lundi 15 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2303167 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET COLL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 avril 2023, M. et Mme D et A B, représenté par Me Coll, demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'arrêté en date du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Draveil a refusé de leur délivrer un permis de construire n° PC 091 201 22 11062 pour la construction d'une maison individuelle, ainsi que de la décision implicite de rejet opposé à leur recours gracieux exercé le 2 février 2023 ;
2°) d'enjoindre au maire de Draveil de leur délivrer l'autorisation d'urbanisme en cause assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jours de retard, à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Draveil une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que le refus de permis de construire a pour eux des conséquences financières graves, compte tenu de l'expiration prochaine de l'accord de leur demande de prêt et de l'investissement dans ce projet de l'ensemble de leurs économies ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté dès lors que :
* Cet arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
* Il est insuffisamment motivé ;
* Il est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme et celles du chapitre 3-1 du règlement du plan local d'urbanisme ne permettant pas en l'espèce d'opposer un refus de permis ;
- il est entaché de détournement de pouvoir.
Par un mémoire enregistré le 4 mai 2023, la commune de Draveil, représentée par Me Burel, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision ;
- elle sollicite une substitution de motif tirée de ce que l'arrêté contesté pouvait également être fondé sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme eu égard à l'impossibilité d'accès des véhicules incendie et sur celles de l'article 4 du règlement de la zone UH (impossibilité d'accès aux places de stationnement prévue faute de preuve de l'autorisation d'utilisation de la voie privée).
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C en qualité de juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 5 mai 2023 tenue en présence de M. Rossini, greffier d'audience :
- M. C a lu son rapport,
- et entendu les observations de Me Mira-Marthe-Rose, représentant M. et Mme B, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens,
- et les observations de Me Burel, représentant la commune de Draveil, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense et par les mêmes moyens, et fait valoir que les requérants ne communiquent pas leur offre de prêt, produisent une promesse de vente incomplète et qu'aucune déclaration d'intention d'aliéner n'a été reçue par la commune.
A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été différée au 5 mai 2023 à 18 h.
Des pièces, enregistrées le 5 mai 2023 à 17 h 15, ont été présentées pour M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B demandent au juge des référés de suspendre, en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Draveil a refusé de leur délivrer un permis de construire n° PC 091 201 22 11062 pour la construction d'une maison individuelle sur une parcelle cadastrée AK n°335p sise allée des Plantains sur le territoire de cette commune, ainsi que de la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de deux mois sur leur recours gracieux reçu en mairie le 2 février 2023.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
Sur la condition d'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. En ce qui concerne une décision de refus de permis de construire, il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi d'une demande de suspension, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets du refus de permis litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. À cette fin, l'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, en tenant compte, notamment, des conséquences qui seraient susceptibles de résulter, pour les divers intérêts en présence, de la délivrance d'un permis de construire provisoire à l'issue d'un réexamen de la demande ordonné par le juge des référés.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que M. et Mme B ont signé, au vu notamment d'un certificat d'urbanisme opérationnel positif délivré par le maire de Draveil le 28 septembre 2022 pour la construction d'une maison individuelle d'une emprise au sol de 130 m², une promesse de vente pour un terrain à bâtir issu d'une division à cette fin autorisée par décision du maire de Draveil du 28 septembre 2022. En contradiction avec ce qui est indiqué dans le certificat d'urbanisme et la non-opposition à déclaration préalable de division, le permis de construire a été refusé au motif que la voie privée permettant l'accès au terrain d'assiette de la construction projetée serait insuffisante pour permettre l'accès dans des conditions de sécurité suffisantes, ce qui revient à leur opposer l'inconstructibilité de fait du terrain. Pour financer l'achat de ce terrain et les travaux de construction, les requérants ont obtenu un prêt bancaire dont ils vont perdre le bénéfice sans pouvoir compter obtenir les mêmes conditions ultérieurement dans le cadre d'un autre projet, alors que les taux d'intérêt sont en augmentation et que, par ailleurs, ils ont déjà engagé des frais pour ce prêt et cet achat. Il suit de là que la condition d'urgence doit, dans les circonstances de l'espère, être regardée comme remplie.
Sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté :
5. En l'espèce, le permis de construire a été refusé au motif, tiré de l'application du chapitre 3-1 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Draveil, que le terrain d'assiette présente un accès sur une voie privée d'une largeur de moins de 8 mètres ce qui représente un accès insuffisamment dimensionné au regard du nombre de logements déjà desservis par cette voie, et que la voie d'accès ne permet pas la circulation des véhicules de secours et de lutte contre l'incendie, présentant ainsi un risque majeur pour la sécurité des personnes.
S'agissant des moyens développés par M. et Mme B :
6. Aux termes du chapitre 3-1 du règlement de la zone UH du PLU relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques et privées et d'accès aux voies ouvertes au public : " () Toute construction ou autre mode d'occupation du sol peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par une voie publique ou privée permettant la circulation des services de lutte contre l'incendie et de secours et de ramassage des ordures ménagères. () " Ce chapitre prévoit également une largeur minimale de 3,50 mètres pour les chemins d'accès créés pour les opérations de deux logements ou moins et de 8 mètres en principe pour les chemins d'accès créés pour les opérations de trois logements et plus, la largeur de l'emprise pouvant dans ce cas être réduite à 5 mètres lorsque le chemin d'accès créé est à sens unique.
7. Il ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés que le terrain d'assiette du projet est desservie par deux voies privées existantes successives, soit tout d'abord la rue des Valérianes, dont il n'est contesté par aucune des parties qu'elle est d'une largeur de 3,50 mètre puis l'allée des Plantains, plus large, ces deux voies donnant accès au total à une dizaine de maisons individuelles en sus de la construction projetée. La commune valoir que la rue des Valérianes, longue de 130 mètres, est étroite, encombrée par des véhicules en stationnement et ne permet pas à un poids lourd de manœuvrer, rendant ainsi difficile l'accès des véhicules de secours et de lutte contre l'incendie. Toutefois, il n'est pas démontré en l'état de l'instruction que le caractère de voie à sens unique et la largeur de la rue des Valérianes, qui n'apparaît pas au vu des photographies produites obstruée par les véhicules stationnant sur sa partie la plus large, ferait obstacle à l'accès des véhicules de secours, ni que la configuration des lieux, notamment allée des Plantains, ne leur permettrait pas de manœuvrer en retour. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant au caractère suffisant de ces voies de desserte pour garantir la sécurité et permettre l'accès des véhicules de secours et de lutte contre l'incendie est ainsi de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.
S'agissant des demandes de substitution de motifs :
8. L'administration peut faire valoir devant le juge des référés que la décision dont il lui est demandé de suspendre l'exécution, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge des référés, après avoir mis à même l'auteur de la demande, dans des conditions adaptées à l'urgence qui caractérise la procédure de référé, de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher s'il ressort à l'évidence des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ce motif est susceptible de fonder légalement la décision et que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative et à condition que la substitution demandée ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué, le juge des référés peut procéder à cette substitution pour apprécier s'il y a lieu d'ordonner la suspension qui lui est demandée.
9. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. "
10. Dans son mémoire en défense, la commune de Draveil sollicite une substitution de motif, arguant que le refus de permis de construire est justifié en application de ces dispositions eu égard à la difficulté d'accès pour les véhicules de secours et de lutte contre l'incendie. Pour les mêmes raisons que celles énoncées au point 6, il ne ressort pas des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ce motif serait susceptible de fonder légalement la décision.
11. En deuxième lieu, la commune de Draveil fait valoir qu'en l'absence de preuve d'une autorisation des riverains pour l'usage par les pétitionnaires des voies privées susmentionnées, non ouverte à la circulation du public, l'accessibilité des deux places de stationnement exigées par l'article 4 du règlement de la zone UH, et donc le respect de ces dispositions, ne peut être garantie. Toutefois, elle n'appuie pas son moyen d'éléments de preuve alors que le recours gracieux des époux B faisait état de la transmission des accords des riverains à l'appui du dossier de demande de permis de construire. Il ne ressort pas à l'évidence des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ce motif serait susceptible de fonder légalement la décision, ni en tout état de cause que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif.
12. Il résulte de ce qui précède que les demandes de substitutions de motifs de la commune de Draveil ne peuvent être accueillies.
13. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est susceptible, en l'état du dossier, d'entraîner la suspension de l'arrêté attaqué.
14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 décembre 2022 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. et Mme B.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Lorsque le juge suspend un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision ainsi suspendue interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de l'ordonnance y fait obstacle. La décision de l'administration prise en exécution de cette injonction ne revêt toutefois qu'un caractère provisoire dans l'attente du jugement à intervenir sur la requête tendant à l'annulation de l'autorisation d'urbanisme ou de la déclaration préalable en cause.
16. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision suspendue interdiraient que la demande puisse être accueillie pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de la présente ordonnance y ferait obstacle. Par suite, il doit être enjoint à la commune de Draveil, par une décision qui revêtira un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation de la décision attaquée, de délivrer l'autorisation demandée par M. et Mme B, dans le délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la commune de Draveil et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Draveil une somme de 1 000 euros à verser à la aux requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Draveil a refusé de délivrer un permis de construire n° PC 091 201 22 11062 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Draveil de délivrer, à titre provisoire dans l'attente du jugement de la requête au fond, le permis de construire sollicité par M. et Mme B dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Draveil versera à M. et Mme B une somme de 1000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Draveil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme D et A B et à la commune de Draveil.
Fait à Versailles, le 15 mai 2023.
Le juge des référés,
Signé
E. C
Le greffier,
Signé
C. Rossini
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026