jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2203332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL VERPONT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 19 avril 2022, M. A B, représenté par Me Toihiri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour pour une durée de deux ans et l'a signalé dans le système d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, ou à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, en lui délivrant un récépissé l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elle n'est pas suffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen.
En ce qui concerne le refus de renouvellement :
- elle est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet s'est fondé sur les dispositions de l'article 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'un détournement de procédure ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision de signalement dans le système d'information Schengen :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 avril 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens sont infondés.
Par ordonnance du 29 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 19 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Gosselin, président -rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant équatorien, né le 23 janvier 1994 à Quevedo Ecu (Equateur) a sollicité le 29 septembre 2020 le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle sur le fondement " vie privée et familiale ". Par un arrêté en date du 3 janvier 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit, lui a interdit le retour pour une durée de deux ans et l'a signalé aux fins de non admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les articles pertinents de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il indique notamment que l'intéressé a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris le 11 avril 2016 à 500 euros d'amende pour conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et conduite d'un véhicule sans permis, le 17 mai 2016 par le tribunal correctionnel d'Evry à 300 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis, le 23 septembre 2016 par ce même tribunal à 300 euros d'amende pour vol, le 25 novembre 2016 par le tribunal correctionnel de Paris à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour vol, le 8 mars 2017 par le tribunal correctionnel d'Evry à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour vol commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs et usage illicite de stupéfiants, le 15 janvier 2019 par ce même tribunal à 600 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis et qu'il est connu au fichier du traitement des antécédents judiciaires pour des faits de vol en réunion le 23 mars 2014, conduite d'un véhicule sans permis le 25 août 2014, port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D, vol à l'étalage et détention non autorisée de stupéfiants le 20 septembre 2014, pour conduite d'un véhicule sans permis le 25 septembre 2014, pour vol en réunion le 6 mai 2015, pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui et vol simple le 8 septembre 2015, pour conduite d'un véhicule sans permis, conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et détention non autorisée de stupéfiants le 29 octobre 2015, pour vol à l'étalage le 23 juillet 2016, pour vol commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs et usage illicite de stupéfiants le 8 décembre 2016, pour conduite d'un véhicule sans permis et conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique le 30 juillet 2017, pour dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui le 24 mai 2018 et pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui, rébellion et vol simple le 23 janvier 2019. Il mentionne qu'il est célibataire, et père d'un enfant né en 2020. Par ailleurs, il mentionne que la commission du titre de séjour a été saisie le 28 octobre 2021 et a rendu un avis défavorable en raison de ses antécédents judiciaires. Enfin, le préfet indique que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ou tout autre pays où il est effectivement réadmissible. Si M. A B soutient que le préfet a commis un défaut d'examen de sa situation en ne mentionnant pas sa durée de présence sur le territoire et sa situation personnelle et notamment son concubinage, il ressort des pièces du dossier que d'une part la durée de son séjour ne saurait à elle seule permettre la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle et d'autre part, si M. A B soutient être en situation de concubinage il ne l'établit pas. Dès lors, l'absence de mention du concubinage de M. A B est sans incidence sur la décision attaquée. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué et le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa demande doivent être écartés.
En ce qui concerne le refus de renouvellement du titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 432-2 du même code : " Le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à l'étranger qui cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de cette carte dont il est titulaire () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A B a été condamné six fois par le tribunal correctionnel de Paris et celui d'Evry pour des faits de conduite sans permis, conduite en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, pour vol et usage illicite de stupéfiants. Eu égard à la nature et à la gravité des faits commis par le requérant, qui présentent un caractère relativement récent à la date de la décision litigieuse, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une inexacte application des articles L. 431-1 et L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni d'une erreur de droit, refuser le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de l'intéressé au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
6. Si le requérant soutient qu'il est père d'un enfant français né le 6 janvier 2020 et qu'il contribue à son entretien et son éducation, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait effectivement contribué à son entretien et son éducation. Il en résulte que M. A B n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les dispositions précitées.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance, 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A B a vécu en Equateur jusqu'à l'âge de dix-neuf ans, qu'il est venu en France par la voie du regroupement familial pour rejoindre sa mère en situation régulière. Par ailleurs, si M. A B est père d'un enfant né le 6 janvier 2020 et se déclare en situation de concubinage, il n'établit pas ses allégations par les pièces qu'il produit et ne permet pas d'établir que la décision a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En outre, s'il se prévaut de son insertion professionnelle et notamment, d'un contrat à durée indéterminée en date du 22 janvier 2019 avec la société Chemin Vert Dis, le caractère récent de cette insertion professionnelle ne permet pas d'établir que la décision attaquée a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée. Ainsi et au regard de ce qui précède, M. A B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, et celle-ci n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre.
9. Pour les mêmes motifs, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant n'ont pas été méconnues.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
10. M. A B n'établissant pas que le refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle serait illégal, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
11. Il ressort de ce qui a été dit au point 8 et 9, que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant n'ont pas été méconnues.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. M. A B n'établissant pas que le refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et l'obligation de quitter le territoire seraient illégaux, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
13. M. A B n'établissant pas que l'obligation de quitter le territoire serait illégal, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
14. Il ressort de ce qui a été dit au point 8 et 9, que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant n'ont pas été méconnues et la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation à ce titre.
En ce qui concerne la décision de signalement dans le système d'information Schengen :
15. M. A B n'établissant pas que l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour seraient illégaux, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision de signalement dans le système d'information Schengen, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
16. Il ressort de ce qui a été dit au point 8 et 9, que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant n'ont pas été méconnues.
17. Il résulte de tout ce qui précède, que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en date du 3 janvier 2022, par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui renouveler sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit, lui a interdit le retour pour une durée de deux ans et l'a signalé dans le système d'information Schengen. Par suite, la requête doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Gosselin, président,
- M. Robbe, premier conseiller,
- M. Iss, premier conseiller.
Lu en audience publique le 7 juillet 2022.
Le président-rapporteur,
Signé
C. Gosselin
L'assesseur le plus ancien,
Signé
Sign
J. Robbe
Le greffier,
Signé
Signé
S. Le Chartier
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°220333
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026