mardi 11 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2305515 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAGBONDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Magbondo, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 24 novembre 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé sa demande de titre de séjour et lui a ordonné de se présenter en préfecture afin de restituer le récépissé de carte de séjour dont il dispose ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de le munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) condamner la préfecture de police à verser au requérant la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'arrêté attaqué lui refuse le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", qu'il est en situation irrégulière sur le territoire au regard de la législation relative au séjour, qu'il est porté atteinte à sa liberté de circulation et d'aller et venir, de mener une vie privée et familiale normale et il est empêché de prétendre au bénéfice de diverses prestations sociales ;
- la condition tenant à un doute sérieux quant à la légalité de la décision est remplie dès lors que l'arrêté a été signé par une autorité incompétente, est insuffisamment motivé, est entaché de plusieurs vices de procédure, est disproportionnée au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 7 juillet 2023 sous le numéro 2305167 par laquelle
M. B demande l'annulation de l'arrêté attaqué.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Cerf, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision. ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour.
3. M. B, entré sur le territoire depuis l'âge de ses trois ans en 1998, a bénéficié depuis cette date de titres de séjour successifs portant la mention " vie privée et familiale ", son dernier expirant en 2021, et a en dernier lieu sollicité le renouvellement de son titre par une demande du 4 mars 2021. Il résulte de l'instruction, et notamment des termes non contestés de l'arrêté attaqué que depuis l'année 2012 il a été de manière régulière connu des services de police pour des faits délictueux, et plus particulièrement depuis 2020, pour de nombreux faits de vol avec violences, de vol sur personne vulnérable et le 14 avril 2022 de recel de bien provenant d'un vol. Par ailleurs, il a été condamné en 2015 à deux ans et 6 mois d'emprisonnement pour vol en réunion et vol avec violence, en récidive, en 2017 à quatre mois d'emprisonnement pour recel de bien provenant d'un vol, en 2020 à deux ans d'emprisonnement pour vol avec violence aggravé par une circonstance et, enfin en 2021, à un an d'emprisonnement pour vol avec violence, en récidive. En adoptant, un tel comportement, dont la matérialité n'est pas sérieusement contestée par l'intéressé, notamment depuis le dépôt de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, M. B s'est lui-même placé dans une situation d'urgence renversant la présomption d'urgence dont bénéficient normalement les ressortissants étrangers sollicitant le renouvellement de leur titre de séjour. En outre, libéré de son écrou depuis le 20 février 2023, il n'établit pas qu'il disposerait d'une situation personnelle ou professionnelle qui serait suffisamment compromise de manière concrète et immédiate par l'arrêté litigieux. Il s'ensuit que la condition d'urgence posée par les dispositions précitées n'est pas satisfaite.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité, que la requête de M. B doit être rejetée.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 11 juillet 2023
La juge des référés,
Signé
Mme Cerf
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026