vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204569 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Crandal |
| Avocat requérant | CALLON AVOCAT ET CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire de production de pièces, enregistrés le 13 juin 2022 et le 31 janvier 2023, M. D E et Mme A B, représentés par Me Callon, demandent au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de leur recours du 14 février 2022 contre la décision du 13 décembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental des Yvelines a rejeté la demande de prise en charge des frais d'hébergement en établissement médico-social de M. E au titre de l'aide sociale aux personnes âgées. Ils demandent au tribunal d'enjoindre au président du conseil départemental de prendre en charge les frais d'hébergement de M. E au titre de l'aide sociale aux personnes âgées sous astreinte de 200 euros par jour de retard dans un délai de 10 jours à compter de la décision. Ils demandent enfin de mettre à la charge du département des Yvelines la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées ne sont pas motivées ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, le département des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'incompétence matérielle sera écartée, la délégation de signature étant établie ;
- l'aide sociale est subsidiaire et n'intervient qu'en dernier ressort, lorsque la personne ne parvient pas à subvenir à ses besoins par ses propres moyens et ceux de ses débiteurs d'aliments ;
- eu égard au coût mensuel de la maison de retraite et de la capacité de M. E à participer à ses frais d'hébergement à hauteur de 635,49 euros par mois, le reste à charge s'établit à 1471,51 euros par mois ;
- M. E peut participer aux frais à hauteur de 635,49 euros par mois en gardant à disposition une somme mensuelle de 109 euros ;
- compte tenu des revenus du foyer de Mme E et de M. B comprenant trois personnes, qui s'élèvent à 13 317 euros par mois, la requérante peut participer, en qualité de débiteur d'aliment, aux frais d'hébergement de son père restant à charge ;
- le niveau des revenus de M. E et du foyer de sa fille ne permettent pas de prise en charge des frais d'hébergement en maison de retraite au titre de l'aide sociale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. Crandal, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative selon la procédure prévue par cet article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E est accueilli dans l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Champsfleur au Mesnil-le-Roi depuis le mois d'août 2021. Il a sollicité la prise en charge de ses frais d'hébergement au titre de l'aide sociale aux personnes âgées le 8 octobre 2021. Par une décision du 13 décembre 2021 le président du conseil départemental des Yvelines a rejeté cette demande au motif que M. E pouvait régler les frais de séjour avec l'ensemble de ses revenus et l'aide de ses débiteurs d'aliments, à savoir sa fille, Mme A B née E. Par une décision implicite née le 17 avril 2022, le président du conseil départemental des Yvelines a rejeté le recours administratif préalable formé à l'encontre de cette décision. M. D E et Mme A B, demandent l'annulation de ces décisions et demandant à ce qu'il soit enjoint au président du conseil départemental de leur accorder cette prise en charge.
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration détermine les droits d'une personne à l'aide sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette prestation d'aide sociale qu'à sa qualité de juge de plein contentieux d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.
3. Il résulte du point 2 que les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision attaquée et de l'absence de motivation, qui plus est dirigés contre une décision implicite qui s'est substituée à la décision initiale à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire, ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
4. Aux termes de l'article L. 113-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne âgée de soixante-cinq ans privée de ressources suffisantes peut bénéficier, soit d'une aide à domicile, soit d'un accueil chez des particuliers ou dans un établissement ". Aux termes de l'article L. 132-3 du même code : " Les ressources de quelque nature qu'elles soient à l'exception des prestations familiales, dont sont bénéficiaires les personnes placées dans un établissement au titre de l'aide aux personnes âgées ou de l'aide aux personnes handicapées, sont affectées au remboursement de leurs frais d'hébergement et d'entretien dans la limite de 90 %. Toutefois les modalités de calcul de la somme mensuelle minimum laissée à la disposition du bénéficiaire de l'aide sociale sont déterminées par décret () ". Le premier alinéa de son article L. 132-1 prévoit que, pour l'appréciation des ressources des postulants à l'aide sociale, il est tenu compte des revenus professionnels et autres et de la valeur en capital des biens non productifs de revenu, qui est évaluée dans les conditions fixées par voie réglementaire. Enfin, aux termes de l'article R. 231-6 du code de l'action sociale et des familles : " La somme minimale laissée mensuellement à la disposition des personnes placées dans un établissement au titre de l'aide sociale aux personnes âgées, par application des dispositions des articles L. 132-3 et L. 132-4 est fixée, lorsque l'accueil comporte l'entretien, à un centième du montant annuel des prestations minimales de vieillesse, arrondi à l'euro le plus proche. Dans le cas contraire, l'arrêté fixant le prix de journée de l'établissement détermine la somme au-delà de laquelle est opéré le prélèvement de 90 % prévu audit article L. 132-3. Cette somme ne peut être inférieure au montant des prestations minimales de vieillesse ".
5. Il résulte des dispositions des articles L. 132-3 et R. 231-6 du code de l'action sociale et des familles que les personnes âgées hébergées en établissement au titre de l'aide sociale doivent pouvoir disposer librement de 10 % de leurs ressources et que la somme ainsi laissée à leur disposition ne peut être inférieure à 1 % du minimum vieillesse. Ces dispositions doivent être interprétées comme devant permettre à ces personnes de subvenir aux dépenses qui sont mises à leur charge par la loi et sont exclusives de tout choix de gestion, telles que les frais de tutelle. Il suit de là que la contribution de 90 % prévue à l'article L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles doit être appliquée sur une assiette de ressources diminuée de ces dépenses.
6. En outre, eu égard aux exigences résultant du onzième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel se réfère le Préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 en vertu duquel la nation garantit à tous la protection de la santé, les dispositions du code de l'action sociale et des familles doivent être interprétées comme imposant également de déduire de l'assiette soit la part des tarifs de sécurité sociale restant à la charge des assurés sociaux du fait des dispositions législatives et réglementaires et le forfait journalier prévu par l'article L. 174-4 du code de la sécurité sociale, soit les cotisations d'assurance maladie complémentaire nécessaires à la couverture de ces dépenses.
7. Aux termes de l'article 205 du code civil : " Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin ". Aux termes de l'article L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les personnes tenues à l'obligation alimentaire instituée par les articles 205 et suivants du code civil sont, à l'occasion de toute demande d'aide sociale, invitées à indiquer l'aide qu'elles peuvent allouer aux postulants et à apporter, le cas échéant, la preuve de leur impossibilité de couvrir la totalité des frais. / () La proportion de l'aide consentie par les collectivités publiques est fixée en tenant compte du montant de la participation éventuelle des personnes restant tenues à l'obligation alimentaire. La décision peut être révisée sur production par le bénéficiaire de l'aide sociale d'une décision judiciaire rejetant sa demande d'aliments ou limitant l'obligation alimentaire à une somme inférieure à celle qui avait été envisagée par l'organisme d'admission () ". Aux termes de l'article R. 132-9 du même code : " Pour l'application de l'article L. 132-6, le postulant fournit, au moment du dépôt de sa demande, la liste nominative des personnes tenues envers lui à l'obligation alimentaire définie par les articles 205 à 211 du code civil, lorsqu'il sollicite l'attribution d'une prestation accordée en tenant compte de la participation de ses obligés alimentaires. / Ces personnes sont invitées à fixer leur participation éventuelle aux dépenses susceptibles d'être engagées en faveur du postulant ou à l'entretien de ce dernier. / La décision prononcée dans les conditions prévues par l'article L. 131-2 est notifiée à l'intéressé et, le cas échéant, aux personnes tenues à l'obligation alimentaire en avisant ces dernières qu'elles sont tenues conjointement au remboursement de la somme non prise en charge par le service d'aide sociale et non couverte par la participation financière du bénéficiaire. A défaut d'entente entre elles ou avec l'intéressé, le montant des obligations alimentaires respectives est fixé par l'autorité judiciaire de la résidence du bénéficiaire de l'aide sociale ". En vertu de ces dispositions, les personnes tenues à l'obligation alimentaire instituée par les articles 205 et suivants du code civil sont, à l'occasion de toute demande d'aide sociale, invitées à indiquer l'aide qu'elles peuvent allouer aux postulants et à apporter, le cas échéant, la preuve de leur impossibilité de couvrir la totalité des frais. Aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'action sociale et des familles : " En cas de carence de l'intéressé, le représentant de l'Etat ou le président du conseil départemental peut demander en son lieu et place à l'autorité judiciaire la fixation de la dette alimentaire et le versement de son montant, selon le cas, à l'Etat ou au département qui le reverse au bénéficiaire, augmenté le cas échéant de la quote-part de l'aide sociale ".
8. Il résulte de ces dispositions que l'aide sociale est subsidiaire, que son montant est fixé en tenant compte de la participation des personnes tenues à l'obligation alimentaire et qu'elle intervient, par conséquent, après l'aide possible apportée par les obligés alimentaires ou en complément de celle-ci. En vertu de l'article L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles, les personnes tenues à l'obligation alimentaire instituée par les articles 205 et suivants du code civil sont, à l'occasion de toute demande d'aide sociale, invitées à indiquer l'aide qu'elles peuvent allouer aux postulants et à apporter, le cas échéant, la preuve de leur impossibilité de couvrir la totalité des frais.
9. Il résulte également de ces dispositions que, si le juge de l'aide sociale, pour se prononcer sur le montant de l'aide que doit apporter la collectivité publique, est appelé à apprécier la contribution globale que peuvent apporter les obligés alimentaires, sans qu'il soit en son pouvoir de fixer la charge individuelle assignée à chacun, ce que seul peut faire le juge judiciaire, il lui revient néanmoins d'évaluer l'effectivité de l'évaluation des capacités individuelles à laquelle a procédé le département. En revanche, il n'a plus à le faire si la question a été tranchée par le juge judiciaire, dont la décision s'impose à lui.
10. En l'espèce, et d'une part, il est constant que la capacité de M. D E à participer à ses frais d'hébergement s'élève, eu égard au montant et à la nature de ses ressources et par application des dispositions citées au point 4, à 635,49 euros par mois. Il est également constant que, compte tenu des frais d'hébergement mensuels de M. E à l'EHPAD Champsfleur au Mesnil-le-Roi, le reste à charge s'élève à la somme mensuelle de 1474,51 euros.
11. D'autre part, il résulte de l'instruction que les revenus du foyer de Mme et de M. B ont été évalués par le département des Yvelines au montant de 13 317 euros par mois. Il résulte également de l'instruction, d'une part notamment de l'avis d'imposition versé au dossier, que le revenu fiscal de référence mensuel du foyer de Mme B s'élevait à 11 981 euros en 2021. D'autre part, les requérants ont communiqué une pièce établissant leur revenu mensuel à 12 854 euros. Si les requérants allèguent que le montant total de leurs charges mensuelles est de 12 107 euros, ils n'en rapportent aucune justification. En tout état de cause, ainsi qu'il est dit au point 7, la détermination du montant de l'aide à apporter par les personnes tenues à l'obligation alimentaire ressortit à la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, en estimant que les frais d'hébergement en EHPAD de M. E pouvaient être réglés par l'ensemble de ses revenus et l'aide de son débiteur d'aliment, le président du conseil départemental des Yvelines a fait une juste appréciation de ses droits à l'aide sociale et n'a, en conséquence, pas entaché d'illégalité sa décision du 17 avril 2022.
12. Il y a lieu de préciser que le barème de participation des débiteurs d'aliments du département des Yvelines fixe, tel qu'il est issu de la délibération du 22 janvier 2016, à 4 060 euros le seuil de ressources au-dessous duquel aucune participation ne peut être demandée à un débiteur d'aliment dont le foyer se compose, ainsi qu'il en est pour celui de Mme B, de trois personnes. Par conséquent, les ressources de Mme B sont au-delà du seuil prévu par le barème de participation des débiteurs d'aliments du département des Yvelines.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite née le 17 avril 2022 du président du conseil départemental des Yvelines rejetant le recours administratif préalable obligatoire contre sa décision du 13 décembre 2021 rejetant la demande d'aide sociale pour la prise en charge des frais d'hébergement de M. E ne peut qu'être rejetée. Par voie de conséquence, sont également rejetées les conclusions à fin d'enjoindre au président du conseil départemental d'accorder cette aide sous astreinte ainsi que les conclusions à fin que soit mise à la charge du conseil départemental des Yvelines une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E et de Mme A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Mme A B et au département des Yvelines.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023.
Le magistrat désigné,
signé
J-M C
La greffière,
signé
B. Dalla Guarda
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2204569
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026