jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2208373 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | GIUDICELLI-JAHN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mai 2022 à 18h37 et 30 mai 2022, M. B, représenté par Me Giudicelli-Jahn, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 18 mai 2022 par lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui donner un rendez-vous afin qu'il obtienne un récépissé de demande de carte de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre au préfet de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le traitement automatisé de données du système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs :
- la compétence du signataire n'est pas établie ;
- les décisions sont insuffisamment motivées et entachées d'un défaut d'examen personnalisé de sa situation ;
- le préfet a entaché ses décisions d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions méconnaissent le principe du respect des droits de la défense ;
- le préfet méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant ;
- l'arrêté méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît les droits de la défense, à défaut de communication du dossier de l'opération de police ;
- elle méconnaît le principe du respect des droits de la défense, garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le préfet a entaché ses décisions d'un défaut d'examen, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- il vit en France depuis 11 ans, a un emploi et est intégré ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée au regard des quatre critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'illégalité par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;
- le règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme F a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en l'absence des parties, après appel de leur affaire à l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant M. C B né le 19 mars 1974 à Casablanca, de nationalité marocaine, déclare être entré en France en 2011. Par un arrêté du 18 mai 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. M. B demande l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour sur le territoire français.
Sur les moyens communs :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-0841 du 1er avril 2022, régulièrement publié au bulletin des informations administratives du département de la Seine-Saint-Denis du
1er avril 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. D E pour signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et celles fixant le délai de départ en cas d'absence ou d'empêchement du chef du bureau de l'éloignement, dont il n'est ni allégué ni établi qu'il n'était pas absent ou empêché à la date à laquelle l'arrêté a été pris. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire vise notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article de 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la nationalité du requérant et relève que M. B ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il a déclaré exercer une activité professionnelle sans autorisation et qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire, l'arrêté relève que M. B a été interpellé pour des faits de transport non autorité de stupéfiants, qu'il n'apporte pas la preuve d'une résidence stable et effective, qu'il a déclaré vouloir rester en France et qu'il ne justifie pas d'une entrée régulière en France. Concernant l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois, elle est fondée sur le refus de délai de départ volontaire et l'arrêté souligne que le comportement de M. B constitue une menace à l'ordre public et qu'il ne dispose pas de liens privés et familiaux en France. Enfin, s'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, elle indique que, compte tenu des circonstances de l'espèce, il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit donc être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort ni de la lecture de l'arrêté en litige ni des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'avait pas à rappeler l'ensemble des éléments de la situation personnelle de M. B, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. B doit être écarté.
5. En quatrième lieu, si aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Il résulte toutefois également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il implique ainsi que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
6. Il ressort des pièces du dossier, qui comprennent au demeurant la procédure portant sur l'opération de police qui avait été diligentée, et notamment du procès-verbal d'audition du 18 mai 2022, que M. B a été mis en mesure de présenter ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, qui doit être regardé comme soulevé au titre des droits de la défense garantis par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, doit être écarté.
7. En cinquième lieu, M. B soulève un moyen tiré de l'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, sans assortir ce moyen d'aucune précision, et alors au demeurant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B serait père d'un enfant. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
8. En sixième lieu, le moyen tiré d'une méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui n'est opérant qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, n'est pas assorti de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
9. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
10. Si M. B justifie de sa présence sur le territoire français depuis 2011, il est célibataire et sans enfant et n'établit pas avoir des attaches familiales ou personnelles en France. Il n'établit pas non plus une intégration sociale particulière, ayant été interpellé pour des faits de transport de stupéfiants. Le contrat de travail à durée indéterminée qui est produit est récent et ne porte que sur un temps partiel, et il n'établit pas, par les pièces produites, la stabilité et la durée des emplois occupés antérieurement, et, dans ces conditions, une intégration professionnelle suffisante. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
11. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que le préfet aurait entaché ses décisions d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ne sont pas assortis de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
12. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ".
13. Si M. B justifie de sa présence continue en France depuis 2011 par les nombreux documents administratifs, bancaires et médicaux qu'il produit et se prévaut de son intégration professionnelle, il ne conteste pas ne pas avoir sollicité en France un titre de séjour. S'il soutient dans ses écritures qu'il a rencontré des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture et s'il a déclaré au cours de son audition du 18 mai 2022 qu'il a rendez-vous à la préfecture du Val d'Oise le 2 juin 2022, il ne produit aucune pièce justifiant de ses tentatives, ni la réalité de sa convocation. Dès lors, c'est sans entacher sa décision d'un défaut d'examen, ni méconnaître les dispositions citées au point précédent ou commettre d'erreur d'appréciation au regard de celles-ci que le préfet a décidé l'éloignement du requérant du territoire français.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire doit être écarté.
15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation, en dépit de l'ancienneté de présence en France de M. B et en raison notamment du caractère insuffisant de son intégration professionnelle, en prenant la décision attaquée.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire serait privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire doit être écarté.
17. En deuxième lieu, en se fondant sur les articles L. 612-10 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puis en relevant qu'il a refusé un délai de départ volontaire et en faisant également état de la durée de présence de M. B sur le territoire, de l'absence d'éléments justifiant de l'ancienneté de liens personnels et familiaux en France ou encore de la circonstance que son comportement constitue une menace à l'ordre public, le préfet a suffisamment motivé sa décision.
18. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été interpellé pour des faits de transport de stupéfiants. Il résulte de ce qui a été dit au point 12 du présent jugement, alors que la durée de la présence de l'intéressé sur le territoire français ne saurait constituer à elle seule une circonstance humanitaire, et que M. B n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, que ce dernier ne justifie pas de circonstances humanitaires. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions contestées. Ses conclusions en annulation, et, par suite, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige doivent, dès lors, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Giudicelli-Jahn et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
La magistrate désignée,
Signé
M. FLa greffière,
Signé
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026