LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2204782

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2204782

jeudi 15 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2204782
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7éme chambre
Avocat requérantMAGBONDO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juin 2022, M. B A, représenté par Me Magbondo demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'arrêté attaqué :

- a été pris par une autorité incompétente ne disposant pas de délégation de signature ;

- est insuffisamment motivé ;

- a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'arrêté ne fait pas mention du rapport médical sur la base duquel a été rendu l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ; qu'il n'est pas établi que les médecins de ce collège aient été régulièrement désignés et que le médecin instructeur n'ait pas siégé dans le collège ; l'avis n'a pas été rendu dans le délai prescrit de 3 mois suivant sa saisine ;

- méconnaît les articles L. 114-5 et L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que le préfet ne lui a pas demandé de produire les documents complémentaires permettant d'établir sa contribution à l'entretien et l'éducation de ses enfants ;

- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que son état de santé nécessite un suivi régulier et qu'il n'est pas établi que les caractéristiques du système de santé de son pays d'origine puissent l'assurer ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant, dès lors que cette décision a pour effet de le séparer de ses enfants, ainsi que sa compagne de son enfant de nationalité française issu d'une précédente union ;

- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de la communauté de vie avec sa fille, et qu'il est dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête, en l'absence de bien-fondé des moyens invoqués.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. de Miguel a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant de nationalité congolaise né le 6 avril 1973 à Kinshasa (RDC), serait entré en France en février 2014, selon ses déclarations. Il a sollicité le 22 février 2021 un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 mai 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, le sous-préfet de Palaiseau a reçu par un arrêté n° 2022-PREF-DCPPAT-BCA-065 du 21 avril 2022, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de cette préfecture, délégation du préfet de l'Essonne pour signer l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté querellé vise les textes dont il est fait application et fait état des circonstances de fait propres à la situation personnelle et familiale de M. A. Dans ces conditions, cet arrêté mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations. () ". Aux termes de l'article L. 114-8 du même code : " Une administration chargée de traiter une demande () fait connaître à la personne concernée les informations ou données qui sont nécessaires à cette fin () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne n'a pas rejeté la demande de titre de séjour de M. A au motif qu'elle aurait été incomplète. Il s'est en effet borné à constater, pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, que l'intéressé ne justifiait pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants de nationalité congolaise, nés en 2016 et 2019. Ainsi, dès lors que sa demande n'était pas incomplète, en ce qu'elle comportait toutes les pièces et informations " exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur ", au sens des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration précité, le préfet n'était pas tenu de demander à l'intéressé de compléter son dossier. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article et de l'article L. 114-8 du même code doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () / Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 dudit code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical () ".

7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative saisie d'une demande de titre de séjour présentée par un ressortissant étranger en raison de son état de santé de se prononcer au vu de l'avis émis par un collège de médecins nommés par le directeur général de l'OFII. Préalablement à l'avis rendu par ce collège d'experts, un rapport médical relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. Au nombre des éléments de procédure que doit mentionner l'avis rendu par le collège de médecins doit figurer, notamment, le nom du médecin de l'OFII qui a établi le rapport médical de façon à permettre à l'autorité administrative de s'assurer, préalablement à sa décision, que ce médecin ne siège pas au sein du collège qui rend l'avis, et, par suite, de la composition régulière de ce collège.

8. En l'espèce, le préfet de l'Essonne a communiqué l'avis émis le 19 mai 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) concernant la situation de M. A. Il est ainsi établi que cet avis, qui a été rendu sur la base du rapport médical préalablement établi par un médecin-rapporteur, porte la signature ainsi que l'identification des trois médecins ayant délibéré sur la situation du requérant, qui ont été désignés par décision du 18 mars 2019 du directeur de l'OFII régulièrement publiée et parmi lesquels ne figurait pas le docteur ayant rédigé le rapport médical. En outre, si les dispositions précitées de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoient que l'avis du collège de médecins est rendu dans un délai de trois mois à compter de la transmission par le demandeur des éléments médicaux le concernant, le respect de ce délai n'est pas prescrit à peine d'irrégularité de la procédure. Le moyen doit donc être écarté.

9. En cinquième lieu, dans son avis du 19 mai 2021, le collège de médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de M. A nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut devrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques de son système de santé. M. A ne produit toutefois à l'appui de sa requête qu'un certificat médical daté du 2 juin 2022 par lequel le médecin traitant du requérant indique que celui-ci nécessite un suivi régulier pour son traitement, qui, par son caractère peu circonstancié, n'est pas de nature à remettre utilement en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'OFII. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. L'arrêté n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

10. En sixième lieu, M. A se prévaut de la présence en France de trois enfants de nationalité congolaise, nés respectivement le 6 mars 2016 et le 29 juillet 2021. Il évoque également la présence du fils de sa compagne, issu d'une précédente union. Toutefois, le requérant se borne à produire six attestations qui témoignent que M. A accompagne ses enfants et le fils de sa compagne à l'école, à des consultations médicales et à une consultation au centre de protection maternelle et infantile (PMI), ces seuls éléments étant insuffisants à établir une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Si M. A se prévaut d'une relation avec la mère de ses trois enfants, il ne fournit au dossier aucun document de nature à justifier d'une relation stable et établie avec la personne qu'il présente comme sa compagne ni d'une vie familiale effective. Il ressort également des pièces du dossier que M. A est sans emploi et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où réside sa fratrie et où il a vécu jusqu'à l'âge de 41 ans. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

11. Compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, le requérant ne démontrant pas la réalité ni l'intensité de sa vie privée et familiale avec ses enfants, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté une atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. De même, l'arrêté attaqué n'a pas pour effet de séparer sa compagne de son enfant. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fins d'injonction et tendant à la condamnation aux frais de l'instance.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 1er septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Ouardes, président,

M. de Miguel, premier conseiller,

Mme Mathé, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2022.

Le rapporteur,

signé

F-X de Miguel

Le président,

signé

P. Ouardes

La greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions