jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2100984 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2100984, le 5 février 2021, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 janvier 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice l'a radié des cadres pour abandon de poste ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de procéder à sa réintégration dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie, dès lors que la signataire de cette décision ne justifie pas qu'elle disposait d'une délégation de signature régulière à cette fin ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la mise en demeure du 30 août 2019 ne lui a pas été notifiée ;
- les mises en demeure des 30 août et 10 octobre 2019 sont irrégulières en l'absence de décision relative à son aptitude à reprendre son poste après avis de la commission de réforme ;
- la procédure est irrégulière en raison du délai déraisonnable entre la mise en demeure et l'arrêté portant radiation des cadres ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreurs de fait, dès lors qu'il a transmis à l'administration ses arrêts maladie et des pièces médicales attestant de l'aggravation de son état de santé, qui étaient de nature à justifier son absence ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation en ce qu'il énonce qu'il n'a justifié son absence par aucun motif médical depuis le 22 août 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2021, qui a été implicitement mais nécessairement retiré par celui du 21 mai 2021 ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2021 sous le n° 2106716, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 mai 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice l'a radié des cadres pour abandon de poste à compter du 2 février 2021 ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de procéder à sa réintégration dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie, dès lors que la signataire de cette décision ne justifie pas qu'elle disposait d'une délégation de signature régulière à cette fin ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la mise en demeure du 30 août 2019 ne lui a pas été notifiée ;
- les mises en demeure des 30 août et 10 octobre 2019 sont irrégulières en l'absence de décision relative à son aptitude à reprendre son poste après avis de la commission de réforme ;
- la procédure est irrégulière en raison du délai déraisonnable entre la mise en demeure et l'arrêté portant radiation des cadres ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une rétroactivité illégale ;
- il est entaché d'erreurs de fait, dès lors qu'il a transmis à l'administration ses arrêts maladie et des pièces médicales attestant de l'aggravation de son état de santé, qui étaient de nature à justifier son absence ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation en ce qu'il énonce qu'il n'a justifié son absence par aucun motif médical depuis le 22 août 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique,
- et les observations de Me Beaulac pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 26 janvier 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice a prononcé la radiation des cadres pour abandon de poste de M. D, surveillant pénitentiaire, affecté en dernier lieu à la maison d'arrêt de Poissy. Par un arrêté du 21 mai 2021, il a prononcé la radiation des cadres pour abandon de poste de M. D à compter du 2 février 2021. Par deux requêtes, qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement, M. D demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur l'objet du litige en ce qu'il tend à l'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2021 :
2. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite de la demande dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Alors même que l'arrêté du 21 mai 2021, qui procède à la radiation des cadres de M. D à compter du 2 février 2021, a implicitement mais nécessairement pour effet de retirer l'arrêté du 26 janvier 2021, le retrait de ce dernier arrêté n'est toutefois pas devenu définitif, dès lors que M. D demande l'annulation de l'arrêté du 21 mai 2021.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2021 conservent un objet. Il y a lieu, en conséquence, d'écarter l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense par le garde des sceaux, ministre de la justice.
Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés des 26 janvier et 21 mai 2021 :
5. Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () ". L'article 24 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires énonce que : " Sous réserve des dispositions de l'article 27 ci-dessous, en cas de maladie dûment constatée et mettant le fonctionnaire dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, celui-ci est de droit mis en congé de maladie. ". En vertu de l'article 25 du même décret dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Pour obtenir un congé de maladie ainsi que le renouvellement du congé initialement accordé, le fonctionnaire adresse à l'administration dont il relève, dans un délai de quarante-huit heures suivant son établissement, un avis d'interruption de travail. Cet avis indique, d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail () / L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite. / Le comité médical compétent peut être saisi, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. ". Selon l'article 13 du même décret du 14 mars 1986, dans sa rédaction alors en vigueur : " La commission de réforme est consultée notamment sur : () / 5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () ".
6. Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est pas présenté et n'a fait connaître à l'administration aucune intention de reprendre son service avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure et ne se présente pas à elle, sans justifier, par des raisons d'ordre médical ou matériel, son refus de reprendre son poste, et si, par ailleurs, aucune circonstance particulière, liée notamment à la nature de la maladie pour laquelle il a obtenu un congé, ne peut expliquer son abstention, l'autorité compétente est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.
7. D'une part, dans son expertise du 19 août 2019, le Dr B, qui a examiné M. D le 28 mai 2019, relève qu'il est apte à la reprise des fonctions de surveillant pénitentiaire à compter du 2 juin 2019 " avec ménagement, sans port de charge supérieure à 8 kg et sans marche prolongée ". M. D a cependant produit une attestation du 9 janvier 2020 de son médecin traitant, selon laquelle il subit " de plus en plus d'accès aigus douloureux " de sa sciatique le contraignant à prendre des antalgiques plus forts provoquant une somnolence qui l'empêche de travailler et qui précise que son état de santé ne peut être regardé comme stabilisé. De plus, le compte-rendu du 5 février 2020 d'un chirurgien indique que " les lésions compressives restent stables ", mais que la symptomatologie semble s'aggraver et préconise une intervention chirurgicale lourde. M. D a également demandé, le 21 janvier 2020, la saisine du comité médical afin de contester les conclusions du rapport d'expertise du Dr B.
8. D'autre part, lors de sa séance du 30 juin 2020, la commission de réforme a estimé, suivant les conclusions de l'expertise du Dr B, que M. D était apte à reprendre ses fonctions à compter du 2 juin 2019. Par une décision du 16 juillet 2020, le chef d'établissement de la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019.
9. En outre, par un courrier du 10 août 2020, qui lui a été notifié le 20 août 2020, la directrice adjointe de la maison centrale de Poissy, après avoir constaté son absence irrégulière du service depuis le 22 août 2019 et relevé que cette situation était susceptible de caractériser un abandon de poste, a mis M. D en demeure de rejoindre son poste dans un délai de 48 heures à compter de la réception de ce courrier.
10. En réponse à ce courrier, M. D, qui se trouvait alors placé en congé de maladie, a adressé à l'administration une fiche de visite auprès du médecin de prévention du 24 septembre 2020, lequel émet un avis défavorable à la reprise de son travail et estime qu'une nouvelle expertise auprès d'un médecin agréé est nécessaire. M. D a également adressé à l'administration un arrêt de travail du 23 septembre au 23 décembre 2020 faisant état d'une " lombosciatique bilatérale invalidante et douloureuse ".
11. Ainsi, M. D, qui a effectué une démarche en vue de la reprise de ses fonctions en consultant le médecin de prévention qui a émis un avis défavorable à une telle reprise, justifie, par des raisons d'ordre médical, être dans l'impossibilité de reprendre le service. Par suite, il ne saurait être regardé comme ayant rompu le lien avec le service.
12. Il résulte de ce qui précède que le garde des sceaux, ministre de la justice ne pouvait estimer, sans erreur d'appréciation, que M. D avait rompu le lien avec le service. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, les arrêtés des 26 janvier et 21 mai 2021 radiant M. D des cadres doivent être annulés.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Le motif d'annulation des arrêtés des 26 janvier et 21 mai 2021 énoncé au point 11 implique nécessairement que M. D soit réintégré dans le corps des personnels d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire à compter du 2 février 2021. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de procéder à la réintégration de M. D à compter du 2 février 2021 et de reconstituer sa carrière depuis cette date, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. D de la somme globale de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 26 janvier et du 21 mai 2021 portant radiation des cadres de M. D sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice de réintégrer M. D dans le corps des personnels d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire à compter du 2 février 2021 et de reconstituer sa carrière depuis cette date, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. D une somme globale de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions présentées par M. D est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 5 janvier 2023.
La présidente-rapporteure,
signé
C. C L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2100984, 2106716
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026