jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2216950 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET BIGNON LEBRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2022, la société de droit belge Agristo NV, représentée par Me Granotier, demande au tribunal de prononcer le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée sollicité dans sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée déposée au titre du mois de février 2022.
Elle soutient qu'en février 2021, elle a versé à tort à l'administration un montant de 208 814 euros de taxe sur la valeur ajoutée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 février 2023 et 7 juin 2024, la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable faute de production de la décision attaquée ;
- la requête est irrecevable faute de réclamation préalable obligatoire ;
- le moyen soulevé par la requérante n'est pas fondé.
Par une ordonnance du 3 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Syndique, première conseillère,
- et les conclusions de M. Khiat, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Agristo NV, dont le siège social est en Belgique et qui exerce une activité de négoce agro-alimentaire, a sollicité le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 198 297 euros dans sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée du mois de février 2022 sur le fondement des dispositions du IV de l'article 271 du code général des impôts et des articles 242-0 A à 242-0 L de l'annexe II au même code. Cette demande a été rejetée à hauteur de 198 190 euros par une décision du 1er août 2022 au motif que le montant du report de crédit de taxe sur la valeur ajoutée mentionné dans la déclaration de février 2022 était de 198 243 euros alors que le montant du crédit à reporter indiqué dans la déclaration de janvier 2022 n'était que de 53 euros. La requérante conteste cette décision en faisant valoir qu'en 2020, l'administration a refusé de lui rembourser la taxe sur la valeur ajoutée qui lui avait été facturée à tort par une société tierce pour l'achat de plants de pomme de terre, que cette société tierce a en conséquence émis des notes de crédit à son bénéfice en décembre 2020 et qu'à la suite de la réception de ces notes de crédit, elle a par erreur versé au Trésor public un montant de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 208 814 euros en février 2021. Toutefois, en se bornant à ces seules allégations sans apporter d'éléments de nature à expliciter le lien entre le versement erroné de cette somme en février 2021 et le report en février 2022 d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant supérieur au crédit à reporter mentionné dans la déclaration de janvier 2022, la société requérante ne conteste pas utilement le motif de refus opposé par l'administration dans la décision du 1er août 2022.
2. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions de la requête doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Agristo NV est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Agristo NV et à la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mach, présidente,
Mme Syndique, première conseillère,
Mme Fabre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
N. Syndique
La présidente,
A-S. MachLe greffier,
S. Werkling
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026