mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2204646 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | IOSCA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 mars 2022, M. C B, représenté par Me Iosca, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 20 avril 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis, ainsi que l'ensemble des décisions antérieures portant retrait de points à la suite des infractions en date des 13 novembre 2014 (4 points), 2 mars 2016 (4 points), 24 janvier 2017 (1 point), 19 février 2017 (2 points), 28 septembre 2017 (3 points), 6 mars 2018 (3 points), 19 juin 2018 à 19h58 (4 points), 19 juin 2018 à 20h02 (3 points), 28 septembre 2018 (1 point), et 4 janvier 2019 (1 point) ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du 22 janvier 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a refusé de faire droit à sa demande ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer les points illégalement retirés de son permis de conduire, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route préalablement aux retraits de points consécutifs aux infractions des 13 novembre 2014, 2 mars 2016, 24 janvier 2017, 19 février 2017, 28 septembre 2017, 6 mars 2018, 19 juin 2018 à 19h58, 19 juin 2018 à 20h02, 28 septembre 2018, et 4 janvier 2019 ;
- la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut, d'une part, au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision 48 SI du 20 avril 2021 et les décisions de retrait de points relatives aux infractions des 24 janvier 2017, 28 septembre 2017, 19 juin 2018 à 19h58 et 20h02, 28 septembre 2018, et 4 janvier 2019, et d'autre part, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
- les mentions relatives à la décision 48 SI du 20 avril 2021 et celles relatives aux décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 28 septembre 2017, 19 juin 2018 à 19h58, et 19 juin 2018 à 20h02 ont été supprimées du relevé d'information intégral ;
- les points retirés à la suite des infractions commises les 24 janvier 2017, 28 septembre 2018 et 4 janvier 2019 ont été restitués ;
- pour le surplus, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route,
- le code de procédure pénale,
- le code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée 48 SI en date du 20 avril 2021, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté l'invalidité du permis de conduire pour solde de points nul de M. B, lui a interdit de conduire et enjoint de restituer son titre de conduire. Le requérant demande l'annulation de cette décision, ainsi que celle des décisions portant retrait de points à la suite des infractions en date des 13 novembre 2014, 2 mars 2016, 24 janvier 2017, 19 février 2017, 28 septembre 2017, 6 mars 2018, 19 juin 2018 à 19h58, 19 juin 2018 à 20h02, 28 septembre 2018, et 4 janvier 2019.
Sur l'exception de non-lieu opposée en défense :
2. Il ressort du relevé d'information intégral de M. B que les mentions relatives à la décision 48 SI du 20 avril 2021 et aux décisions portant retrait de points relatives aux infractions des 28 septembre 2017, 19 juin 2018 à 19h58, et 19 juin à 20h02 ont été supprimées. Par suite, le ministre de l'intérieur et des outre-mer doit être regardé comme ayant implicitement mais nécessairement retiré la décision 48 SI ainsi que les décisions de retrait de points relatives aux infractions précitées, postérieurement à la date d'introduction de la requête. Dès lors, les conclusions de la requête à fin d'annulation de ces décisions ainsi que les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
3. Il ressort du relevé d'information intégral du 29 juin 2022 qu'antérieurement à l'introduction de la requête, le permis de conduire de M. B a été crédité, les
11 novembre 2017, 22 juillet 2019, et 9 octobre 2019 en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, des points retirés à la suite des infractions commises les 24 janvier 2017, 28 septembre 2018, 4 janvier 2019. Dès lors, les conclusions de la requête dirigées contre ces décisions de retrait de points consécutives à ces infractions sont dépourvues d'objet et, par suite irrecevables. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée en défense doit être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable des décisions de retrait de points :
4. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". Et aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire, à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.
S'agissant de l'infraction commise le 13 novembre 2014 :
6. L'infraction litigieuse a été constatée au moyen d'un procès-verbal électronique suivi de l'émission d'un avis de contravention. Il résulte de l'instruction que M. B s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction. Il a dès lors nécessairement reçu à l'adresse de son domicile un avis de contravention rédigé selon un modèle type comportant toutes les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier le retrait de points à intervenir et les conséquences du paiement de l'amende. Le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas reçu l'ensemble de l'information prescrite par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit, par suite, être écarté.
S'agissant des infractions commises les 2 mars 2016 et 19 février 2017 :
7. L'omission de la formalité prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester. Cette dernière condition est également remplie lorsque la condamnation intervient selon la procédure simplifiée régie par les articles 524 et suivants du code de procédure pénale, qui permettent au juge de statuer sans débat préalable sur une contravention de police, mais qui réservent la possibilité, pour le prévenu, de former opposition à l'ordonnance pénale ainsi prononcée et d'obtenir que l'affaire soit portée à l'audience du tribunal de police ou de la juridiction de proximité dans les formes de la procédure ordinaire.
8. Il résulte de l'instruction, et notamment de la mention " décision 76 " figurant sur le relevé d'information intégral du 29 juin 2022, qu'au titre des infractions constatées les 2 mars 2016 et 19 février 2017, une condamnation pénale définitive est intervenue. Par suite, le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne saurait, en tout état de cause, être utilement invoqué à l'encontre des retraits de points consécutifs à ces infractions.
S'agissant de l'infraction commise le 6 mars 2018 :
9. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date par procès-verbal électronique, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
10. Il ressort du relevé d'information intégral que l'infraction du 6 mars 2018 consistant en le dépassement de véhicule par la droite a été constatée par un procès-verbal électronique. Le ministre, qui ne produit pas le procès-verbal électronique correspondant à cette infraction, fait valoir que M. B a reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des infractions des 13 novembre 2014, 2 mars 2016 et 19 février 2017 consistant au non-respect de l'arrêt à un feu rouge fixe ou clignotant et en un excès de vitesse d'au moins 20 km/h et inférieur à 30km/h. Toutefois, en supposant même ces infractions soient de même nature que celle du 6 mars 2018, ces infractions antérieures ne présentaient pas un caractère suffisamment récent. Dans ces conditions, l'omission des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a eu pour effet de priver l'intéressé d'une garantie. Il suit de là que le requérant est fondé à soutenir que la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 6 mars 2018 est intervenue au terme d'une procédure irrégulière.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité des infractions :
11. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de point est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ". Il résulte de cette disposition ainsi que de celles de l'article L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à estimer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
S'agissant de l'infraction commise le 13 novembre 2014 :
12. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral du 29 juin 2022 que M. B a réglé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction commise le 13 novembre 2014. Il suit de là qu'en application de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité de cette infraction est établie.
S'agissant des infractions commises les 2 mars 2016 et 19 février 2017:
13. Il ressort du relevé d'information intégral, et notamment de la mention " décision 76 ", qu'au titre des infractions constatées les 2 mars 2016 et 19 février 2017, une condamnation pénale définitive est intervenue. Par suite, la réalité de ces infractions est établie.
S'agissant de l'infraction commise le 6 mars 2018 :
14. Il résulte des mentions du même relevé qu'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction commise le 6 mars 2018 a été émis, sans que M. B n'établisse qu'il aurait déposé une réclamation ayant entraîné son annulation. Par suite, la réalité de cette infraction est également établie.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à obtenir l'annulation de la décision du 6 mars 2018 lui ayant retiré un total de trois points.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Si l'annulation contentieuse d'une décision ou de plusieurs décisions de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur et des outre-mer reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés, le capital de points dont dispose ce dernier doit être recalculé en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à l'administration de reconnaître à M. B le bénéfice des trois points irrégulièrement retirés et de réexaminer sa situation dans le sens des observations qui précèdent, en en tirant elle-même toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B dirigées contre la décision 48 SI du 20 avril 2021 et la décision de retrait de points relatives aux infractions des 28 septembre 2017, 19 juin 2018 à 19h58, et 19 juin à 20h02.
Article 2 : La décision portant retrait de points relative à l'infraction du 6 mars 2018 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à M. B le bénéfice des points retirés à la suite des infractions mentionnées à l'article 2 ci-dessus, sous réserve qu'ils aient déjà été restitués, et, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation du requérant pour en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
Le magistrat désigné,
J. A
La greffière,
T. Chonville
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026