mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2312046 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP COLIN - STOCLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête en tierce opposition enregistrée le 10 novembre 2023, la société Vitalis Real Estate, représentée par le cabinet d'avocats Boulloche, Colin, Stoclet et Associés, demande au juge des référés de déclarer nulle et non avenue l'ordonnance en date du 26 octobre 2023 par laquelle la juge des référés du tribunal administratif de Melun a, sur requête n° 2311298 de la commune de Villeneuve-Saint-Georges, désigné M. F C en qualité d'expert en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation aux fins d'examiner les désordres affectant l'arrière-boutique et la cave de la propriété située sur la parcelle cadastrée AP 118, au 9 rue de Paris à Villeneuve-Saint-Georges, en dresser constat, indiquer si les désordres créent une situation de danger et dans l'affirmative dire si ce danger est imminent, et proposer les mesures propres à mettre fin à l'état de danger.
Elle soutient que :
- depuis le 15 mai 2023, la SCS Vitalis Real Estate est devenue propriétaire de l'immeuble sis 9 rue de Paris/4 rue Gervais à Villeneuve-Saint-Georges au lieu et place de la SAS Equiloge, société ayant absorbé en septembre 2021 la SCI du 9 rue de Paris, propriétaire initiale de l'immeuble sis 9 rue de Paris/4 rue Gervais à Villeneuve-Saint-Georges ;
- le juge des référés a désigné la SCI du 9 rue de Paris en tant que propriétaire et a demandé à l'expert de la convoquer en tant que partie aux opérations alors que cette dernière société n'existe plus, ce qui est de nature à entacher d'irrégularité non seulement l'ordonnance attaquée, mais également l'expertise à venir ;
- l'ordonnance attaquée préjudicie nécessairement à ses droits, la mesure de constat litigieuse ayant pour objet de permettre au maire de Villeneuve-Saint-Georges non seulement d'être informé de l'état de péril imminent de l'immeuble en cause mais aussi de connaître la nature des travaux de nature à mettre un terme à ce péril, qui sont susceptibles d'être mis à la charge de la société Vitalis Real Estate ;
- la mesure d'expertise ordonnée n'était nullement justifiée, dès lors notamment qu'il était évident qu'une simple mise en sécurité suffisait en attendant que les travaux soient réalisés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- les pièces des dossiers n°s 2303905 et 2311298.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme G, première vice-présidente, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1. ". Aux termes de l'article R. 531-1 du même code : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. /() ".
3. Enfin, aux termes de l'article R. 832-1 du code de justice administrative : " Toute personne peut former tierce opposition à une décision juridictionnelle qui préjudicie à ses droits, dès lors que ni elle ni ceux qu'elle représente n'ont été présents ou régulièrement appelés dans l'instance ayant abouti à cette décision ".
4. Il résulte de l'instruction que l'immeuble situé 9 rue de Paris à Villeneuve-Saint-Georges sur la parcelle cadastrée AP 118 a fait l'objet de deux expertises ayant donné lieu à deux procédures distinctes à la demande de la commune. Dans le cadre de la première instance n° 2303905 et précisément dans l'ordonnance rendue le 19 avril 2023, le propriétaire désigné dudit immeuble était " la SCI du 9 rue de Paris " dûment convoquée par le premier expert aux rendez-vous d'expertise des 9 et 25 mai 2023. Mme D s'est alors vue mandatée le 9 mai 2023 par M. A B en sa qualité de gérant de la société Vitalis Real Estate, pour le représenter comme propriétaire de l'immeuble, du fait de l'opération alors en cours de réalisation de fusion-absorption, par cette dernière, de la SCI du 9 rue de Paris. Les pièces produites à l'appui de la tierce opposition permettent d'établir que M. B était également le gérant de la SCI du 9 rue de Paris. Dans le cadre de la deuxième procédure, M. F C, expert désigné par la juge des référés dans l'instance n° 2311298, a transmis le 27 octobre 2023 une convocation aux opérations d'expertise prévues le 6 novembre 2023 à destination du propriétaire de l'immeuble désigné dans l'ordonnance, en lettre recommandée, en mentionnant en destinataire " SCI du 9 rue de Paris - Monsieur B 19 route forestière du Château - 91230 Montgeron ". Ce pli recommandé a bien été distribué le 31 octobre 2023, par les services de la Poste, contre signature à l'adresse indiquée. Les pièces produites à l'appui de la tierce opposition permettent d'établir que le siège social de la société Vitalis Real Estate, propriétaire actuelle de l'immeuble, est précisément situé à la même adresse que celle de la SCI du 9 rue de Paris, ancienne propriétaire. L'expert a par ailleurs transmis le 27 octobre 2023 à 11h32 un courriel contenant la date et l'heure des opérations d'expertise fixés au 6 novembre 2023 à 9h30 et par lequel il sollicitait Mme D de bien vouloir transmettre les informations aux locataires de l'immeuble et informait de l'envoi d'un courrier recommandé avec accusé de réception à la SCI 9, rue de Paris. Il a utilisé à cet effet l'adresse courriel de M. E la commune de Villeneuve-Saint Georges et à l'adresse courriel " contact@vitalis.plus ", et qui, au regard des quittances de loyer des locataires versées à la procédure n° 2311298, s'avère être celle de la société Vitalis Real Estate. Cette dernière ne peut donc sérieusement soutenir qu'elle n'a pas été mise en mesure d'assister aux opérations d'expertise, et n'est ainsi pas fondée à soutenir que l'ordonnance du juge des référés a préjudicié à ses droits.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par la société Vitalis Real Estate doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Vitalis Real Estate est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Vitalis Real Estate et à la commune de Villeneuve-Saint-Georges.
Fait à Melun, le 5 décembre 2023.
La juge des référés,
Signé : S. G
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026