jeudi 4 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2111251 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Président Ouardes |
| Avocat requérant | DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 décembre 2021 et 13 avril 2022, Mme C A épouse B, représentée par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 12 octobre 2021 portant cessation de validité du permis de conduire pour solde de points nul ainsi que les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points sur son permis de conduire, à la suite des infractions au code de la route des 25 février 2018, 4 avril 2019, 2 juillet 2020, 27 septembre 2020, 26 octobre 2020, 9 avril 2021 et 21 novembre 2020 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points retirés à la suite des infractions commises les 25 février 2018, 4 avril 2019, 2 juillet 2020, 27 septembre 2020, 26 octobre 2020, 9 avril 2021 et 21 novembre 2020 et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle n'a pas reçu les informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel sur sa requête et au rejet du surplus.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Ouardes a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A épouse B a commis les 25 février 2018, 4 avril 2019, 2 juillet 2020, 27 septembre 2020, 26 octobre 2020, 9 avril 2021 et 21 novembre 2020, neuf infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de plusieurs points affectés à son permis de conduire. Par une décision " 48 SI ", le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire de l'intéressé en raison d'un solde de points nul. Par la présente requête, Mme A épouse B demande l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 octobre 2021 et des décisions portant retrait de points de son permis de conduire afférentes aux infractions commises les 25 février 2018, 4 avril 2019, 2 juillet 2020, 27 septembre 2020, 26 octobre 2020, 9 avril 2021 et 21 novembre 2020.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral du 2 février 2022 produit en défense, que le permis de conduire de Mme A épouse B est valide avec un solde positif de cinq points sur douze au total. Dès lors, les conclusions de Mme A épouse B tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " en ce qu'elle invalide son permis de conduire sont devenues sans objet.
3. En second lieu, il ressort des mentions du même relevé d'information intégral que l'infraction commise le 21 novembre 2020 a donné lieu à un retrait d'un point suivi d'une restitution du point le 7 décembre 2021. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait du point consécutif à l'infraction du 21 novembre 2020 sont devenues sans objet.
4. Par suite, c'est à bon droit que le ministre de l'intérieur soutient qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision " 48 SI " en ce qu'elle invalide le permis de conduire de Mme A épouse B ni sur les conclusions à fin d'annulation du retrait d'un point consécutif à l'infraction du 21 novembre 2020.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points :
En ce qui concerne l'infraction commise le 9 avril 2021 :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de l'intéressée, que l'infraction commise le 9 avril 2021 a été constatée par procès-verbal électronique. Si ces mentions établissent la réalité de l'infraction en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code la route, elles ne permettent pas d'établir que Mme A épouse B aurait reçu l'avis de contravention comportant les informations exigées par l'article L. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, à défaut pour le ministre, à qui incombe la charge de la preuve, de produire une attestation de situation du trésorier principal du contrôle automatisé permettant d'établir que le contrevenant se serait acquitté de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction mentionnée ci-dessus, et aurait en conséquence nécessairement eu connaissance des titres exécutoires correspondant, celui-ci ne peut être regardé comme apportant la preuve qu'il s'est acquitté de son obligation d'information prévue par les dispositions du code de la route.
En ce qui concerne les infractions commises les 26 octobre 2020, 27 septembre 2020, 2 juillet 2020, 4 avril 2019 et 25 février 2018 :
6. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de l'intéressé, que les infractions commises les 26 octobre 2020, 27 septembre 2020, 2 juillet 2020, 4 avril 2019 et 25 février 2018 ont été constatées par un radar automatique. Si ces mentions établissent la réalité de l'infraction en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code la route, elles ne permettent pas d'établir que Mme A épouse B aurait reçu l'avis de contravention comportant les informations exigées par l'article L. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, à défaut pour le ministre, à qui incombe la charge de la preuve, de produire une attestation de situation du trésorier principal du contrôle automatisé permettant d'établir que le contrevenant se serait acquitté de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction mentionnée ci-dessus, et aurait en conséquence nécessairement eu connaissance des titres exécutoires correspondant, celui-ci ne peut être regardé comme apportant la preuve qu'il s'est acquitté de son obligation d'information prévue par les dispositions du code de la route.
7. Il résulte de ce qui précède qu'il y a seulement lieu d'annuler les décisions de retrait de treize points consécutives aux infractions commises par Mme A épouse B les 9 avril 2021, 26 octobre 2020, 27 septembre 2020, 2 juillet 2020, 4 avril 2019 et 25 février 2018.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à Mme A épouse B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, son permis de conduire ainsi que les points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite des infractions des 9 avril 2021, 26 octobre 2020, 27 septembre 2020, 2 juillet 2020, 4 avril 2019 et 25 février 2018 dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé. Il y a donc lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais du litige :
9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que Mme A épouse B demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 octobre 2021 en ce qu'elle invalide son permis de conduire ni sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait de points afférente à l'infraction commise le 21 novembre 2020.
Article 2 : Les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 9 avril 2021, 26 octobre 2020, 27 septembre 2020, 2 juillet 2020, 4 avril 2019 et 25 février 2018 sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à Mme A épouse B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, son permis de conduire ainsi que les points illégalement retirés, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A épouse B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.
Le magistrat désigné,
signé
P. Ouardes
La greffière,
signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026