jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2304135 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | DE SEZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2023, M. A B, représenté par Me de Sèze, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 novembre 2022 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de Melun lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile ou toute décision de rejet de son recours administratif qui s'y est substituée ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de la date d'enregistrement de sa demande d'asile, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que la décision attaquée :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que sa vulnérabilité n'a pas été évaluée et que, le cas échéant, il n'est pas établi que l'agent ayant procédé à l'entretien ait bénéficié d'une formation spécifique ;
- est illégale par exception d'illégalité de l'arrêté du 23 octobre 2015 relatif au questionnaire de détection des vulnérabilités des demandeurs d'asile ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'il justifie de la tardiveté de sa demande d'asile par un motif légitime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, représenté par son directeur général, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 juillet 2024 à midi.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Massengo a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant camerounais, a présenté une demande d'asile en France le 23 novembre 2022, enregistrée en procédure accélérée. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Melun a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile au motif qu'il a, sans motif légitime, présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France. L'intéressé a formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l'OFII par courriel du 20 décembre 2022 qui a été implicitement rejeté le 20 février 2023. M. B demande au tribunal l'annulation de la décision du 23 novembre 2022 ou toute décision de rejet de son recours administratif qui s'y est substituée.
Sur l'étendue du litige :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : () / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27 () ". L'article L. 531-27 fixe ce délai à quatre-vingt-dix jours. D'autre part, aux termes de l'article D. 551-17 du même code, dans sa version applicable au présent litige : " () Dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette décision, le bénéficiaire peut introduire un recours devant le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. La décision comporte la mention des voies et délais dans lesquels ce recours peut être formé. / Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ".
3. L'institution, par les dispositions précitées, d'un recours administratif préalable obligatoire, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Il en résulte que les vices propres de la décision initiale ne sauraient être utilement invoqués à l'appui d'un recours contestant la décision rejetant ce recours. Cette substitution ne fait, toutefois, pas obstacle à ce que soient invoqués à son encontre des moyens tirés de la méconnaissance de règles de procédure applicables à la décision initiale qui, ne constituant pas uniquement des vices propres à cette décision, sont susceptibles d'affecter la régularité de la décision soumise au juge.
4. Par une décision du 23 novembre 2022, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de Melun a refusé d'attribuer à M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile au motif que l'intéressé a, sans motif légitime, présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France. L'intéressé a formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision, par courriel du 20 décembre 2022. Le silence de l'administration pour statuer sur ce recours a fait naître le 20 février 2023 une décision implicite de rejet, qui s'est ainsi substituée à la décision du 23 novembre 2022. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant doivent être regardées comme dirigées contre la décision implicite née le 20 février 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au présent litige : " Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ". Et aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
6. D'une part, il résulte de ces dispositions, et des constatations opérées aux points 3 et 4 que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 22 novembre 2022 portant refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, qui se rapporte à un vice propre, est inopérant et ne peut qu'être écarté. D'autre part, le requérant n'établit pas avoir demandé les motifs de la décision implicite de rejet de son recours contre la décision du 23 novembre 2022, qui s'y est substituée. Dès lors, il ne peut utilement se prévaloir du défaut de motivation de cette décision.
7. En deuxième lieu, en l'absence de motifs de la décision implicite née le 20 février 2023, son auteur est réputé avoir procédé à un examen personnalisé du recours gracieux de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit également être écarté comme inopérant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article aux termes de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". Et aux termes de l'article D. 551-16 du même code : " L'offre de prise en charge faite au demandeur d'asile en application de l'article L. 551-9 fait mention de la possibilité pour le demandeur d'asile de se voir refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qu'il y soit mis fin dans les conditions prévues par les articles L. 551-15, L. 551-16 et D. 551-17 à R. 551-23 ". Et enfin aux termes de l'article R. 551-23 du même code : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ".
9. Si l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge a pour but de permettre à l'autorité administrative, dans la limite de ses compétences, de remédier aux illégalités dont pourrait être entachée la décision initiale, sans attendre l'intervention du juge, la décision prise sur le recours n'en demeure pas moins soumise elle-même au principe de légalité. Il en résulte que lorsque la décision initiale a été prise selon une procédure entachée d'une irrégularité à laquelle l'autorité compétente pour statuer sur le recours administratif, saisie d'un tel recours, ne peut remédier, il incombe à cette autorité de rapporter la décision initiale et d'ordonner qu'une nouvelle procédure, exempte du vice qui l'avait antérieurement entachée, soit suivie. Toutefois, un vice affectant le déroulement de la procédure administrative préalable à son intervention n'est de nature à entacher d'illégalité cette décision que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé l'intéressé d'une garantie.
10. Si l'OFII fait valoir que M. B a été informé des conséquences de l'acceptation ou du refus des conditions matérielles d'accueil lors de l'entretien avec l'auditeur chargé de l'asile, il ne ressort d'aucune mention contenue dans la fiche d'évaluation de la vulnérabilité en date du 23 novembre 2022 produite par l'OFII et le requérant, que ce dernier aurait été informé de ce que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pouvait lui être refusé ou retiré dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision initiale de refus des conditions matérielles d'accueil du 23 novembre 2022 est entachée d'un vice de procédure. Toutefois, le motif de cette décision, tiré du caractère tardif de sa demande d'asile sans motif légitime, était précisé dans la décision de sorte que M. B en a eu connaissance à l'occasion de sa notification et qu'il a pu présenter utilement des observations quant aux faits qui justifiaient selon lui la tardiveté de l'enregistrement de sa demande d'asile, à l'occasion du recours préalable formé le 20 décembre 2022 contre la décision du 23 novembre 2022. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le vice de procédure n'a pu exercer d'influence sur le sens de la décision en litige et l'intéressé ne peut être regardé comme ayant été privé d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. () ". Et aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " L'évaluation de la vulnérabilité du demandeur est effectuée par des agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant reçu une formation spécifique à cette fin ".
12. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. B a bénéficié d'un entretien d'évaluation de vulnérabilité le 23 novembre 2022, réalisé en langue française qu'il comprend. Lors de cet entretien, l'intéressé n'a signalé aucun élément relatif à des problèmes de santé physiques ou psychiques. D'autre part, le requérant n'apporte aucun élément de nature à faire regarder l'auditeur de l'OFII qui a conduit cet entretien comme n'étant pas un agent spécialement formé au sens des dispositions précitées de l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas bénéficié d'une évaluation de sa vulnérabilité réalisée dans le respect des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En cinquième lieu, M. B ne saurait utilement exciper de l'illégalité de l'arrêté du 23 octobre 2015 relatif au questionnaire de détection des vulnérabilités des demandeurs d'asile, qui ne constitue pas la base légale de la décision attaquée, laquelle n'est pas davantage prise pour l'application de cet arrêté.
14. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : () / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27 () ". L'article L. 531-27 du même code fixe ce délai à quatre-vingt-dix jours.
15. Pour soutenir que l'OFII a entaché sa décision d'une erreur de fait et méconnaît les dispositions précitées, le requérant allègue de ce qu'après son arrivée sur le territoire français, sous couvert d'un visa délivré par un " passeur " (sic), ce dernier aurait refusé de lui restituer son passeport jusqu'à l'entier paiement des sommes qu'il lui devait. Cette circonstance expliquerait qu'il ait été contraint d'attendre d'être en possession de son passeport pour procéder au dépôt de sa demande d'asile. Il soutient, par ailleurs, qu'il a initié les démarches de demande d'asile au mois de juillet 2022, mais qu'il n'a pas été au terme de cette procédure en raison de la rétention de son passeport. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du courrier en date du 25 novembre 2022 envoyé à l'OFII que M. B a renoncé de lui-même à se rendre au rendez-vous fixé par l'OFII le 25 juillet 2022, en raison de sa crainte de ne pouvoir faire enregistrer sa demande, faute de justificatif d'identité. Toutefois, à supposer que la rétention de son passeport puisse être retenu comme étant un motif légitime de tardiveté de sa demande d'asile, M. B n'apporte au soutien de ses allégations, à ce sujet, aucun élément permettant de les tenir pour établies. Dans ces conditions, le requérant ne justifie pas d'un motif légitime justifiant le dépôt de sa demande d'asile le 23 novembre 2022, soit plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France dont il est constant qu'elle est intervenue le 7 juin 2022. Par suite, le directeur général de l'OFII n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas entaché sa décision d'erreur de fait en refusant à M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'OFII, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au conseil de M. B, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, la somme de 1 500 euros au titre des frais qu'il aurait exposés s'il n'avait pas bénéficié de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me de Sèze et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Massengo, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure
C. MASSENGO
La présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026