jeudi 8 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204276 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2022, Mme D B et M. C B, représentés par Me Josseaume, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert spécialisé en immobilier et construction, qui sera chargé de déterminer la nature et l'importance des désordres affectant leur propriété, ainsi que les responsabilités encourues en raison de l'implantation par la commune de ralentisseurs au droit de leur propriété.
Ils soutiennent que :
- A la suite de l'installation de ralentisseurs, par la commune de Viroflay, au droit de leur propriété située au 12, rue Corneille à Viroflay (78220), de nombreux désordres sont apparus, parmi lesquels des fissures, des nuisances sonores et des vibrations.
- l'expertise sollicitée est utile afin de déterminer la nature des désordres, leur étendue, les responsabilités encourues, ainsi que leurs conséquences.
-
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2022, la commune de Viroflay, représenté par son maire en exercice, ayant pour avocat Me Lubac, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la mesure d'expertise sollicitée n'est pas utile, dès lors que la commune n'est pas responsable des désordres survenus sur le terrain des requérants, et que ces désordres ne présentent aucun lien de causalité avec les ouvrages qui lui appartiennent.
Vu les autres pièces du dossier,
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, Mme A, première vice-présidente, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532- 1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de ces dispositions doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. L'expertise sollicitée vise à déterminer la nature des désordres, leur étendue, les responsabilités encourues, et leurs conséquences à la suite de l'installation de ralentisseurs, par la commune de Viroflay, au droit de la propriété de M. et Mme B. Si la commune de Viroflay conteste l'utilité de cette mesure, en invoquant l'absence de lien de causalité entre les dommages causés à l'habitation des requérants et la présence de ralentisseurs, toutefois, en l'état de l'instruction, tout lien de causalité n'est manifestement pas exclu entre le préjudice à évaluer et la présence des ouvrages en cause. Il y a donc lieu de faire droit à la demande de M. et Mme B, qui présente un caractère utile, et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. E est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux après avoir convoqué les parties et décrire l'état de la maison d'habitation située au 12, rue Corneille, sur le territoire de la commune de Viroflay, ainsi que les ouvrages de type ralentisseurs installés sur le dit emplacement ;
2°) se faire communiquer toutes pièces et documents utiles pour l'accomplissement de sa mission et entendre tous sachants ;
3°) déterminer les causes des dommages subis par la maison d'habitation située au 12, rue Corneille, sur le territoire de la commune de Viroflay ; donner toutes les précisions utiles relatives aux conséquences de la présence des ralentisseurs sur le dit emplacement ; apprécier si, et dans quelle mesure, les ouvrages installés sur et à proximité de cet emplacement peuvent être à l'origine des dommages subis par celui-ci ;
4°) déterminer les travaux nécessaires pour mettre fin à ces dommages ; en déterminer le coût à partir de devis fournis par les parties ;
5°) fournir tous éléments techniques et de fait permettant au tribunal, éventuellement saisi d'une action au fond, de statuer sur les responsabilités encourues, comme la réparation des préjudices subis par M. et Mme B.
En présence :
- de Mme D B,
- de M. C B,
- de la commune de Viroflay,
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L'expert notifiera son rapport en deux exemplaires dont une version électronique au greffe dans un délai de 6 mois à compter de fin des travaux. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, à M. C B, à la commune de Viroflay, et à M. M. E, expert.
Fait à Versailles, le 8 septembre 202
La première vice-présidente,
signé
Isabelle A
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026