jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2005794 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2005794 le 8 septembre 2020, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juillet 2020 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de son état de santé au 2 juin 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie, dès lors, d'une part, qu'il appartenait à la directrice de la maison centrale de Poissy et non à la directrice de la maison centrale des Hauts-de-Seine de saisir la commission de réforme et d'autre part, que la signataire de la décision attaquée ne justifie pas qu'elle disposait d'une délégation de signature régulière à cette fin ;
- la décision attaquée se fonde sur des faits entachés d'inexactitude matérielle ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
En application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que la requête présentée par M. D était susceptible de conduire le tribunal à prononcer d'office une injonction tendant au réexamen de la date de consolidation de l'état de santé de M. D et invitées à présenter leurs observations avant le 12 octobre 2022 à 12h00.
II. Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2021 sous le n°2100261, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 novembre 2020 par laquelle le chef d'établissement de la maison centrale de Poissy a procédé à une retenue de 30/30ème sur son traitement pour absence de service fait du 15 septembre au 14 octobre 2020 ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale, par voie d'exception, en raison de l'irrégularité de la procédure par laquelle la date de consolidation de son état de santé a été fixée au 2 juin 2019, faute pour la commission de réforme de s'être prononcée au vu de son entier dossier médical, lequel établit que son état de santé s'est aggravé et alors que la commission de réforme a entaché son avis d'autres inexactitudes ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur de droit, dès lors qu'il a demandé la saisine du comité médical, que la commission de réforme ne s'est pas prononcée sur son aptitude à reprendre ses fonctions et que son état de santé s'est aggravé, l'administration étant ainsi tenue de le placer en congé de maladie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
III. Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2021 sous le n°2100262, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le chef d'établissement de la maison centrale de Poissy a procédé à une retenue de 30/30ème sur son traitement pour absence de service fait du 15 octobre au 13 novembre 2020 ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale, par voie d'exception, en raison de l'irrégularité de la procédure par laquelle la date de consolidation de son état de santé a été fixée au 2 juin 2019, faute pour la commission de réforme de s'être prononcée au vu de son entier dossier médical, lequel établit que son état de santé s'est aggravé et alors que la commission de réforme a entaché son avis d'autres inexactitudes ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur de droit, dès lors qu'il a demandé la saisine du comité médical, que la commission de réforme ne s'est pas prononcée sur son aptitude à reprendre ses fonctions et que son état de santé s'est aggravé, l'administration étant ainsi tenue de le placer en congé de maladie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 61-825 du 29 juillet 1961 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, alors surveillant pénitentiaire stagiaire à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine, a été victime, le 7 novembre 2015, d'un accident de travail, qui a été reconnu imputable au service. Par une décision du 16 juillet 2020, le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de son état de santé à la suite de son accident de service au 2 juin 2019. M. D demande l'annulation de cette décision ainsi que des décisions des 18 novembre et 1er décembre 2020 par lesquelles le chef d'établissement de la maison centrale de Poissy a procédé à une retenue de 30/30ème sur son traitement pour absence de service fait, respectivement du 15 septembre au 14 octobre 2020 et du 15 octobre au 13 novembre 2020. Les requêtes, enregistrées sous les n°s 2005794, 2100261 et 2100262 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 16 juillet 2020 :
2. Aux termes de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa rédaction alors en vigueur : " La commission de réforme est consultée notamment sur : / 1. L'octroi du congé de maladie ou de longue maladie susceptible d'être accordé en application des dispositions du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () / 5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () ". Selon l'article 19 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa rédaction alors en vigueur : " () La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages rapports et constatations propres à éclairer son avis. / Elle peut faire procéder à toutes mesures d'instruction, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires. / Le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de la partie administrative de son dossier. Un délai minimum de huit jours doit séparer la date à laquelle cette consultation est possible de la date de la réunion de la commission de réforme ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission de réforme, si elle le juge utile, peut faire comparaître le fonctionnaire intéressé. Celui-ci peut se faire accompagner d'une personne de son choix ou demander qu'une personne de son choix soit entendue par la commission de réforme () ".
3. L'état de santé de la victime d'un dommage corporel doit être regardé comme consolidé à la date à laquelle l'ensemble de ses préjudices corporels résultant du fait générateur sont susceptibles d'être évalués et réparés, y compris pour l'avenir.
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. D a adressé un certificat médical prescrivant un arrêt de travail pour la période du 28 mai au 27 septembre 2019 pour " lombosciatique S1 droite ". L'administration pénitentiaire a alors fait procéder à une contre-visite de M. D par un médecin agréé. Dans son rapport du 19 août 2019, le Dr B, qui a examiné M. D le 28 mai 2019, relève qu'il est apte à la reprise des fonctions de surveillant pénitentiaire à compter du 2 juin 2019 " avec ménagement, sans port de charge supérieure à 8 kg et sans marche prolongée ". Ainsi que le fait valoir M. D, ce rapport d'expertise, alors même qu'il se prononce sur son aptitude à reprendre ses fonctions, ne fixe pas la date de consolidation de son état de santé et son taux d'incapacité permanente partielle.
5. En second lieu, M. D a demandé la saisine du comité médical afin de contester les conclusions du rapport d'expertise du Dr B, par un courrier du 21 janvier 2020 adressé à la directrice de la maison centrale de Poissy. Il a également produit une attestation du 9 janvier 2020 de son médecin traitant, selon laquelle il subit " de plus en plus d'accès aigus douloureux " de sa sciatique le contraignant à prendre des antalgiques plus forts provoquant une somnolence qui l'empêche de travailler. Cette attestation précise que son état de santé ne peut être regardé comme " stabilisé ". Le compte-rendu du 5 février 2020 d'un chirurgien indique que " les lésions compressives restent stables ", mais que la symptomatologie semble s'aggraver et préconise une intervention chirurgicale lourde. De plus, par un courriel du 4 mai 2020, le médecin de prévention de la maison centrale de Poissy relève la discordance entre l'avis de l'expert et celui des médecins de M. D pour estimer qu'une saisine de la commission de réforme est indispensable ainsi qu'une nouvelle expertise compte-tenu de la date de la précédente.
6. Ainsi, eu égard aux pièces médicales postérieures à l'expertise du 19 août 2019 faisant état de l'aggravation de l'état de santé de M. D le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine ne pouvait estimer, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, que son état de santé devait être regardé comme consolidé au 2 juin 2019.
7. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la décision du 16 juillet 2020 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019 doit être annulée.
Sur les retenues sur traitement pour absence de service fait :
8. Il résulte de ce qui est dit au point précédent, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, qu'en l'absence de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019 et alors que les pièces médicales qu'il produit font état de l'aggravation de son état de santé et de l'impossibilité dans laquelle il se trouve de reprendre ses fonctions, y compris, en dernier lieu l'avis du 24 septembre 2020 par lequel le médecin de prévention de la maison centrale de Poissy a estimé que M. D était inapte à reprendre ses fonctions à cette date, le chef d'établissement de la maison centrale de Poissy ne pouvait regarder son absence comme irrégulière et suspendre son traitement pour absence de service fait pour la période du 15 septembre au 13 novembre 2020. Par suite, les décisions des 18 novembre et 1er décembre 2020, qui sont entachées d'erreur d'appréciation, doivent être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision. ".
10. En premier lieu, le motif de l'annulation prononcée au point 7 implique nécessairement que la date de consolidation de l'état de santé de M. D soit réexaminée. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de procéder à ce réexamen dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
11. En second lieu, le motif le motif de l'annulation prononcée au point 8 implique nécessairement qu'il soit procédé à la régularisation des traitements de M. D pour la période du 15 septembre au 13 novembre 2020. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de procéder à la régularisation des traitements de M. D dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. D de la somme globale de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 16 juillet 2020 du chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine est annulée.
Article 2 : Les décisions du chef d'établissement de la maison centrale de Poissy des 18 novembre et 1er décembre 2020 sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice de réexaminer la date de consolidation de l'état de santé de M. D dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Il est enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice de procéder à la régularisation des traitements de M. D pour la période du 15 septembre au 13 novembre 2020 dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : L'Etat versera à M. D une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions présentées par M. D est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 1er décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
signé
C. C L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2005794, .
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026