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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2108030

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2108030

vendredi 18 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2108030
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationPrésident Rollet-Perraud
Avocat requérantDE CAUMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 septembre 2021 et le 14 avril 2022, M. A B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48 SI " en date du 4 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié le retrait de trois points sur le capital de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 30 avril 2020, lui a rappelé les précédentes décisions de retraits de points, a constaté l'invalidité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul et lui a enjoint de restituer son permis de conduire aux services préfectoraux dans un délai de dix jours ;

2°) d'annuler les décisions de retrait de points qui ont fait suite aux infractions commises les 4 mai 2009, 6 août 2009, 21 décembre 2010, 8 octobre 2011, 6 août 2011, 15 mars 2012, 6 juin 2012, 20 juillet 2012, 26 avril 2013, 3 mars 2015, 20 août 2015, 4 septembre 2017, 7 janvier 2019, 29 mai 2020, 15 février 2020 et 30 avril 2020 ;

3°) d'enjoindre à l'administration de restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions de retrait de point ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la décision " 48 SI " est illégale pour défaut de motivation dès lors qu'il n'est pas établi que les décisions de retraits points consécutives aux infractions des 20 juillet 2012 et 26 avril 2013 ont été prises sur le fondement de jugements de condamnation définitifs ;

- la décision du 4 août 2021 est illégale car le solde de son permis de conduire n'était pas nul à cette date dès lors que les décisions de retrait de point doivent être annulées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Rollet-Perraud, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au tribunal l'annulation des décisions portant retrait de points sur le solde de son permis de conduire à raison des infractions commises les 4 mai 2009, 6 août 2009, 21 décembre 2010, 8 octobre 2011, 6 août 2011, 15 mars 2012, 6 juin 2012, 20 juillet 2012, 26 avril 2013, 3 mars 2015, 20 août 2015, 4 septembre 2017, 7 janvier 2019, 29 mai 2020, 15 février 2020 et 30 avril 2020 et par voie de conséquence, l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 4 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a notifié le retrait de l'ensemble des points de son permis de conduire, a constaté l'invalidité de son titre de conduite pour défaut de points et lui a enjoint de le restituer.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral que les points retirés du permis de conduire de M. B à la suite des infractions constatées les 4 mai 2009, 6 août 2009, 21 décembre 2010 et 15 mars 2012 ont été restitués respectivement les 12 août 2010, 2 mars 2020, 21 décembre 2011 et le 6 décembre 2012 soit antérieurement à la date d'introduction de la requête. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de ces décisions et d'injonction tendant à la restitution des points afférents à ces infractions doivent être rejetées comme irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose que : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que l'accomplissement de la formalité substantielle prescrite par ces dispositions, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal, conditionne la régularité de la procédure suivie et, partant, la légalité du retrait de points. L'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document lui permettant de constater la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.

S'agissant des infractions commises les 6 juin 2012 et 3 mars 2015 :

5. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet. Lorsque le contrevenant soutient que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé et n'est, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, il lui appartient d'apporter la preuve, devant le juge du fond, de ce que l'amende a effectivement fait l'objet d'un recouvrement forcé.

6. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral du permis de conduire de M. B que les amendes forfaitaires relatives aux infractions commises les 6 juin 2012 et 3 mars 2015, et constatées par procès-verbal électronique ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. S'agissant d'infractions antérieures au 15 avril 2015, la signature du contrevenant ou la mention du refus de signer sur le procès-verbal électronique produit par le ministre en défense, ne suffit pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, le ministre de l'intérieur produit deux bordereaux de situation en date des 21 février 2015 et 24 février 2018 établissant que M. B s'est acquitté du montant des amendes auprès de la trésorerie Paris amendes. Ainsi, l'intéressé, qui ne démontre ni même n'allègue avoir été destinataire d'avis d'amende inexact ou incomplet, doit être réputé avoir reçu, préalablement au paiement de ces amendes, les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'information prévue par les dispositions précitées ne lui aurait pas été délivrée s'agissant de ces infractions.

S'agissant des infractions commises les 20 août 2015 et 30 avril 2020 :

7. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. En outre, la mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.

8. Il ressort des pièces du dossier que les infractions commises les 20 août 2015 et 30 avril 2020 ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique qui porte les mentions exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le procès-verbal relatif à l'infraction commise le 20 août 2015 comporte la signature de l'intéressé, le procès-verbal relatif à l'infraction commise le 30 avril 2020 la mention " refus de signer " et la signature de l'agent verbalisateur. Par conséquent, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions de retrait de points relatives aux infractions précitées dès lors qu'il est avéré que celui-ci a fait l'objet d'une information préalable suffisante conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

S'agissant des infractions commises les 4 septembre 2017, 7 janvier 2019, le 29 mai 2020

9. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction relevée par radar automatique ou relevée au moyen d'un procès-verbal électronique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

10. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B, que les infractions précitées ont été relevées par procès-verbal électronique et que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant à ces infractions. M. B ne justifie pas avoir été destinataire d'avis inexacts ou incomplets. Dès lors, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté pour les infractions litigieuses.

S'agissant de l'infraction commise le 15 février 2020 :

11. S'agissant de l'infraction susmentionnée constatée par radar automatique, le ministre ne produit à l'instance ni le procès-verbal correspondant ni les éléments de nature à démontrer que M. B se serait acquitté du montant de l'amende forfaitaire majorée. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur ne peut être regardé comme apportant la preuve qu'il s'est acquitté de l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour ces infractions. Par suite, M. B qui, dans les circonstances de l'espèce, a été privé d'une garantie est fondé à soutenir que la décision de retrait de points consécutive à cette infraction est intervenue au terme d'une procédure irrégulière et à en demander, pour ce motif, l'annulation.

S'agissant des infractions commises les 8 octobre 2011 et 6 août 2011 :

12. Il résulte des dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles de ses articles A. 37 à A. 37-4, que lorsqu'une contravention soumise à la procédure de l'amende forfaitaire est relevée avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, ce dernier utilise un formulaire réunissant, en une même liasse autocopiante, le procès-verbal conservé par le service verbalisateur, une carte de paiement matériellement indispensable pour procéder au règlement de l'amende et l'avis de contravention, également remis au contrevenant pour servir de justificatif du paiement ultérieur, qui comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors que le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un formulaire conforme à ce modèle et dont il est établi, notamment par les mentions portées sur le relevé d'information intégral, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.

13. En l'espèce, M. B a fait l'objet, les 6 août et 8 octobre 2011, de verbalisation après interception du véhicule. Il ressort des mentions portées sur le relevé d'information intégrale du requérant que ce dernier s'est acquitté du paiement des amendes forfaitaires relatives à ces infractions respectivement les 22 septembre 2011 et 21 octobre 2011. Dans ces conditions, M. B doit être regardé comme ayant nécessairement été destinataire des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure ayant entaché les décisions de retraits de points consécutif à ces infractions doit être écarté.

S'agissant des décisions de retraits de points consécutifs aux infractions commises les 20 juillet 2012 et 26 avril 2013 :

14. Aux termes de l'article L.223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive".

15. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral établi le 11 février 2022 que les jugements du tribunal d'instance ou de police d'Etampes et de Villejuif des 13 juin 2013 et 12 septembre 2013 relatifs aux infractions commises les 20 juillet 2012 et 26 avril 2013 ont acquis un caractère définitif les 13 juin 2013 et 30 septembre 2013. La réalité de ces infractions est donc établie.

S'agissant de la légalité de la décision " 48 SI " du 4 août 2021 :

16. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ()".

17. La décision "48 SI" du 4 août 2021, vise notamment les articles L. 223-1, L.223-3, L. 223-5-1 et L.223-5-1 et R. 223-3 dont elle fait application, récapitule l'ensemble des infractions ayant conduit aux retraits successifs de l'ensemble des points affectés au capital du titre de conduite du requérant et fait état du caractère définitif des infractions commises les 20 juillet 2012 et 26 avril 2013, établi par les jugements des 13 juin 2013 et 12 septembre 2013. Par suite, la décision précitée comportant l'ensemble des considérations de fait et de droit qui justifient son édiction, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'elle est entachée d'un défaut de motivation. Le moyen ne peut qu'être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que seule la décision de retrait d'un point qui a fait suite à l'infraction commise le 15 février 2020 est illégale et doit être annulée, le solde de points du permis de conduire de M. B reste dès lors nul. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 4 août 2021 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Ainsi qu'il a été dit plus haut, le solde de points du permis de conduire de M. B reste nul et la décision " 48 SI " du 4 août 2021 constatant l'invalidité de ce permis est maintenue. Par suite, l'annulation de la décision de retrait de point intervenue à la suite de l'infraction commise le 15 février 2020 ne saurait impliquer qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de reconnaître à M. B le bénéfice du point illégalement retiré. Les conclusions présentées aux fins d'injonction doivent par suite être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de M. B les frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré un point du permis de conduire de M. B à la suite de l'infraction commise le 15 février 2020 est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2022.

La magistrate désignée,

signé

C. CLa greffière,

signé

K. Dupré

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2108030

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