance que le préfet de Seine-et-Marne, qui indique qu'" après un examen approfondi de la situation, aucun élément du dossier ni aucune circonstance particulière ne justifie de s'écarter de cet avis ", n'ait pas apporté davantage de précision sur la situation médicale de M. B n'est pas suffisante, compte tenu notamment du secret médical, pour démontrer un défaut de motivation. Ainsi, la décision critiquée satisfait à l'obligation de motivation prévue par les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration en permettant au requérant de discuter utilement de son bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision, qui manque en fait et ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne se serait dispensé de procéder à un examen particulier de la situation de M. B. A cet égard, la circonstance que le préfet de Seine-et-Marne n'ait pas fait mention d'éléments relatifs à la situation médicale et, notamment, à la disponibilité du traitement et à son accessibilité n'est pas, au vu de ce qui a été dit au point 3. du présent jugement, de nature à démontrer que la décision attaquée serait entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation médicale. En outre, la circonstance que l'avis du collège des médecins de l'OFII n'ait pas été transmis à M. B, alors qu'il est au demeurant produit par le préfet de Seine-et-Marne dans le cadre de la présente instance, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an ".
6. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour à un étranger qui en fait la demande au titre des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de vérifier, au vu de l'avis émis par le médecin mentionné à l'article R. 425-11 du même code, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. Pour rejeter la demande de titre au séjour présentée par M. B, le préfet de
Seine-et-Marne s'est notamment fondé sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 27 décembre 2022 selon lequel, si l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'intéressé, celui-ci peut cependant bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié et son état de santé lui permet de voyager sans risque vers ce pays.
8. D'une part, M. B, qui soutient que le préfet de Seine-et-Marne a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, admet que le préfet de Seine-et-Marne, qui s'est approprié l'avis du collège des médecins de l'OFII du 27 décembre 2022, ne conteste pas que son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. D'autre part, M. B fait valoir qu'il ne pourrait avoir d'accès effectif aux soins nécessaires dans son pays d'origine. Toutefois, l'allégation générale, non assortie d'éléments précis et circonstanciés se rapportant à sa propre situation, selon laquelle le système de santé tunisien connaîtrait des défaillances, est insuffisante à démontrer l'impossibilité d'accès aux soins qu'il invoque. A cet égard, la citation qu'il fait du témoignage Dr E A, supposément issue d'un article tiré de la revue " Leaders " du 31 janvier 2022, lequel n'est pas produit par le requérant, qui énumère les dysfonctionnements d'un système de santé en des termes généraux, sans d'ailleurs préciser qu'il s'agit de la situation tunisienne, ne saurait corroborer l'allégation selon laquelle il ne pourrait bénéficier de ses traitements dans son pays d'origine. La pénurie de Sintrom au cours de l'année 2018 en Tunisie dont il se prévaut, qui n'est au demeurant pas justifiée, n'est pas davantage de nature à contredire sérieusement l'avis du collège des médecins de l'OFII qui s'est prononcé
le 27 décembre 2022, soit quatre ans plus tard. Enfin, s'il se prévaut de l'incapacité financière dans laquelle il se trouverait d'accéder aux soins dont il a besoin en Tunisie en raison du coût des traitements et des modalités du système local d'assurance maladie, il n'apporte aucun élément pertinent au soutien de son argumentation. En tout état de cause, le système médical tunisien ne ferait pas obstacle à sa prise en charge en cas de situation d'urgence, en dehors de toute considération relative à son assurance maladie. Dans ces conditions, le requérant ne peut reprocher au préfet de Seine-et-Marne d'avoir méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En quatrième lieu, compte tenu des considérations énoncées ci-dessus, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle au regard de sa situation médicale.
10. En cinquième et dernier lieu, M. B ne peut utilement, et, en tout état de cause, invoquer les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre d'une décision portant refus de titre de séjour en qualité d'étranger malade dès lors que cette décision n'a ni pour objet ni pour effet de prononcer son renvoi en Tunisie. Par suite, le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de séjour n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
13. Compte tenu des considérations énoncées au point 8. du présent jugement, M. B, qui ne démontre pas qu'il ne pourrait bénéficier, dans son pays d'origine, d'un traitement approprié, n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet de
Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français aurait méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées.
14. En troisième et dernier lieu, Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. L'obligation faite à M. B de quitter le territoire français n'a pas pour objet ni pour effet, par elle-même, de renvoyer l'intéressé dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de ce que le requérant serait exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Tunisie, est inopérant dirigé contre la mesure d'éloignement. A supposer même que M. B puisse être regardé comme contestant la décision fixant le pays de renvoi, il résulte de ce qui a été au point 8. du présent jugement que le requérant, qui ne démontre pas qu'il ne pourrait avoir un accès effectif aux soins nécessaires à son état de santé en Tunisie, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait susceptible de réduire significativement son espérance de vie ou de lui infliger des souffrances intenses en raison d'un défaut de soins dans son pays d'origine et qu'elle méconnaîtrait ainsi les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 14 octobre 2022 en tant que le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Il y a donc lieu de rejeter les conclusions aux fins d'annulation qu'il a présentées à titre principal et à titre subsidiaire ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles qu'il a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard, première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2211097
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026