jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2300676 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | WALLOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 janvier et 19 mars 2023, M. D A, représenté par Me Wallois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer, sans délai, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas démontré que l'auteur de l'arrêté attaqué aurait été compétent pour le signer ;
- cet arrêté n'est pas suffisamment motivé ;
- le préfet a méconnu son droit à être entendu garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations sur les mesures envisagées à son encontre, ni n'a été informé de l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII sur son état de santé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux et particulier de sa situation ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet a également méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cet acte sur sa vie privée et familiale ; il remplit les conditions posées par la circulaire du 28 novembre 2012 pour être admis au séjour en France ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la convention de New-York ;
- l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre est illégale dans la mesure où elle est fondée sur une décision de refus de séjour elle-même illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Blanc a été entendu au cours de l'audience publique.
1. M. D A, ressortissant marocain né le 27 juillet 1978 à Tioughza, déclare être entré en France pour la dernière fois le 1er septembre 2019 et s'y être maintenu depuis lors. Il a présenté, le 13 avril 2021, aux services de la préfecture des Yvelines une demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le préfet des Yvelines a rejeté cette demande par un arrêté du 30 septembre 2021, qui a toutefois été annulé par un jugement n° 2109422 du 24 janvier 2022. Au vu de ce jugement, le tribunal administratif a par ailleurs enjoint à l'autorité administrative de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour présenté par M. A. Par un arrêté du 26 décembre 2022, dont M. A demande l'annulation, le préfet des Yvelines a, de nouveau, rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'exécution d'office.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2022-09-23-00004 du 23 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 78-2022-195 du même jour de la préfecture des Yvelines, Mme C, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux relevant de la direction des migrations de la préfecture des Yvelines, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer les décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de cet arrêté manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont il fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, ainsi que les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour rejeter sa demande de titre de séjour et l'obliger à quitter le territoire français. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet des Yvelines n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. A avant de rejeter sa demande de titre de séjour et prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / () ". Le paragraphe 1 de l'article 51 de la même Charte précise que : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que les stipulations de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adressent non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Dès lors, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant.
6. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
7. En l'espèce, lorsqu'il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tendait à son maintien régulier sur le territoire français, M. A ne pouvait ignorer qu'en cas de refus, il pourrait faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il a ainsi été conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demandait que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartenait, lors du dépôt de cette demande, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il jugeait utiles. Il lui était, en particulier, loisible, au cours de l'instruction de cette demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de délivrance du titre de séjour, n'imposait donc pas à l'autorité administrative de mettre M. A à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui était prise concomitamment au refus de titre de séjour. Par ailleurs, si M. A fait valoir qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations à la suite de la décision du collège de médecins, et alors qu'une telle obligation ne ressort d'aucune disposition législative ou règlementaire, il est constant que dans le cadre du réexamen de sa demande à la suite du jugement du 24 janvier 2022, le requérant a, de nouveau, fait parvenir aux services de la préfecture les documents relatifs à son état de santé, le 16 février 2022. Le requérant n'établit pas en revanche, ni même n'allègue, avoir sollicité un entretien pour faire valoir ses observations orales, ni ne précise quels éléments pertinents supplémentaires il aurait pu présenter oralement, ni en quoi ces éléments auraient pu influer sur le sens de la décision. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait méconnu son droit d'être entendu.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ".
9. Si M. A fait valoir qu'il souffre depuis l'âge de 12 ans d'un diabète de type I, mal équilibré, qui a été à l'origine de complications oculaires et pour lequel il souhaite bénéficier d'une pompe à insuline, les pièces médicales versées au dossier ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation du collège des médecins de l'OFII, qui, dans son avis du 19 mai 2022 sur lequel s'est fondé le préfet des Yvelines, a estimé qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le requérant pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Dès lors, le préfet des Yvelines, en rejetant la demande de titre de séjour de M. A, n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En sixième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour contester la légalité du refus opposé à sa demande de titre de séjour ou celle de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre.
11. En septième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Si M. A se prévaut de son intégration dans la société française ainsi que des attaches dont il dispose sur le territoire national, où résident ses parents et une partie de ses frères et sœurs qui ont la nationalité française, il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant, qui est entré en France à l'âge de 41 ans, au cours du mois de septembre 2019, a vécu jusqu'à cette date avec son épouse ainsi que ses trois premiers enfants dans son pays d'origine et qu'il ne justifie pas d'une insertion professionnelle particulière en France. Il est par ailleurs constant que l'épouse de M. A, qui est une compatriote, est elle-même en situation irrégulière sur le territoire national. Ainsi, eu égard tant à la durée qu'aux conditions du séjour en France de l'intéressé, et en l'absence de circonstance qui ferait obstacle à ce qu'il puisse reconstituer sa cellule familiale au Maroc, le préfet des Yvelines, en rejetant la demande de titre de séjour de M. A et en prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte qui serait disproportionnée au regard du but en vue duquel ces mesures ont été décidées.
13. En huitième lieu, M. A, qui ne saurait utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012, n'est pas fondé, pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés, à soutenir qu'en rejetant sa demande de titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet des Yvelines aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ces mesures sur sa situation personnelle.
14. En neuvième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
16. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que si M. A réside en France avec son épouse et leurs trois enfants et que ces derniers y sont scolarisés, il est constant que le requérant ainsi que son épouse résident sur le territoire national en situation irrégulière et qu'aucune circonstance ne fait obstacle à ce qu'ils poursuivent leur vie familiale dans leur pays d'origine où ils ont vécu jusqu'en 2019. Par suite, l'arrêté attaqué, qui n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants de leurs parents, ni ne fait obstacle à leur scolarisation, ne méconnaît pas les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
17. En dixième et dernier lieu, le refus opposé à la demande de titre de séjour présentée par M. A n'étant pas illégal, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris en ses conclusions à fin d'injonction et en ses conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Blanc, président-rapporteur,
- Mme B, première conseillere,
- Mme Degorce, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le président-rapporteur,
signé
Ph. Blanc
L'assesseure la plus ancienne,
signé
F. B
La greffière,
signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026