LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204078

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204078

vendredi 28 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204078
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantMIAMONECKA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 14 mars 2022 et le 18 avril 2022, Mme D B, représentée par Me Miamonecka, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de la munir, dans cette attente, d'un récépissé de demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- en ce qui concerne les décisions prises à son encontre portant respectivement refus de délivrance de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour : elles sont insuffisamment motivées et présentent un défaut d'examen réel et sérieux ; elles méconnaissent le dixième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ; elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- en ce qui concerne les décisions portant refus de titre et obligation de quitter le territoire : elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- en ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour : elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- en ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français : elle méconnait l'article L. 612-6 de ce même code.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.

La demande d'admission à l'aide juridictionnelle déposée par Mme B a été déclarée caduque par une décision du 16 août 2022.

Par une ordonnance du 16 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution, notamment son préambule du 27 octobre 1946 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience au cours de laquelle a été entendu le rapport de M. C, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D B, ressortissante de la République du Congo née le 20 novembre 1990 et déclarant être entrée en France le 1er juin 2015, a, le 16 juin 2021, sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 27 janvier 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a notamment refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans. Mme B demande l'annulation de ces décisions.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les dispositions sur le fondement desquelles Mme B a présenté sa demande et expose les motifs pour lesquels le préfet de la Seine-Saint-Denis a considéré, au regard de sa situation personnelle et familiale, qu'elle n'entrait pas dans leurs prévisions. Elle satisfait ainsi aux exigences de motivation posées à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, quel que soit le bien fondé des motifs sur lesquels elle repose. Dès lors, le moyen tiré de ce qu'elle serait insuffisamment motivée doit être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme B.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ". Enfin, aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant () ".

4. Si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande de titre de séjour présentée sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française ou d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par la personne se présentant comme père ou mère d'un enfant français.

5. Par l'arrêté attaqué, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé, sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " demandée par Mme B aux motifs que l'intéressée n'apportait aucun élément attestant que M. A participerait effectivement à l'éducation de l'enfant de Mme B et que la reconnaissance de paternité de son enfant, né à Auxerre le 2 novembre 2015, par M. A, ressortissant français né en République du Congo, présentait un caractère frauduleux résultant d'un faisceau d'indices concordants, justifiant ainsi la saisine du procureur de la république effectuée le 2 février 2017 par le préfet de l'Yonne sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale à l'occasion de l'examen d'une précédente demande de titre de l'intéressée, pour établir que le ressortissant français ne serait pas le père biologique de son enfant. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui a reconnu l'enfant de nationalité française de Mme B, le 10 novembre 2015, quelques jours après sa naissance, réside en France, même s'il a effectué un séjour au Congo à une époque pouvant correspondre à celle de la conception de cet enfant. Il en ressort également que, lors de son arrivée en France, la mère de cet enfant n'a pas rejoint M. A qui résidait, à Yerres, dans l'Essonne, même après la naissance de son fils, et qu'elle a continué à résider seule à Auxerre puis à Noisy-le-Grand, avec cet enfant, Mme B déclarant, lors d'une audition par les services de police en 2018, ne connaître précisément ni l'adresse ni la profession de M. A. Il n'est pas établi qu'à la date de la décision en litige, des liens avaient été tissés entre l'enfant et M. A, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il exerçait l'autorité parentale, même partielle, sur l'enfant ni ne participait effectivement à son entretien et à son éducation. En particulier, les pièces produites par la requérante telles que les factures de cantine de son enfant au sein de l'école élémentaire qu'il fréquente en Seine-Saint-Denis, une notification de saisie administrative à tiers détenteur à raison de sommes dues en 2019 et 2020 à l'accueil de loisirs de Noisy-le-Grand où le nom de M. A figure en tant que responsable légal, sans qu'aucun ne soit signé par lui, et les deux photographies, manifestement prises le même jour, ne démontrent ni que M. A et Mme B entretenaient une relation lors de la conception de l'enfant ni que M. A ait contribué effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant qu'il a reconnu. Dès lors, le préfet de la Seine-Saint-Denis apporte la preuve, qui lui incombe, de ce que la reconnaissance de l'enfant de la requérante par un Français a été souscrite dans le but de conférer la nationalité française à son enfant et de permettre ainsi à Mme B d'obtenir la délivrance d'une carte de séjour temporaire, sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant que mère d'un enfant français, ainsi que l'avait d'ailleurs relevé la Cour administrative d'appel de Lyon dans un arrêt n° 18LY04348 du 16 mai 2019 rejetant la requête de l'intéressée à l'encontre de la précédente mesure d'éloignement dont elle avait fait l'objet et nonobstant la circonstance que les suites données par le parquet à la saisine du procureur de la République par le préfet de l'Yonne ne figurent pas au dossier. Il s'ensuit que le préfet de la Seine-Saint-Denis, à qui il appartenait de faire échec à cette fraude, était légalement fondé à refuser, notamment pour ce motif, la délivrance d'un titre de séjour à Mme B. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aurait entaché sa décision d'erreur de droit en l'absence d'examen de l'intérêt supérieur de son enfant de nationalité française doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes, d'une part, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et aux termes, d'autre part, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur des enfants doit être une considération primordiale ".

7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B réside habituellement en France depuis juin 2015, avec son enfant, né cette même année à Auxerre et désormais scolarisé à Noisy-le-Grand. Toutefois, la requérante, entrée en France alors qu'elle était âgée de vingt-cinq ans, ne conteste pas sérieusement disposer encore d'attaches familiales en République du Congo, où réside son autre enfant, né en 2012, et ne fait valoir aucun obstacle à la reconstitution de sa cellule familiale dans ce pays avec son enfant mineur né en France et âgé de 7 ans à la date de l'arrêté attaqué. Elle ne justifie, en outre, d'aucune intégration professionnelle en France. Dès lors, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi et, par suite, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Eu égard au jeune âge de son enfant et alors qu'elle ne fait valoir aucun obstacle à la poursuite de sa scolarité dans son pays d'origine, elle n'est pas davantage fondée à soutenir que l'arrêté attaqué aurait porté à l'intérêt supérieur de cet enfant une atteinte prohibée par les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

8. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés aux points 5 et 7, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.

9. En dernier lieu, si Mme B soutient que la décision attaquée méconnaît le dixième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, elle n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Il ne peut, par suite, qu'être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :

10. En premier lieu, pour les motifs exposés au point 2, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée, qui n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle portant refus de titre de séjour, et du défaut d'examen de la situation particulière de Mme B doivent être écartés.

11. En second lieu, pour les motifs exposés aux points 7 à 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation, de même que celui tiré de la méconnaissance du dixième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, doivent être écartés.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ".

13. Mme B, à qui a été refusé un délai de départ volontaire, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire au sens des dispositions précitées. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

14. Il résulte de ce tout qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées du 27 janvier 2022. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions présentées par l'intéressée aux fins d'injonction, d'astreinte et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Toutain, président,

M. Thobaty, premier conseiller,

M. Puechbroussou, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2022.

Le rapporteur,

Signé

C. C

Le président,

Signé

E. Toutain

La greffière,

Signé

S. Desplan

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions