lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411056 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MOULA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2024, M. A C, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le préfet de police de Paris l'a maintenu en rétention le temps de l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris, sans délai et sous astreinte, de lui délivrer une attestation de demande d'asile jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile et de lui fournir les droits prévus par la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013, un lieu susceptible de l'accueillir ainsi qu'une allocation journalière.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu tel qu'il est garanti par les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ainsi que le principe du contradictoire ;
- elle méconnaît le droit au recours effectif devant la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'article
R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa demande d'asile n'est pas dilatoire.
La requête a été communiquée au préfet de police de Paris, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces, enregistrées le 20 septembre 2024.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a produit des pièces, enregistrées les 17 et 19 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. Bourgau en application des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, magistrat désigné ;
- les observations de Me Moula, représentant M. C, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; elle conclut en outre à ce qu'il soit enjoint au préfet de police de Prais de réexaminer la situation de M. C ; elle reprend les moyens soulevés dans les écritures, qu'elle développe ;
- les observations de M. C, assisté de Mme B, interprète en langue serbe, qui répond aux questions du tribunal ;
- et les observations du préfet de police de Paris, représenté par Me El Assaad.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant serbe né le 29 août 1979 à Zagubica (Serbie), est entré en France le 11 janvier 2020. A la suite du rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 1er septembre 2020, il a fait l'objet, le 16 novembre 2020, d'une mesure d'éloignement. Par un arrêté du 18 septembre 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un arrêté du 31 août 2024, le préfet de police de Paris l'a placé en rétention administrative pour une durée de quatre jours. Par un arrêté du 5 septembre 2024, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de police de Paris l'a maintenu en rétention durant l'examen par l'OFPRA de sa demande d'asile, présentée postérieurement à son placement en rétention.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 8 juillet 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, le préfet de police de Paris a donné délégation à Mme D, adjointe au chef de la division des reconduites à la frontière et signataire de l'arrêté en litige, à effet de signer notamment la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision en litige manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle du requérant, notamment les risques encourus par le requérant en cas de retour dans son pays d'origine dès lors qu'il n'en a mentionné aucun lors de son audition par les services de police le 31 août 2024, mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
5. Le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. S'agissant plus particulièrement d'une décision de maintien d'un étranger en rétention administrative pendant le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA et, en cas de décision de rejet de celle-ci, dans l'attente de son départ, ce principe n'implique toutefois pas que l'administration mette l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur une telle décision dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou sur la perspective de l'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. Il ressort des pièces du dossier que lors de son audition par les services de police le 31 août 2024, avant son placement en rétention, le requérant a été entendu sur l'irrégularité de son séjour en France et la perspective de son éloignement. De plus, il ne ressort des pièces du dossier ni que le requérant aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris l'arrêté litigieux. Enfin, il n'est ni établi ni même allégué que M. C aurait disposé d'autres informations pertinentes à cet égard qui auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction des décisions contestées étant par ailleurs relevé que l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile par une décision du 12 septembre 2024. Dans ces conditions, la seule circonstance que le requérant n'aurait pas été de nouveau entendu, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué le maintenant en rétention le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile, ne permet ni de regarder l'intéressé comme ayant été privé du droit d'être entendu ni de considérer que le principe du contradictoire aurait été méconnu. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 754-6 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande d'asile présentée en application du présent chapitre est examinée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides selon la procédure accélérée, conformément au 3° de l'article L. 531-24. ". Aux termes de l'article
L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / () 3° Le demandeur est assigné à résidence ou placé en rétention en application de l'article L. 523-1 ou maintenu en rétention en application de l'article L. 754-3. ". Aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 () ".
8. La circonstance qu'en application des dispositions précitées, la demande d'asile présentée en rétention est examinée par l'OFPRA en procédure accélérée et qu'en pareil cas, le recours exercé devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) à l'encontre de la décision de l'OFPRA, lorsque ce dernier rejette la demande d'asile présentée devant lui, ne présente pas un caractère suspensif, est sans incidence sur la légalité de la décision de maintien en rétention durant l'examen de la demande d'asile par l'OFPRA et ne porte pas en elle-même atteinte au droit au recours des demandeurs d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un recours effectif doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis au demandeur d'asile un document d'information sur la procédure de demande d'asile, sur ses droits et sur les obligations qu'il doit respecter au cours de la procédure, et sur les conséquences que pourrait avoir le non-respect de ses obligations ou le refus de coopérer avec les autorités. Ce document précise en outre les moyens dont le demandeur d'asile dispose pour l'aider à introduire sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. / () ". Aux termes de l'article L. 744-6 du même code : " A son arrivée au centre de rétention, l'étranger reçoit notification des droits qu'il est susceptible d'exercer en matière de demande d'asile. / A cette fin, il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique. Lui sont notamment indiquées les conditions de recevabilité d'une demande d'asile formée en rétention prévues à l'article L. 754-1. ". Aux termes de l'article R. 754-2 de ce code : " L'étranger placé ou maintenu en rétention administrative qui souhaite demander l'asile est informé, sans délai, de la procédure de demande d'asile, de ses droits et de ses obligations au cours de cette procédure, des conséquences que pourrait avoir le non-respect de ces obligations ou le refus de coopérer avec les autorités et des moyens dont il dispose pour l'aider à présenter sa demande. / Cette information lui est communiquée dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend. ".
10. Il résulte des dispositions précitées que le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article R. 521-16, qui ne s'applique pas aux demandes d'asile présentées en rétention, ces dernières étant régies par les articles L. 744-6 et R. 754-2. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que M. C a signé sans réserve le
31 août 2024 un document faisant état de la notification de ses droits en rétention et lui indiquant notamment qu'il dispose d'un délai de cinq jours à compter de la présente notification pour demander l'asile et qu'il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique, conformément à l'article L. 744-6. Et M. C a déposé une demande d'asile dans les formes prescrites, de sorte qu'il doit être regardé comme ayant reçu les informations relatives aux droits et obligations du demandeur d'asile placé en rétention. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 521-16 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. / () ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative ne peut ordonner le maintien en rétention administrative d'un ressortissant étranger ayant présenté une demande d'asile durant cette rétention que si elle estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement préalablement prise à son encontre. La circonstance qu'un étranger présente une demande d'asile postérieurement à son placement en rétention administrative ne saurait, à elle seule et sans une appréciation au cas par cas, permettre de présumer que cette demande n'a été introduite qu'en vue de faire échec à son éloignement.
12. Pour considérer que la demande d'asile du requérant présentait un caractère dilatoire, le préfet de police de Paris s'est fondé sur les circonstances que le requérant a fait l'objet d'une décision d'éloignement le 16 septembre 2020 à la suite du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, qu'il s'est soustrait à l'exécution de la mesure d'éloignement édictée à son encontre par le préfet des Bouches-du-Rhône le 18 septembre 2023, qu'il est connu des services de police pour des faits de viol, d'exhibition sexuelle, de port d'armes sans motif légitime et de vol commis entre le 17 août 2020 et le 18 septembre 2023 et qu'il ne justifie ni d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité, ni d'une résidence effective et permanente.
13. Le requérant et son conseil indiquent à l'audience que le rejet de sa demande d'asile intervenu en 2020 ne lui a jamais été notifié, que les documents remis à l'occasion de la présentation de sa demande de réexamen de sa demande d'asile en rétention étaient rédigés en roumain, qu'il a été opéré à la suite d'un accident de la circulation pour la pose de plaques métalliques, que ces dernières, désormais corrodées, doivent être retirées et que son état de santé nécessite un suivi médical. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions du relevé d'information extrait de l'application TelemOfpra produit en défense, lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire en application de l'article R. 531-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la décision du 1er septembre 2020 par laquelle l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile lui a été notifiée le 17 septembre suivant, le pli ayant été retourné à l'OFPRA sans qu'il soit allégué par l'intéressé que ce pli n'aurait pas été envoyé à l'adresse qu'il avait alors communiquée. De plus, à supposer même que le requérant établisse que les documents remis durant sa rétention n'étaient pas rédigés en langue serbe, cette circonstance est sans incidence sur l'appréciation portée par le préfet sur le caractère dilatoire de sa demande d'asile présentée en rétention. En outre, si M. C se prévaut de son état de santé, il ne produit aucune pièce médicale de nature à étayer ses allégations. Enfin, s'il précise à l'audience craindre pour sa sécurité en cas de retour en Serbie dès lors que sa mère est de confession musulmane et qu'il a des origines roms, ces seuls éléments, qui ne sont étayés par aucune pièce du dossier, ne suffisent pas à établir qu'il serait personnellement exposé à un risque ou une menace grave en cas de retour dans son pays d'origine, alors au demeurant qu'il n'a fait état d'aucune de ces craintes lors de son audition par les services de police le
31 août 2024 et que sa demande de réexamen a été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA le 12 septembre 2024. Dans ces conditions, le préfet de police de Paris a fait une exacte application des dispositions citées au point 11 en considérant que la demande du requérant de réexamen de sa demande d'asile, présentée quatre ans après le rejet de sa première demande, avait pour seul but de faire obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et présentait ainsi un caractère dilatoire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police de Paris.
Lu en audience publique le 23 septembre 2024.
Le magistrat,
T. BOURGAULa greffière,
C. MAHIEU
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2411056
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026