LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2107071

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2107071

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2107071
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantMAGDELAINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 mai 2021 et des mémoires enregistrés les 23 juillet 2021 et 7 février 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. A B, représenté par Me Magdelaine, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 avril 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis en tant qu'il refuse de lui délivrer un titre de séjour, lui fait obligation de quitter le territoire français et lui interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ou à défaut de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet de la Seine-Saint-Denis a écarté ses années de présence en France antérieures à une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 19 février 2019 ;

- il est entaché d'un vice de procédure, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie, en méconnaissance de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il porte une atteinte disproportionnée droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 2 juin 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 août 2021 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- et les observations de Me Hunet-Ciclaire, substituant Me Magdelaine, représentant M. A B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant égyptien né le 15 février 1992 à Gharbeya (Egypte), qui serait entré en France en 2009, a demandé, le 2 novembre 2020, la délivrance d'une carte de séjour temporaire au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Il demande l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 avril 2021, en tant qu'il rejette cette demande et qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

2. Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans () ".

3. M. A B produit d'assez nombreuses pièces le concernant, à compter de l'année 2010 et jusqu'en 2021. Toutefois, de première part, il ne produit, s'agissant de l'année 2012, qu'une attestation d'élection de domicile, de novembre, une attestation d'une association venant en aide aux personnes sans domicile fixe de décembre et des preuves de rechargement d'un pass Navigo de janvier à juillet et en décembre, de seconde part, sur l'ensemble de la période, le requérant ne produit aucune pièce officielle autre que des cartes d'admission à l'aide médicale d'Etat, des titres de recette émis à son encontre en 2017 et 2019 par des établissements hospitaliers, une attestation des services fiscaux de 2012, des avis d'impôts sur le revenu de 2019, qui, relatifs aux années 2016 et 2017 ne comportent aucun revenu et des avis d'impôts sur le revenu de 2020 et 2021. Ainsi, sur l'ensemble de la période et notamment pour l'année 2012 les pièces produites sont insuffisamment probantes et ne sont dès lors pas de nature à faire regarder le requérant comme justifiant résider habituellement en France depuis plus de dix ans à la date à laquelle l'arrêté litigieux a été pris. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait pris la même décision s'il n'avait pas, par erreur, estimé que M. A B ne pouvait être regardé comme séjournant en France depuis une date antérieure au délai d'exécution d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 19 février 2019. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté. Il en va de même, pour le même motif, du moyen tiré de ce qu'en omettant de saisir la commission du titre de séjour l'autorité administrative aurait méconnu les dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article L. 313-14 et entaché le refus de titre de séjour litigieux d'un vice de procédure.

4. Compte tenu de ce qui a été dit au point 3, les seules circonstances que M. A B travaille dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée depuis mars 2019, soit depuis deux années environ seulement à la date de l'arrêté litigieux, qu'il dispose du soutien de son employeur dans sa démarche d'intégration et qu'il soit, selon lui, dépourvu d'attaches familiales dans pays d'origine, ne constituent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

5. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

6. M. A B, ne se prévaut d'aucune attache en France où il est célibataire. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, compte tenu de ce qui a été dit plus avant, ni sa durée de présence en France ni son insertion professionnelle alléguées ne permettent de considérer qu'au regard des buts en vue desquels elles ont été prises les décisions attaquées porteraient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées. Pour les mêmes motifs ces décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur la vie personnelle du requérant.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A B doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et de celles tendant à l'application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gauchard, président,

M. D, magistrat honoraire, faisant fonction de premier conseiller,

M. Breuille, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

Le président-rapporteur,

L. E

L'assesseur le plus ancien,

J F. DLa greffière,

S. Jarrin

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions