lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201597 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GONIDEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 février et 31 mars 2022, M. F, représenté par l'AARPI Accattone, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de l'obligation de quitter le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
à l'encontre de l'arrêté attaqué :
- il est entaché d'incompétence, faute pour son auteur de justifier de l'absence ou de l'empêchement des personnes ayant une " compétence primaire " par rapport à lui, et d'une délégation de signature consentie à cette fin ;
à l'encontre de la décision refusant l'admission au séjour :
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de forme, dès lors que, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration, elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'est pas établi que l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a été émis dans des conditions régulières ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit, dès lors que le préfet s'est estimé lié par l'avis émis par le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine ; qu'il ne pourrait pas y faire l'objet d'examens d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ;
- il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il est intégré professionnellement en France ;
à l'encontre de la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui refusant l'admission au séjour ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle, dès lors qu'il réside en France depuis près de 5 ans ;
à l'encontre de la décision fixant un délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle, dès lors qu'il réside en France depuis près de 5 ans ;
à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le décret n° 96-1088 du 9 décembre 1996 portant publication de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes (ensemble deux échanges de lettres), signée à Bamako le 26 septembre 1994 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Benoit, rapporteure,
- et les observations de Me David, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, né le 31 décembre 1996, de nationalité malienne, a déclaré être entré en France le 3 février 2017. Sa demande d'asile a été rejetée le 15 février 2018 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides, et le 26 septembre 2018 par la cour nationale du droit d'asile. Il a sollicité le 14 septembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 24 janvier 2022, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a rejeté cette demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de l'obligation de quitter le territoire français.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut-être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " () / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. B à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté attaqué :
3. Par un arrêté n° 2021-PREF-DCPPAT-BCA-278 du 9 décembre 2021, d'ailleurs visé par l'arrêté attaqué, régulièrement publié au recueil n° 190 des actes administratifs de l'Etat dans le département de l'Essonne du même jour, le préfet de l'Essonne a donné délégation à M. D A, signataire de l'arrêté attaqué, en sa qualité de directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer, en toutes matières ressortissant à ses attributions, notamment, tous arrêtés, actes, décisions, mémoires, pièces, documents et correspondances relevant du ministère de l'intérieur, à l'exclusion d'actes limitativement énumérés au nombre desquels ne figurent pas les décisions individuelles prises en matière de police administrative des étrangers. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant l'admission au séjour :
4. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision attaquée vise les textes dont elle fait application, et comporte les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Après avoir cité la teneur de l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, elle indique que M. B ne peut pas prétendre à la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est précisé que le requérant n'est pas exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré d'un vice de forme en raison de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. Il ne ressort pas de pièces du dossier que le préfet de l'Essonne n'aurait pas procédé à l'examen complet de sa situation personnelle. Ce moyen doit être écarté.
7. Le moyen, tiré d'un vice de procédure qui résulterait de ce qu'il n'est pas établi que l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a été émis dans des conditions régulières, est dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Il doit, par suite, être écarté.
8. Il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet de l'Essonne se serait estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
9. Aux termes de l'article 10 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes du 26 septembre 1994 : " (). / Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les nationaux maliens doivent posséder un titre de séjour. Ces titres de séjour sont délivrés et renouvelés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / (). Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. "
10. Pour prendre la décision attaquée, le préfet de l'Essonne s'est fondé sur l'avis émis le 8 décembre 2021 par le collège de médecins de l'OFII, aux termes duquel l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, et qu'au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers le pays d'origine. Le compte-rendu d'hospitalisation du requérant établi le 3 mai 2021 précise que celle-ci avait pour objet la surveillance post-opératoire de l'exérèse d'un méningiome front-pariétal gauche. Il précise que " Les suites opératoires sont simples avec le déficit moteur toujours présent au membre supérieur droit à type de déficit de préhension de la main droite coté à 4/5. / Poursuite de son traitement habituel par Keppra et Cortancyl. / L'évolution est favorable et le patient est transféré en service de neurochirurgie pour suite de la prise en charge () ". Vingt séances de kinésithérapie motrice lui ont été prescrites le 5 mai 2021. Pour soutenir qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine, le requérant se borne à produire aux débats une lettre du docteur E du 21 juin 2021 non circonstanciée, indiquant qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un suivi régulier en neurochirurgie et par IRM dans son pays d'origine, et à faire référence à des données d'ordre général sur le système de santé au Mali. Ces éléments ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII. Le moyen tiré d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
11. Il ressort du questionnaire produit par M. B à l'appui de sa demande de titre de séjour qu'il est célibataire et sans enfant, et qu'il est dépourvu d'attaches familiales en France. Il en ressort également que ses parents résident dans son pays d'origine, où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 20 ans. Le requérant ne produit aucun élément relatif à des liens personnels dont il disposerait en France. Dans ces conditions, eu égard aux circonstances propres à la vie familiale du requérant, compte tenu des conditions de son séjour en France et nonobstant son effort d'intégration professionnelle, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant l'admission au séjour.
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
13. Il résulte de ce qui a été dit au point 12 que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui refusant l'admission au séjour. Ce moyen doit être écarté.
14. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit être écarté.
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 11, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire :
18. Il résulte de ce qui a été dit au point 17 que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
19. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10, 11, 14 et 15, les moyens tirés d'une méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle, doivent être écartés.
20. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
21. Il résulte de ce qui a été dit au point 17 que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
22. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination, en cas d'exécution d'office de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
24. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par M. B doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. de Miguel, président,
Mme Rivet, première conseillère,
Mme Benoit, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
C. Benoit
Le président,
Signé
F-X. de Miguel La greffière,
Signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026