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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2300116

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2300116

jeudi 22 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2300116
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation8ème chambre
Avocat requérantMOISSAGA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 février 2022 et 14 avril 2023, Mme C B, représentée par Me Moissaga, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de bien vouloir exécuter le jugement n°s 0808392- 0902936 du 6 février 2012 du tribunal administratif de Versailles en ce qu'il a lui a enjoint de réexaminer sa situation administrative aux fins de l'inscrire sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel d'accès au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement au titre de l'année 2007 et de l'intégrer, en conséquence, dans ce corps devenu corps des attachés principaux d'administration de l'Etat ;

2°) d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de procéder à la régularisation de sa situation administrative au niveau indiciaire et de ses traitements, y compris la nouvelle bonification indiciaire et les autres indemnités, ces sommes étant assorties des intérêts au taux légal majorés de cinq points et ce à compter de son admission au concours de l'examen professionnel d'attaché principal d'administration de l'équipement de 2007 ;

3°) d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de lui communiquer les éléments justifiant de son intégration dans le corps des attachés principaux d'administration de l'Etat, du rattrapage de sa situation administrative et de la régularisation de ses traitements, y compris les indemnités auxquelles elle a droit ;

4°) d'assortir les injonctions qui seront prononcées d'une astreinte de 150 euros par jour de retard jusqu'à l'exécution complète du jugement du 6 février 2012 ;

5°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle a subi pendant dix ans ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le ministre de la transition écologique et solidaire n'a pas exécuté l'injonction prononcée par l'article 2 du jugement du 6 février 2012, malgré ses demandes en ce sens ;

- il y a lieu de réitérer l'injonction prononcée par ce jugement et de l'assortir d'une astreinte de 150 euros par jour de retard ;

- elle a de nouveau été admise à l'examen professionnel des attachés d'administration de l'Etat au titre de l'année 2011, subissant ainsi un retard de quatre ans dans son avancement en raison du refus illégal de l'administration de l'inscrire sur la liste des candidats admis en 2007 ;

- il convient d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de l'intégrer dans le corps des attachés principaux d'administration de l'Etat à compter de 2007 ;

- il y a également lieu de lui enjoindre de procéder au rattrapage de sa situation administrative, y compris pour son avancement, de régulariser ses traitements, y compris la NBI et les indemnités auxquelles elle a droit, en raison de son intégration dans le corps des attachés principaux de l'administration de l'Etat avec intérêts au taux légal majorés de cinq points ;

- il convient d'enjoindre à l'administration de justifier la régularisation de sa situation ;

- la prescription quadriennale ne saurait être opposée à une décision de justice passée en force de chose jugée ;

- elle a subi un préjudice en raison de l'inexécution du jugement du tribunal pendant dix ans et est fondée à demander l'indemnisation du préjudice moral subi à hauteur de 2 000 euros.

Par une ordonnance du 6 janvier 2023, la présidente du tribunal administratif de Versailles a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

La procédure a été communiquée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées par Mme B en l'absence de demande indemnitaire préalable de nature à lier le contentieux.

Des observations en réponse à la communication de ce moyen susceptible d'être relevé d'office ont été présentées pour Mme B, le 7 juin 2023.

Un mémoire, enregistré le 4 juin 2023, présenté pour Mme B, n'a pas été communiqué.

Vu :

- le jugement du tribunal administratif de Versailles n°s 0808392 - 0902936 du 6 février 2012 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code monétaire et financier ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 relative aux astreintes prononcées en matière administrative et à l'exécution des jugements par les personnes morales de droit public ;

- le décret n° 2005-1215 du 26 septembre 2005 ;

- l'arrêté du 13 février 2007 fixant les règles d'organisation et de déroulement de l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement ;

- l'arrêté du 26 février 2007 autorisant au titre de l'année 2007 l'ouverture de l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grenier,

- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique,

- et les observations de M. A pour le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'exécution du jugement du 6 février 2012 :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". L'article L. 911-6 du même code énonce que : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêt ". Selon l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle () / Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet. ".

2. Il appartient au juge saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative d'apprécier l'opportunité de compléter les mesures déjà prescrites ou qu'il prescrit lui-même par la fixation d'un délai d'exécution et le prononcé d'une astreinte suivi, le cas échéant, de la liquidation de celle-ci, en tenant compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.

3. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 3 janvier 2008, le ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement du territoire a refusé d'inscrire Mme B, attachée d'administration, sur la liste des candidats admis à la session 2007 de l'examen professionnel d'accès au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement. Par une décision du 22 avril 2008, il a rejeté le recours gracieux que lui a adressé Mme B, le 13 mars 2008, tendant à l'annulation de cette décision. Par un jugement n°s 0808392 - 0902936 du 6 février 2012, le tribunal administratif de Versailles a, par l'article 1er du dispositif de ce jugement, annulé les décisions des 3 janvier et 22 avril 2008 en estimant qu'elles étaient entachées d'une erreur de droit, par l'article 2, enjoint au ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement du territoire de réexaminer la situation de Mme B " aux fins de l'inscrire sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel d'accès au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement au titre de l'année 2007 " et enfin, par son article 3, mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Mme B demande au tribunal d'enjoindre à l'administration d'exécuter l'injonction prononcée par l'article 2 du dispositif ce jugement.

4. Aux termes de l'article 23 du décret du 26 septembre 2005 portant dispositions statutaires communes applicables aux corps des attachés d'administration et à certains corps analogues, alors en vigueur : " Peuvent être promus au grade d'attaché principal les attachés d'administration inscrits sur un tableau annuel d'avancement établi, après avis de la commission administrative paritaire, à l'issue d'une sélection par voie d'examen professionnel () / Les candidats admis à l'examen par le jury sont inscrits au tableau annuel d'avancement dans l'ordre de priorité des nominations, établi, après avis de la commission administrative paritaire compétente, au vu de leur valeur professionnelle. S'ils ne sont pas promus au titre de l'année considérée, ils conservent le bénéfice de leur admission à l'examen au titre des tableaux annuels d'avancement suivants, selon l'ordre de priorité des nominations arrêté chaque année après avis de la commission administrative paritaire compétente (). ". En vertu de l'article 7 de l'arrêté du 13 février 2007 fixant les règles d'organisation et de déroulement de l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement, alors en vigueur : " Pour chaque session de l'examen professionnel, le jury : / 1. Fixe la barre d'admissibilité et établit la liste par ordre alphabétique des candidat(e)s admissibles, après l'épreuve d'admissibilité ; seul(e)s les candidat(e)s ayant obtenu un nombre total de points au moins égal à 30 points, soit une note au moins égale à 10 sur 20, peuvent être déclarés admissibles ; / 2. Etablit la liste par ordre alphabétique des candidat(e)s admis(e)s, après l'épreuve d'admission. Seul(e)s les candidat(e)s ayant obtenu un nombre total de points au moins égal à 80 points, soit une note au moins égale à 10 sur 20, peuvent être déclaré(e)s admis(e)s. / Lorsque plusieurs candidat(e)s réunissent le même nombre de points à l'issue de l'épreuve d'admission, la priorité est accordée à celui ou celle d'entre eux qui a obtenu le plus grand nombre de points à l'épreuve d'admission. / Le jury ne peut retenir un nombre de candidats supérieur à celui des postes à pourvoir. / Les candidat(e)s admis(e)s à l'examen par le jury sont inscrit(e)s au tableau annuel d'avancement dans l'ordre de priorité des nominations, établi après avis de la commission administrative paritaire. ". En outre, l'arrêté du 26 février 2007 autorisant au titre de l'année 2007 l'ouverture de l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement fixe à 102 le nombre total de places à cet examen.

5. D'une part, il résulte de ces dispositions que l'inscription sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal n'emporte pas nécessairement promotion au titre de l'année considérée, dès lors que les candidats sont inscrits au tableau d'avancement dans l'ordre de priorité des nominations établi après avis de la commission administrative paritaire compétente au vu de leur valeur professionnelle.

6. D'autre part, il résulte de l'instruction que Mme B a été admise à l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement au titre de l'année 2007, sans toutefois être effectivement inscrite sur la liste des candidats admis. Les décisions des 3 janvier et 22 avril 2008 refusant son inscription sur la liste des candidats admis ont cependant été annulées par le jugement du 6 février 2012. Il est constant que l'injonction prononcée par l'article 2 du dispositif de ce jugement n'a pas été exécutée.

7. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires d'inscrire Mme B sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement au titre de l'année 2007 et d'en tirer toutes les conséquences de droit sur son inscription au tableau annuel d'avancement ainsi que, en fonction de l'ordre de priorité des nominations, sur la date effective de son avancement au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement et de régulariser sa situation administrative et le versement de ses traitements, y compris les indemnités auxquelles elle avait droit à compter de la date à laquelle elle aurait été promue au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement si elle avait été inscrite dès l'année 2007 sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel pour l'accès à ce grade.

8. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires d'une part, de procéder au réexamen de la situation de Mme B dans les conditions précisées au point précédent dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement et, d'autre part, de communiquer au tribunal les mesures prises en vue de la régularisation de la situation administrative et financière de Mme B, copie en étant adressée à cette dernière.

9. En revanche, l'exécution du jugement du 6 février 2012 n'implique pas nécessairement que Mme B soit promue au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement dès l'année 2007, cette promotion intervenant, ainsi qu'il est dit au point 5, dans l'ordre de nomination résultant du tableau d'avancement, qui pouvait comprendre, au titre de l'année 2007, jusqu'à 102 candidats, au fur et à mesure de l'exécution de ce dernier.

Sur l'astreinte :

10. Il y a lieu d'assortir les mesures définies au point 7 d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l'expiration du délai de quatre mois fixé par le point 8 du présent jugement jusqu'à la date à laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires établira avoir exécuté le jugement du 6 février 2012.

Sur les conclusions indemnitaires :

11. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".

12. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B a adressé à l'administration une demande préalable tendant à l'indemnisation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi en raison de l'inexécution du jugement du tribunal du 6 février 2012 pendant plusieurs années. Par suite, ses conclusions indemnitaires, qui ne sont pas recevables, doivent être rejetées.

Sur les intérêts :

13. Aux termes de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier : " En cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux de l'intérêt légal est majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire ".

14. En l'absence de condamnation pécuniaire prononcée par l'article 2 du jugement du 6 février 2012 dont l'exécution est demandée dans le cadre de la présente instance et de condamnation pécuniaire prononcée par le présent jugement, les conclusions présentées par Mme B tendant à la majoration de cinq points du taux de l'intérêt légal ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est enjoint au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires d'inscrire Mme B sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement au titre de l'année 2007 et d'en tirer toutes les conséquences de droit sur son inscription au tableau annuel d'avancement ainsi que sur la date effective de son avancement au grade d'attaché principal d'administration de l'équipement et de régulariser sa situation administrative et le versement de ses traitements, y compris des indemnités auxquelles elle avait droit à compter de la date à laquelle elle aurait été promue au grade d'attaché principal du ministère de l'équipement si elle avait été inscrite dès l'année 2007 sur la liste des candidats admis à l'examen professionnel pour l'accès à ce grade.

Article 2 : Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l'article 1er du présent jugement et en adressera copie à Mme B.

Article 3 : Une astreinte est prononcée à l'encontre de l'Etat, si le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires ne justifie pas avoir, dans le délai de quatre mois suivant la notification du présent jugement, exécuté l'injonction prononcée à l'article 1er et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour à compter de l'expiration du délai de quatre mois suivant la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de Mme B est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Grenier, présidente,

- Mme Caron, première conseillère,

- M. Connin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 22 juin 2023.

La présidente-rapporteure,

signé

C. GrenierL'assesseure la plus ancienne

dans le grade,

signé

V. Caron

La greffière,

signé

G. Le Pré

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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