vendredi 28 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2304694 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GUILLOU |
Vu la procédure suivante :
Mme A B, représentée par Me Guillou, a demandé au tribunal, le 8 février 2022, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour et de liquider l'astreinte de 50 euros par jour de retard en application du jugement n° 2105667 du
9 novembre 2021 du tribunal administratif de Melun.
La demande d'exécution a été communiquée le 16 mars 2022 à la préfète du
Val-de-Marne.
Par un mémoire, enregistré le 20 mai 2022, la préfète du
Val-de-Marne indique au tribunal que Mme B a été placée sous couvert d'un récépissé valable jusqu'au 2 mai 2022, qu'une titre de séjour valable du
9 janvier 2022 au 8 janvier 2023 a été remis à la requérante le 22 mars 2022, et que la liquidation d'astreinte n'a pas pu être exécutée faute de production du relevé d'identité bancaire de la requérante.
Par une ordonnance du 11 mai 2023, le vice-président du tribunal a ordonné l'ouverture de la phase juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 2105667 rendu le 9 novembre 2021 par la présente juridiction, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 24 mai 2023, la préfète du Val-de-Marne indique que la somme de 1 144,56 euros a été mandatée le 11 mai 2023 au profit du compte bancaire de l'intéressée.
Par un mémoire, enregistré le 15 juillet 2023, la préfète du Val-de-Marne indique qu'un titre de séjour valable du 7 février 2023 au 6 février 2024 a été fabriqué et qu'il appartient à la requérante de prendre rendez-vous pour la délivrance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte " et aux termes de l'article
R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une
requête () ".
2. Par un jugement du 9 novembre 2021, le tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 6 mai 2021 pris par la préfète du Val-de-Marne, l'a enjoint à délivrer un titre de séjour " étudiant " à Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, enfin, l'a condamné à lui verser une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Mme B a sollicité du tribunal l'ouverture d'une phase d'exécution en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
3. Il résulte de l'instruction et notamment du mémoire du 15 juillet 2023 de la préfète du Val-de-Marne, qu'un titre de séjour valable du 7 février 2023 au 6 février 2024 a été fabriqué et que l'astreinte a été liquidée à la somme de 1 144,56 euros mandatée au profit du compte bancaire de la requérante le 11 mai 2023. Ce mémoire a été communiqué à la requérante qui ne conteste pas les dires de la préfète du Val-de-Marne.
4. Dès lors, dans la mesure où le jugement du 9 novembre 2021 a été exécuté, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande présentée par Mme B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande présentée par Mme B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Guillou.
Copie en sera adressée au à la préfète du Val-de-Marne.
Le président de la 8e chambre,
J-Ch. Gracia
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026