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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200627

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200627

jeudi 14 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200627
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 mai 2022, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes La Bruyère (Ehpad La Bruyère), représenté par BLT droit public, agissant par Me Lalanne, demande au juge des référés :

1°) de condamner solidairement la SAS Brunhes et Jammes, la SAS Socotec construction, la SARL Sextant architecture, la SAS Laumond-Faure ingénierie, la SAS Orfea acoustique et la société d'assurance mutuelle Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) à lui verser une provision d'un montant de 264 240 euros en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de la requête et de la capitalisation desdits intérêts ;

2°) de mettre à la charge solidaire des mêmes une somme de 5 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'Ehpad La Bruyère soutient que :

- sa demande, fondée sur la garantie décennale des constructeurs, entre dans le champ de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ;

- sur le caractère non sérieusement contestable : les désordres importants, évolutifs, et progressant vers leur généralisation, susceptibles dès lors de rendre avec le temps l'ouvrage impropre à sa destination, sont établis par l'expertise et leur origine identifiée a été reconnue par l'expertise et la mise en œuvre de la garantie de l'assureur ; ces désordres trouvent leur cause dans des manquements dans la conformité de la fourniture des matériaux et dans la mise en œuvre des carrelages par l'entreprise Brunhes et Jammes, un manquement dans la conduite du chantier par la maîtrise d'œuvre, une défaillance dans la mission du bureau de contrôle ; ces défauts de mise en œuvre ont provoqué des fissurations et décollements évolutifs des carrelages tendant à rendre l'ouvrage impropre à sa destination ; les parts de responsabilité respectives de l'entreprise, des maîtrises d'œuvre et du bureau de contrôle technique ressortent de l'expertise ;

- sur la détermination du montant de la provision : l'expertise a correctement évalué, contrairement à la proposition d'indemnisation de l'assureur, le coût des travaux de réparation à la somme de 264 240 euros ; une provision du même montant est par suite justifiée.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 septembre 2022 et le 6 février 2023, la société d'assurance mutuelle Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) et la SAS Brunhes et Jammes, représentées par la Selarl Renaudie-Lescure-Badefort, agissant par Me Renaudie, avocate, concluent, à titre principal, au rejet de la demande à leur encontre, au rejet de la demande de condamnation solidaire, à titre subsidiaire, à la limitation de la responsabilité de la SAS Brunhes et Jammes dans les désordres constatés à hauteur de 60%, le surplus devant incomber à hauteur respectivement de 20 % à la société Socotec, 1/3 de 20% à la société Sextant, 1/3 de 20% à la SAS Edeis venant aux droits de la SAS Laumont-Faure, 1/3 de 20% à la société Orfea, lesquelles devront garantir chacune à hauteur de leur quote-part pour l'entièreté la SMABTP, au rejet de la requête en tant qu'elle conclut à ce que soit mise à leur charge une somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et à ce que soit mise à la charge de l'Ehpad La Bruyère une somme de 3 000 euros à leur verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SMABTP et la SAS Brunhes et Jammes, cette dernière indiquant vouloir exercer un recours contre son sous-traitant, sans contester les constats établis par l'expertise, soutiennent :

- à titre principal, que les dommages ne relèvent pas de la garantie décennale des constructeurs ; que la question de la responsabilité au titre de la garantie décennale constitue une contestation sérieuse à appréhender globalement dans le litige par le juge des référés ;

- à titre subsidiaire, que la part de responsabilité de chacun des intervenants à la construction doit être ramenée à celle proposée par l'expertise ;

- que l'ampleur des travaux de reprise préconisés par l'expertise excède ceux nécessaires à la seule réparation des dommages constatés ;

- en tout état de cause, que la SMABTP ne doit aucune garantie et a versé à tort une provision à l'Ehpad La Bruyère ;

- que la solidarité ne peut être prononcée en l'espèce ;

- qu'en tout état de cause, la provision doit être limitée à la somme de 228 188,39 euros TTC, dès lors que s'applique en l'espèce le taux résiduel de TVA de 3,596 %.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, la SAS Socotec construction, représentée par la Selarl Parthema avocats, agissant par Me Viaud, avocate, conclut au rejet de la requête en ce que les conclusions de celle-ci tendent à sa condamnation, subsidiairement à la condamnation solidaire des sociétés Brunhes et Jammes, Edeis, Sextant architectes et Orfea à la garantir entièrement de toute condamnation, en toute hypothèse à ramener les sommes réclamées par l'Ehpad La Bruyère à de plus justes proportions et à ce que soit mise à la charge de l'Ehpad La Bruyère une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SAS Socotec construction soutient que la créance dont se prévaut l'Ehpad La Bruyère est sérieusement contestable dans son principe en ce que les dommages ne rentrent pas dans le champ de la garantie décennale, et plus particulièrement à son encontre, dès lors qu'aucun manquement ne saurait lui être imputé au titre des missions de contrôle technique qui lui avaient exclusivement été confiées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2022, la société Edeis, venue aux droits de la société Laumont Faure ingénierie, représentée par la Selarl Racine Bordeaux, agissant par Me Hounieu, avocat, conclut au rejet de la requête et en tous cas en tant que celle-ci tend à sa condamnation, subsidiairement à la limitation de la condamnation du groupement de maîtrise d'œuvre à hauteur de 15% et de sa propre condamnation à hauteur de 5%, à ce que les sommes réclamées par l'Ehpad La Bruyère soient ramenées à de plus justes proportions et notamment par l'application d'un coefficient de vétusté de 40%, au rejet des appels en garantie, à ce que les sociétés Brunhes et Jammes, Socotec construction, Orfea acoustique, et Sextant architecture la garantissent solidairement de toute condamnation, et à ce que soit mise à la charge de l'Ehpad La Bruyère une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Edeis soutient que :

- la créance dont se prévaut l'Ehpad La Bruyère est sérieusement contestable dans son principe en ce que les dommages ne rentrent pas dans le champ de la garantie décennale eu égard à leur degré insuffisant de gravité qui ne rend pas l'ouvrage actuellement impropre à sa destination, et plus particulièrement à son encontre, dès lors qu'aucun manquement ne saurait lui être imputé, les désordres trouvant leur origine dans la fourniture et la mise en œuvre de matériaux non conformes par la société Brunhes et Jammes ;

- l'ampleur des travaux de reprise préconisés par l'expertise excède ceux nécessaires à la seule réparation des dommages constatés ;

- en tout état de cause, sa part de responsabilité ne saurait excéder 5% ; les sociétés Brunhes et Jammes, Socotec construction, Orfea acoustique, et Sextant architecture doivent la garantissent solidairement de toute condamnation à hauteur de leurs parts de responsabilité respective ;

- les sommes réclamées par l'Ehpad La Bruyère doivent être ramenées à de plus justes proportions et notamment par l'application d'un coefficient de vétusté de 40%.

Par un courrier du greffe en date du 1er juin 2023, les parties ont été avisées qu'en l'absence d'accord de l'ensemble d'entre elles à la proposition de médiation formulée par un courrier du conseil de la SMABTP enregistré le 5 septembre 2022, l'instance reprenait son cours contentieux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des marchés publics ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.

M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs du juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant. Il en découle qu'il appartient au demandeur d'apporter tous les éléments utiles à l'appui de la démonstration de l'existence, de la nature, de la consistance et du montant de la créance dont il se prévaut.

2. L'Ehpad La Bruyère, établissement public administratif, a entrepris en 2009 des travaux de restructuration et d'extension de ses locaux, à l'échéance du 2 novembre 2010 pour l'ouverture du chantier, pour lesquels il a notamment conclu le 20 février 2009 un marché de maîtrise d'œuvre avec le groupement d'entreprises constitué par la SARL Sextant architecture, mandataire, la SAS Laumond Faure ingénierie, aux droits desquels est venue à l'instance la société Edeis, la SARL Orfea, et la SARL Solener, puis le 20 août 2010 un marché de travaux pour le lot n° 13 " carrelage-faïence " avec la SAS Brunhes et Jammes, qui a déclaré le 10 mai 2012 la sous-traitance partielle du lot à la SARL José Peixoto. L'établissement, d'autre part, avait notifié le 17 septembre 2008 une mission de contrôle technique à la SAS Socotec construction, et a souscrit un contrat d'assurance " dommages-ouvrage " à effet au 12 septembre 2011 le 13 janvier 2012 auprès de la société d'assurance mutuelle Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP). Le maître d'ouvrage a signé, sans réserves, la réception des travaux du lot n° 13 le 29 mars 2013. Après avoir constaté des décollements, des casses et des fentes sur le carrelage en octobre 2017, l'Ehpad La Bruyère a adressé une déclaration de sinistre à son assureur, la SMABTP, qui a pris en charge ce sinistre au titre de la garantie dommages-ouvrage le 8 décembre 2017 et a missionné un expert à fin de déterminer une indemnisation. Les réparations " strictement nécessaires " selon les termes d'un courrier de la SMABTP en date du 29 mai 2019 ont été évaluées, après recalcul suite aux observations de l'Ehpad La Bruyère quant à la conformité aux règles du droit public des modalités de règlement par l'assureur et de la passation du marché pour la reprise des désordres, à une somme de 111 408 euros TTC. La SMABTP avait versé le 27 août 2018 une indemnité provisionnelle de 10 600 euros à l'Ehpad La Bruyère. Par une ordonnance du 21 juin 2021, la vice-présidente du tribunal administratif saisie par l'Ehpad La Bruyère, insatisfait de la proposition de règlement de son assureur et qui faisait valoir un grief nouveau tiré de la dangerosité du carrelage glissant initialement posé, a ordonné une mission d'expertise, étendue à la SAS Socotec construction par une ordonnance du 14 octobre 2021, en vue de constater les désordres, déterminer leur imputabilité, prescrire les mesures nécessaires à leur réparation, et évaluer le coût de ces dernières. L'expert a déposé son rapport le 23 décembre 2021. L'Ehpad La Bruyère, qui a par ailleurs formé un recours en indemnisation au fond, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner solidairement la SAS Brunhes et Jammes, la SAS Socotec construction, la SARL Sextant architecture, la SAS Laumond-Faure ingénierie, la SAS Orfea acoustique et la société d'assurance mutuelle Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) à lui verser une provision d'un montant de 264 240 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de la requête et de la capitalisation desdits intérêts.

Sur les conclusions aux fins de provision :

En ce qui concerne le principe de la responsabilité :

3. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans à compter de la réception de l'ouvrage, de nature à compromettre la solidité de celui-ci ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même si ces désordres ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans, sauf pour les constructeurs à s'exonérer de leur responsabilité ou à en atténuer la portée en établissant que les désordres résultent d'une faute du maître d'ouvrage ou d'un cas de force majeure.

4. Il ressort du rapport d'expertise judiciaire, qui n'est sur ces points pas contesté par les parties, qu'à la date des visites menées par l'expert les 28 juillet et 22 septembre 2021, si l'ensemble des niveaux de l'établissement présentaient des désordres affectant le carrelage, l'essentiel de ceux-ci touchaient le rez-de-chaussée et le niveau R+1, les investigations menées établissant, d'une part, que les carreaux posés lors de l'exécution du marché en cause avaient été mis en œuvre par collage sur un isolant phonique, en contradiction avec les normes techniques du DTU en référence au CCTP, d'autre part, ne répondaient pas au classement U4P4E3C2 de l'UPEC prescrit sur les plans architecte et porté sur les devis de l'entreprise attributaire, les documents du marché relevant en outre expressément l'usage, influant sur le classement requis, d'une autolaveuse à conducteur porté. Dans ces conditions, la circonstance, contestée par les défendeurs, que l'Ehpad La Bruyère ait ajouté à ses griefs au contentieux le caractère glissant et dangereux de ce fait du carrelage, sans mention sur ce point à la réception des travaux, est dès lors inopérante en tout état de cause au regard de la détermination des désordres susceptibles d'engager la responsabilité des constructeurs au titre de la garantie décennale. L'expert tire de ces observations que la réfection du carrelage devra nécessairement porter sur l'ensemble du rez-de-chaussée et du niveau R+1.

5. Au point n° 3 de son rapport, l'expert souligne l'importance et l'évolutivité des désordres, le trafic et le nettoyage des carreaux conduisant à leur fissuration, puis à l'altération du joint périphérique, le défaut d'étanchéité en résultant fragilisant tour à tour les carreaux voisins, généralisant ainsi à terme le dommage.

6. Toutefois, et tandis que les désordres relevés ne remettent pas en cause la solidité de l'ouvrage, et si l'expert décrit expressément l'évolutivité de ceux-ci, il se borne à indiquer que cette dégradation progressive " risque avec le temps de (le) rendre (l'ouvrage) impropre à sa destination. ". Par ailleurs, en réponse au point n° 7, l'expert précise que l'établissement, à la date du constat, fonctionne normalement. Il doit nécessairement en être tiré que, hors les risques susceptibles d'être générés par le caractère glissant des carrelages posés dans l'ensemble de la structure mais qui se trouvent en marge du litige portant sur les dégradations constatées des carreaux, les désordres en cause n'affectent pas le fonctionnement et l'usage du bâtiment dans une mesure suffisante à rendre l'ouvrage impropre à sa destination, alors même que, tout évolutifs qu'ils soient, ces désordres ont été constatés en cet état plus de huit ans après la réception, sans réserve, des travaux. Enfin, l'Ehpad La Bruyère, non plus que l'instruction, ne font état d'une probabilité d'accélération des dommages qui conduirait, de manière suffisamment certaine, à une impropriété de l'ouvrage à sa destination avant le terme de la garantie décennale des constructeurs.

7. Dès lors, dans ces conditions particulières à l'espèce, et tandis qu'il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur l'application des relations contractuelles entre l'Ehpad La Bruyère et son assureur, la SMABTP, nées de la convention d'assurance dommages-ouvrage qui les lie, l'existence de la créance qu'invoque l'Ehpad La Bruyère à l'appui de sa demande de provision ne peut être regardée, en l'état du dossier soumis au juge des référés, comme établie avec un degré suffisant de certitude et, par suite, ne présente pas un caractère non sérieusement contestable.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la demande de l'Ehpad La Bruyère doit être rejetée.

Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

9. Il n'apparaît pas inéquitable, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à la charge de chacune des parties les frais exposés par elles à l'instance et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'Ehpad La Bruyère est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Ehpad La Bruyère, à la SAS Brunhes et Jammes, à la SAS Socotec construction, à la SARL Sextant architecture, à la société Edeis venant aux droits de la SAS Laumond-Faure ingénierie, à la SAS Orfea acoustique et à la société d'assurance mutuelle Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP).

Limoges, le 14 septembre 2023.

Le juge des référés,

D. JOSSERAND-JAILLET

La République mande et ordonne

au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Le Greffier en Chef,

A. BLANCHON

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