LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2403012

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2403012

vendredi 26 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2403012
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI DS AVOCATS - PARIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 avril 2024, l'établissement public Ile de France Mobilités, représenté par Me Moussault, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à M. D E, Mme A F, Mme C B et tous les occupants de leur chef, de quitter les parcelles cadastrées A n°420 et A n°906 sis 1 rue de la Plaine d'Ormoy sur le territoire de la commune d'Ormoy sans délai dès la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

2°) d'ordonner qu'à défaut d'avoir libéré le domaine public en cause dans le temps qui leur est imparti, les défendeurs et autres occupants pourront, sans délai et à leur frais, être expulsés avec le concours de la force publique ;

3°) de mettre à la charge des défendeurs une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est propriétaire d'un ensemble immobilier situé sur les parcelles cadastrées section A numéros 420 et 906 à Ormoy, qui doit servir d'assiette à un projet de centre de dépôt et d'entretien de bus pour lequel il a obtenu le permis de démolir et a conclu un marché d'assistance technique à maitrise d'ouvrage pour la phase de conception, réalisation et aménagement ; ces parcelles relèvent de la domanialité publique dès lors qu'elles ont été acquises en vue de la réalisation du projet précité, qu'elles ont été affectées au service public de transport par délibération de son conseil d'administration du 17 février 2022, et que l'aménagement indispensable à l'exécution des missions de service public peut être regardé comme entrepris de façon certaine eu égard notamment à l'attribution des marchés publics pour la réalisation du projet ;

- les parcelles sont occupées sans droit ni titre par une quinzaine de caravanes depuis le 29 février 2024 ;

- la condition d'urgence est remplie compte tenu du risque d'atteinte à la sécurité publique que fait courir l'occupation illégale en raison des conditions d'accès au site, de la dangerosité des installation électriques mises en place par les occupants, du risque d'incendie ; l'urgence découle également de l'obstacle à la réalisation des travaux nécessaires à l'aménagement d'un site dédié au service public de transport ;

- la mesure présente un caractère utile en l'absence de contestation sérieuse de la part des occupants ;

La requête a été communiquée, par la voie administrative, à M. D E, à Mme A F et à Mme C B qui n'ont produit aucune observation.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Maitre, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Paulin, greffier d'audience, M. Maitre a lu son rapport.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision " ;

2. En premier lieu, lorsqu'une personne publique a pris la décision d'affecter un bien qui lui appartient à un service public et que l'aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public peut être regardé comme entrepris de façon certaine, eu égard à l'ensemble des circonstances de droit et de fait, telles que, notamment, les actes administratifs intervenus, les contrats conclus, les travaux engagés, ce bien doit être regardé comme une dépendance du domaine public.

3. En l'espèce, les parcelles cadastrées section A numéros 420 et 906 situées sur le territoire de la commune d'Ormoy ont été acquises, auprès d'une société de droit privé, par l'établissement public Ile de France Mobilités le 3 décembre 2020 en vue de la réalisation d'un centre de dépôt et d'entretien de bus. Pour la réalisation de ce projet, qui se rattache à ses missions de service public d'autorité organisatrice des transports, Ile de France Mobilités indique qu'elle a décidé d'affecter ces parcelles au service public de transport par délibération de son conseil d'administration du 17 février 2022. Il résulte par ailleurs de l'instruction que l'établissement requérant a conclu avec la société Ingerop Conseil et Ingénierie un marché d'assistance technique à maitrise d'ouvrage pour la conception, la réalisation et l'aménagement du centre de dépôt de bus d'Ormoy, qu'il a conclu avec la société Antea France un marché d'assistance à maitrise d'ouvrage pour les études et la mise en œuvre des travaux de désamiantage,de dépollution et de démolition des ouvrages présents sur le site et qu'il a obtenu, le 26 décembre 2023, un permis de démolir ces ouvrages. L'aménagement indispensable des parcelles en litige à l'exécution des missions de service public peut ainsi être regardé comme entrepris de façon certaine. Par suite, ces parcelles doivent être regardées comme relevant du domaine public de l'établissement requérant.

4. En deuxième lieu, lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

5. Il résulte de l'instruction, et notamment du constat d'huissier établi le 29 février 2024, que 14 caravanes et véhicules individuels, appartenant à M. E, Mme F, Mme B et des membres de leurs familles, sont installés sans droit ni titre sur les deux parcelles en litige. Les diverses résidences mobiles sont alimentées à l'aide de branchements électriques de fortune, avec des câbles courants à même le sol sans protection tandis que le raccordement en eau est assuré sur une borne incendie. L'établissement requérant fait par ailleurs valoir, sans être contesté, que le site, bordé par une bretelle de l'autoroute A6 et une route départementale à forte circulation, n'est manifestement pas adapté à une occupation à fin d'habitation. Par suite, en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques, la mesure d'expulsion demandée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fait obstacle à aucune décision administrative, présente un caractère d'utilité et d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à tous les occupants sans droit ni titre de libérer les parcelles cadastrées A n°420 et A n°906 situées 1 rue de la Plaine d'Ormoy sur le territoire de la commune d'Ormoy dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance. A défaut pour ces derniers d'avoir évacué les lieux dans le délai ainsi prescrit, Ile de France Mobilités pourra faire procéder à l'expulsion des intéressés et à l'évacuation de leurs biens, à leurs frais, risques et périls et obtenir le concours de la force publique pour procéder à cette évacuation. Il n'y a pas lieu en revanche, en l'état, d'assortir cette injonction d'une mesure d'astreinte.

7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire de M. D E, de Mme A F et de Mme C B une somme de 1 500 euros à verser à Ile de France Mobilités en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à M. D E, Mme A F, Mme C B et tous les occupants de leur chef de libérer les parcelles cadastrées A n°420 et A n°906 situées 1 rue de la Plaine d'Ormoy sur le territoire de la commune d'Ormoy dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : A défaut pour les intéressés de libérer les lieux dans le délai mentionné à l'article 1er, Ile de France Mobilités pourra faire procéder à l'expulsion des intéressés et à l'évacuation de leurs biens, à leurs frais, risques et périls, au besoin en requérant le concours de la force publique.

Article 3 : M. D E, Mme A F et Mme C B verseront solidairement à Ile de France Mobilités une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Ile de France Mobilités, à M. E, à Mme F et à Mme B.

Fait à Versailles, le 26 avril 2024.

Le juge des référés,

signé

B. Maitre

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions