LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-1912178

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-1912178

vendredi 2 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-1912178
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantGOLDWIN PARTNERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 novembre 2019, Mme A B, représentée par Goldwin Partners avocats, demande au tribunal :

1°) de procéder à l'annulation des rapports figurant dans son dossier administratif individuel détenu par la commune du Blanc-Mesnil et de restituer les documents manquants notamment les états de service des années ;

2°) de condamner la commune à lui verser la somme de 16 674 euros au titre du préjudice matériel et moral du fait du harcèlement moral dont elle été victime dans l'exercice de ses fonctions.

Elle soutient que :

- elle a été, à la suite de la dénonciation pour trafic de stupéfiants de sa supérieure hiérarchique, victime de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie avec rédaction de rapports à charge, refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident, de lui verser son plein traitement et de respecter la promesse d'un renouvellement de contrat ;

- elle a subi un préjudice moral et matériel qu'elle évalue à la somme de 16 674 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés les 5 et 20 juillet 2021, la commune du Blanc-Mesnil, représentée par Me Cazin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en ce qu'elle dépasse le montant de 16 674 euros demandé dans la requête ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2021 à 12h par une ordonnance du même jour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Bouttemont,

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,

- et les observations de Me Miagkoff, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été recrutée le par la commune du Blanc-Mesnil en qualité d'animatrice périscolaire sous couvert d'un contrat à durée déterminée du au . Son contrat a été renouvelé en dernier lieu le pour la période du au . Par une requête en date du 5 novembre 2019, Mme B demande au tribunal de bien vouloir procéder à l'annulation des rapports figurant dans son dossier individuel et de procéder à la restitution des documents manquants notamment ses états de service des années . Elle demande, en outre, la condamnation de la commune à lui verser la somme de 16 674 euros au titre des préjudices matériel et moral du fait du harcèlement moral dont elle estime avoir été victime dans l'exercice de ses fonctions.

Sur les conclusions aux fins d'annulation des rapports hiérarchiques et de restitution de ses états de service :

2. Le dossier administratif d'un agent comporte tous les éléments relatifs à la carrière de l'agent et à sa manière de servir, y compris les documents et notamment les rapports qui pourraient être qualifiés comme étant " à charge " par l'agent, qui ne peuvent être ainsi " annulés " de ce fait du dossier. Si elle invoque l'absence de ses " états de service " à son dossier, elle n'apporte toutefois aucun élément sur la nature précise des documents en cause. Par suite, à les supposer même recevables, ces conclusions doivent en tout état de cause être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires, susvisée : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. "

4. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement.

5. Mme B soutient qu'à la suite de la dénonciation d'un trafic de stupéfiant organisé au sein de son service, elle a été victime de harcèlement moral en ce que son dossier administratif comporterait des rapports à charge sur son comportement et sa manière de servir, que ses états de service n'auraient pas été joints, que l'administration aurait tardé à reconnaître un accident de travail et ne lui aurait pas restitué son demi-traitement et que le maire n'aurait pas respecté sa promesse de renouvellement de contrat. Ces faits seraient à l'origine d'un trouble dépressif majeur.

6. Tout d'abord, ainsi qu'il a été dit au point 2, le dossier administratif d'un agent comporte tous les éléments relatifs à la carrière de l'agent et à sa manière de servir, y compris les documents et notamment les rapports qui pourraient être qualifiés étant " à charge ". La circonstance que ceux-ci figureraient dans son dossier administratif ne saurait caractériser, en soi, une situation de harcèlement. Il en est de même de l'absence de documents évoqués en l'absence de toute précision sur la nature de ces pièces. Si elle soutient, ensuite, que l'administration aurait tardé à reconnaître l'imputabilité au service de son accident du , il résulte toutefois de l'instruction que l'administration a transmis le jour même la déclaration d'accident de service de l'intéressé et l'ensemble des documents à l'Assurance Maladie, qui a reconnu l'imputabilité le . La commune a procédé dès le 13 mai 2019 à la régularisation de la situation de l'intéressée pour une prise en charge au titre du service de son arrêt de travail du 5 novembre au 12 novembre 2019. Contrairement à ce que l'intéressée soutient, il ne ressort pas de l'instruction et notamment de ses fiches de paie qu'elle aurait été placée à demi-traitement. Si elle fait valoir la promesse du maire de procéder au renouvellement de son contrat, elle n'apporte toutefois aucun élément à l'appui de cette allégation. Enfin, la seule production d'un certificat médical en date du 10 mai 2019 faisant état d'un trouble anxio-dépressif " qui semble être dû à une situation professionnelle conflictuelle ", n'est pas suffisante pour établir l'existence de faits de harcèlement moral. Eu égard à ces éléments, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été victime de faits constitutifs de harcèlement moral au sens des dispositions précitées de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, présentant ainsi le caractère d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.

7. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune du Blanc-Mesnil, que les conclusions indemnitaires de Mme B tendant à la réparation du préjudice subi du fait de harcèlement moral dont elle aurait été victime doivent être rejetées.

Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Blanc-Mesnil, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme que Mme B demande à ce titre. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B une somme de 200 euros au titre des frais exposés par la commune du Blanc-Mesnil et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à la commune du Blanc-Mesnil une somme de 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune du Blanc-Mesnil.

Délibéré après l'audience du 18 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Salzmann, présidente,

Mme de Bouttemont, première conseillère,

M. L'hôte, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.

La rapporteure,La présidente,Signé Signé Mme de BouttemontMme ELa greffière,Signé Mme C

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions