LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2310512

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2310512

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2310512
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantFRECHE & ASSOCIES AARPI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 et 7 septembre 2023 et les 30 janvier et 29 février 2024, Mme C B, représentée par Me Bois-Minot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2023 par lequel le maire de Rosny-sous-Bois a accordé un permis de construire comprenant des démolitions à la société Nexity IR Programmes Grand Paris pour la réalisation, sur des parcelles situées 168 à 170 rue du général Leclerc, de deux immeubles comprenant 103 logements, un local partagé ainsi qu'un local d'activité, après la démolition d'un immeuble désaffecté et de deux pavillons individuels, ensemble la décision du 12 juillet 2023 par laquelle le maire de Rosny-sous-Bois a rejeté son recours gracieux dirigé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Rosny-sous-Bois une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure ;

- le dossier de demande de permis de construire est entaché d'omissions, d'inexactitudes et d'insuffisances ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, des articles UC 3.1 et UC 3.2 du règlement du PLU, ainsi que celles des articles R+3 et 4 § A de l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation ;

- il méconnaît les objectifs des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) " Développement des quartiers mixtes " du PLU relatifs à l'intégration des principes de l'architecture bioclimatique dans la conception des opérations d'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 411-1 du code de l'environnement.

Par trois mémoires en défense, enregistrés le 18 octobre 2023, et les 15 février et 13 mars 2024, la société Nexity IR Programmes Grand Paris, représentée par Me Durand, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, et, à titre subsidiaire, en cas d'annulation de l'arrêté attaqué, demande au tribunal de faire application des dispositions des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et demande que soit mise à la charge de Mme B une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

La requête a été communiquée à la commune de Rosny-sous-Bois et au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'ont pas produit d'observations en défense.

Par une ordonnance du 30 août 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 septembre 2024 à 12 heures.

Vu :

- l'arrêté attaqué,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,

- les conclusions de M. Löns, rapporteur public,

- et les observations de Me Bois-Minot, représentant Mme B, et de Me Laugier, représentant la société pétitionnaire.

Une note en délibéré a été enregistrée le 10 octobre 2024 pour Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 22 mars 2023, le maire de Rosny-sous-Bois a accordé un permis de construire comprenant des démolitions à la société Nexity IR Programmes Grand Paris pour la réalisation, sur des parcelles situées 168 à 170 rue du général Leclerc, de deux immeubles comprenant 103 logements, un local partagé ainsi qu'un local d'activité, après la démolition d'un immeuble désaffecté et de deux pavillons individuels. Mme B demande l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision du 12 juillet 2023 par laquelle le maire de Rosny-sous-Bois a rejeté son recours gracieux dirigé contre cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 122-1 du code de l'environnement : " () II.- Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas. () ". Aux termes de l'article R. 122-2 du même code : " I. - Les projets relevant d'une ou plusieurs rubriques énumérées dans le tableau annexé au présent article font l'objet d'une évaluation environnementale, de façon systématique ou après un examen au cas par cas, en application du II de l'article L. 122-1, en fonction des critères et des seuils précisés dans ce tableau () ".

3. Il résulte du tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement que les travaux et constructions qui créent une surface de plancher au sens de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme ou une emprise au sol au sens de l'article R. * 420-1 du même code supérieure ou égale à 10 000 m² sont soumis à un examen au cas par cas.

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 122-2-1 du code de l'environnement : " I. -L'autorité compétente soumet à l'examen au cas par cas prévu au IV de l'article L. 122-1 tout projet, y compris de modification ou d'extension, situé en deçà des seuils fixés à l'annexe de l'article R. 122-2 et dont elle est la première saisie, que ce soit dans le cadre d'une procédure d'autorisation ou d'une déclaration, lorsque ce projet lui apparaît susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine au regard des critères énumérés à l'annexe de l'article R. 122-3-1 () ". Ces dispositions ont pour objet, afin de satisfaire aux exigences de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 précitée, de permettre, par l'instauration d'un dispositif dit de " clause-filet ", que des projets, qui ne relèvent ni d'une évaluation environnementale de façon systématique, ni d'un examen au cas par cas en vertu des dispositions des articles L. 122-1 et R. 122-2 du code de l'environnement et de l'annexe à ce dernier article, soient néanmoins soumis à un examen au cas par cas s'ils apparaissent susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine.

5. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé prévoit la création d'une surface de plancher de 6 3483,80 m², pour une surface d'emprise au sol de 1 520 m². Les caractéristiques du projet en litige se situent ainsi en-deçà des seuils définis par la rubrique 39 du tableau annexé à l'article R. 122-1 du code de l'environnement.

6. Mme B soutient que le projet en litige devait être soumis à un examen au cas par cas par l'autorité environnementale en raison de ses incidences notables sur l'environnement, en application des dispositions du I de l'article R. 122-2-1 du code de l'environnement. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles du terrain d'assiette du projet, situées en zone UC du plan local d'urbanisme, zone urbaine mixte, d'une surface totale de 3 297 m², comportent actuellement deux pavillons d'habitation individuelle d'une surface de plancher de 204 m², ainsi qu'une clinique désaffectée d'une surface de plancher de 1 650 m², qu'elles sont majoritairement imperméabilisées, en raison des parcs de stationnement extérieurs situés autour des bâtiments, et comprennent 27 plantations significatives, composées notamment d'arbustes et d'arbres de moyen à grand développement. Le projet, qui consiste en la réalisation de deux immeubles collectifs à usage d'habitation avec toitures végétalisées, dont la surface d'emprise au sol est de 1 520 m², soit moins de la moitié de la superficie du terrain, s'il emporte l'abattage de l'ensemble des plantations existantes sur la parcelle, prévoit la réalisation de jardins individuels et d'un jardin collectif, pour une surface de 1 319 m² traitée en pleine terre, surface qui comprend six arbres de grand développement, deux arbres de moyen développement, cinq arbustes et quatre-cent-vingt-cinq buissons, une haie bocagère haute, une haie basse, des plantes grimpantes, un potager, ainsi que deux massifs, l'un arbustif, et l'autre constituant une zone humide. Si la responsable d'un centre de soins destiné à la protection des hérissons fait état de la présence de plusieurs individus aux abords immédiats du site et de la nécessité de préserver leur habitat, et si le rapport établi par un écologue le 12 mai 2023 y recense 26 espèces de plantes, 34 espèces d'arbustes, arbres et buissons, plusieurs espèces d'insectes, de mollusques brouteurs, d'oiseaux et de mammifères, dont certaines constituent des espèces protégées, et, notamment, une vingtaine de hérissons, ces derniers se trouvent toutefois dans les jardins individuels des pavillons de l'allée des Pommiers et dans le jardin de l'immeuble collectifs situé rue des anciens combattants d'Afrique du Nord, situés aux abords immédiats du site, - jardins qui ont vocation à être intégralement préservés, à l'exception de trois d'entre eux, celui de la clinique désaffectée, celui du cabinet médical, et celui du pavillon individuel à usage d'habitation - et non sur les parcelles terrain d'assiette du projet, sans intérêt écologique particulier et ne faisant l'objet d'aucune protection particulière, et qui se situent dans une zone densément urbanisée et imperméabilisée.

7. Enfin, en se bornant seulement à faire état des risques induits par le projet s'agissant de l'écoulement des eaux et des risques d'inondations, de l'artificialisation des sols, eu égard à la construction d'autres immeubles collectifs dans le quartier, de la qualité de l'air, liée aux travaux, particulièrement de démolition, en raison de la présence d'amiante dans les locaux de la clinique désaffectée, du bruit, notamment en raison de la circulation automobile, densifiée, dans un secteur d'ores-et-déjà saturé, en raison de la création d'un parc de stationnement de 110 véhicules et des ilots de chaleur, en raison de l'abattage des arbres existants, la requérante n'établit pas la réalité de tels risques.

8. Dans ces conditions, l'atteinte notable à la biodiversité alléguée n'est donc pas démontrée, et il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet autorisé serait susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure faute d'avoir saisi l'autorité environnementale d'un examen au cas par cas doit être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 411-1 du code de l'environnement : " I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l'écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d'intérêt géologique, d'habitats naturels, d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits : / 1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ; / 2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ; / 3° La destruction, l'altération ou la dégradation de ces habitats naturels ou de ces habitats d'espèces () ". Aux termes de l'article L. 411-2 du même code : " I. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles sont fixées : / 1° La liste limitative des habitats naturels, des espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées ainsi que des sites d'intérêt géologique, y compris des types de cavités souterraines, ainsi protégés ; / 2° La durée et les modalités de mise en œuvre des interdictions prises en application du I de l'article L. 411-1 ; / 3° La partie du territoire sur laquelle elles s'appliquent, qui peut comprendre le domaine public maritime, les eaux intérieures la mer territoriale, la zone économique exclusive et le plateau continental ; / 4° La délivrance de dérogations aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 411-1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante, pouvant être évaluée par une tierce expertise menée, à la demande de l'autorité compétente, par un organisme extérieur choisi en accord avec elle, aux frais du pétitionnaire, et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle : a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ; / b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ; / c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ; / d) A des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ; / e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens () ".

10. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " La demande de permis de construire précise : / () k) S'il y a lieu, que les travaux doivent faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ". L'article L. 425-15 du même code précise que : " Lorsque le projet porte sur des travaux devant faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° du I de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, le permis () ne peut pas être mis en œuvre avant la délivrance de cette dérogation ". Enfin, l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme dispose que " Le permis () doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement () ".

11. D'une part, les dispositions précitées de l'article L. 425-15 du code de l'urbanisme ne subordonnent pas la délivrance, mais la seule mise en œuvre d'une autorisation d'urbanisme à l'obtention, si elle est requise, d'une dérogation à l'interdiction de destruction des espèces protégées. Par suite, à supposer même que le projet en litige nécessitait l'obtention d'une telle dérogation, cette circonstance demeure sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-15 du code de l'urbanisme doit être écarté.

12. D'autre part, les dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ne permettent pas à l'autorité administrative de refuser un permis de construire, mais seulement de l'accorder sous réserve du respect de prescriptions spéciales relevant de la police de l'urbanisme, telles que celles relatives à l'implantation ou aux caractéristiques des bâtiments et de leurs abords, si le projet de construction est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Si la requérante fait valoir qu'il ressort du rapport établi par un écologue le 12 mai 2023 que plusieurs espèces de faune et de flore sauvages, dont certaines espèces d'oiseaux et de mammifères font l'objet d'une protection, sont présentes sur le terrain d'assiette du projet, elle n'indique toutefois pas quelles prescriptions spéciales devraient être respectées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme doit être écarté.

13. Enfin, Mme B soutient que le dossier de demande de permis de construire serait incomplet, faute de préciser que les travaux projetés doivent faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement alors qu'elle justifie, par la production d'un rapport établi le 12 mai 2023 par un écologue de la présence, aux abords des parcelles terrain d'assiette du projet, de plusieurs espèces de faune et de flore sauvages, dont certaines espèces d'oiseaux et de mammifères font l'objet d'une protection particulière, et, notamment, le hérisson d'Europe. Cependant, les dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme n'exigent que de préciser, à l'occasion de la demande de permis de construire, et s'il y a lieu, que les travaux doivent faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et, en l'espèce, il est constant que la société pétitionnaire n'a pas sollicité de demande de dérogation, et qu'elle n'avait pas à en solliciter, eu égard notamment à ce qui a été dit au point 6 du présent jugement, le projet n'emportant pas, notamment, la destruction ou la perturbation intentionnelle d'animaux protégés, ou la destruction, l'altération ou la dégradation de leurs habitats naturels ou d'habitats d'espèces. Dès lors, le dossier de demande de permis de construire, qui n'avait pas à indiquer que le projet faisait l'objet d'une telle dérogation, n'est pas incomplet au regard des prescriptions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural définit, par des plans et documents écrits, l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs. / Il précise, par des documents graphiques ou photographiques, l'insertion dans l'environnement et l'impact visuel des bâtiments ainsi que le traitement de leurs accès et de leurs abords ". Aux termes de l'article R. 431-8 de ce code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / () / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / () b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain () ".

15. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

16. D'une part, si Mme B soutient que la notice architecturale est entachée d'inexactitudes s'agissant des fractionnements du bâti et des retraits effectués pour préserver les vues et l'ensoleillement depuis les jardins d'habitations individuelles mitoyens, inexactitudes révélées notamment par le plan de masse du projet, il ressort toutefois de ce même plan de masse, qui fait apparaître clairement les retraits effectués, tant s'agissant des murs pignons que des attiques, que la notice ne comporte aucune inexactitude sur ce point, les retraits vis-à-vis des limites séparatives latérales étant destinés à créer des jardins individuels ainsi qu'un jardin collectif permettant d'assurer une continuité écologique avec les jardins individuels des pavillons existants situés aux abords du site, et de préserver l'ensoleillement de ces derniers.

17. D'autre part, contrairement à ce que soutient la requérante, la vue n°1 des documents graphiques d'insertion matérialise les pavillons individuels existants et conservés, également évoqués clairement dans la description de l'environnement immédiat du projet de la notice architecturale. S'il ressort des pièces du dossier que le cerisier matérialisé sur cette même vue n'a en réalité pas vocation à être planté, et qu'un autre arbre y a été matérialisé à tort, alors qu'il a vocation à être abattu, ces inexactitudes n'ont toutefois pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

18. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions citées au point 14 doivent être écartés.

19. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Aux termes de l'article UC 11 du règlement du PLU de Rosny-sous-Bois : " L'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier / modifier ne doit pas être de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites / paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales : / L'intégration harmonieuse des constructions dans le paysage urbain et naturel doit être assurée notamment par leur volume, leur architecture, le choix des matériaux et des couleurs employés () ".

20. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 et de celles du règlement d'un plan local d'urbanisme qui ont le même objet et dont les exigences ne sont pas moindres, au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité compétente d'apprécier, dans un premier temps, le caractère et l'intérêt des lieux avoisinants sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ce secteur. Lorsqu'il a été fait usage de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme permettant que la demande de permis de construire porte à la fois sur la construction et sur la démolition d'une construction existante nécessaire à cette opération, il appartient à l'administration d'apprécier l'impact, sur le site, non de la seule démolition de la construction existante, mais de son remplacement par la construction autorisée.

21. Il ressort des pièces du dossier que le projet consiste en la réalisation de deux immeubles collectifs de type R+4 à R+6 et destinés à un public " senior ", l'un à usage d'habitation comprenant 63 logements, et l'autre à usage mixte, comprenant 40 logements, un local partagé par les résidents, et un local d'activité destiné à abriter un cabinet médical, après la démolition de trois bâtiments existants, constitués de deux pavillons individuels en R+1, dont l'un accueille un cabinet médical, et d'une clinique désaffectée, sans intérêt architectural particulier. L'environnement immédiat du projet, qui s'implante en zone UC, zone urbaine mixte, est très hétérogène, et principalement constitué d'immeubles à usage d'habitation de gabarits variés, du R+3 au R+6, et de maisons individuelles en R+1 ou R+2 présentant des façades et des toitures diverses, la rue du général Leclerc étant particulièrement marquée par les ruptures d'échelles. Il résulte de ces éléments que la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté litigieux est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des règles fixées par l'article UC 11 du règlement du PLUi précitées.

22. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.

23. Aux termes de l'article UC 3.1 du règlement du PLU : " Les accès doivent être adaptés à l'opération. Ils doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et de la protection civile () ". L'article UC 3.2.1 dispose, quant à lui, que : " Les constructions et installations nouvelles doivent être édifiées sur des terrains desservis par des voies ouvertes à la circulation publique présentant les caractéristiques suivantes : / () satisfaire aux exigences de sécurité, de défense contre l'incendie et de protection civile () ".

24. Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation : " Les bâtiments d'habitation sont classés comme suit du point de vue de la sécurité-incendie : / () Troisième famille A : habitations ne satisfaisant pas à l'une des conditions précédentes. / Ces habitations doivent être implantées de telle sorte que les accès aux escaliers soient situés à moins de cinquante mètres d'une voie ouverte à la circulation répondant aux caractéristiques définies à l'article 4 ci-après "voie engins" () ". Aux termes de l'article 4 de ce même arrêté : " Pour l'application de l'article 3 ci-avant, les voies d'accès sont définies comme suit : / A. - Voie utilisable par les engins des services de secours et de lutte contre l'incendie (voie engins). / La voie engins est une voie dont la chaussée répond aux caractéristiques suivantes quel que soit le sens de la circulation suivant lequel elle est abordée à partir de la voie publique : / Largeur : 3 mètres, bandes réservées au stationnement exclues ; / Force portante calculée pour un véhicule de 130 kilonewtons (dont 40 kilonewtons sur l'essieu avant et 90 kilonewtons sur l'essieu arrière, ceux-ci étant distants de 4,50 mètres) ; / Rayon intérieur minimum R : 11 mètres ; / Surlargeur S = 15/R / dans les virages de rayon inférieur à 50 mètres (S et R étant exprimés en mètres) ; / Hauteur libre autorisant le passage d'un véhicule de 3,30 mètres de hauteur majorée d'une marge de sécurité de 0,20 mètre ; / Pente inférieure à 15 p. 100 () ".

25. D'une part, Mme B soutient que le projet méconnaît les dispositions des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme, UC 3.1 et UC 3.2 du règlement du PLU, et 3 et 4§A de l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation, au motif que le projet ne respecte pas la prescription n° 8 de l'avis favorable avec prescriptions du bureau prévention de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris du 12 janvier 2023, qui impose notamment à la pétitionnaire d'aménager, depuis la voie publique, la " voie engins " du projet, en voie utilisable pour permettre " leur approche et leur stationnement ".

26. Il ressort des pièces du dossier que la pétitionnaire a indiqué, s'agissant des modalités de desserte du terrain d'assiette du projet par les véhicules de protection contre l'incendie et de secours, que la rue du général Leclerc, sur laquelle est adressée l'opération, est à sens unique et que, selon les normes de giration des engins de secours, la configuration de la rue au droit de l'accès à la parcelle implique une manœuvre en marche arrière pour accéder à la " voie engins ", à l'intérieur de la parcelle, mais qu'un cheminement alternatif en marche avant uniquement est possible par le square des Vosges, qui débouche directement en face de la " voie engins " du projet. S'il est constant qu'à la date de délivrance du permis de construire attaqué, le 22 mars 2023, le maire de Rosny-sous-Bois avait accordé, le 5 septembre 2022, un permis de construire à la SCCV Althea pour la construction d'un immeuble collectif de 28 logements sur le square des Vosges, et que le cheminement alternatif initialement prévu pour l'accès en marche avant des véhicules de lutte contre l'incendie et de secours à la " voie engins " du projet n'est plus possible, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'accès des véhicules en marche arrière demeure toujours possible. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas soutenu, ni même allégué, que la largeur de l'accès à la " voie engins ", de 4 mètres au point le plus étroit, ou que l'espace de retournement, en cœur d'ilot, seraient insuffisants au sens des dispositions précitées de l'article 4§A de l'arrêté du 31 janvier 1986 pour permettre l'approche, le stationnement et le retournement des véhicules de lutte contre l'incendie et de secours, y compris jusqu'en fond de parcelle, où s'implante le bâtiment B. Dès lors, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît, pour des motifs de sécurité publique, les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et UC 3.1 et UC 3.2 du règlement du PLU, ainsi que celles des articles 3 et 4§A de l'arrêté du 31 janvier 1986.

27. D'autre part, en se bornant à alléguer qu'elle sera personnellement exposée à des nuisances sonores et olfactives en raison du passage des voitures sur la rampe d'accès au parc de stationnement souterrain, qui abrite 110 places de stationnement, implantée à proximité de sa maison, Mme B ne fait pas état de risques d'atteintes à la salubrité publique au sens des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions pour des motifs de salubrité publique doit être écarté.

28. En sixième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". L'article R. 151-6 du même code dispose que : " Les orientations d'aménagement et de programmation par quartier ou secteur définissent les conditions d'aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s'inscrit la zone, notamment en entrée de ville ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.

29. D'autre part, l'orientation d'aménagement et de programmation " Développement des quartiers mixtes " du PLU de Rosny-sous-Bois, relative à l'intégration des principes de l'architecture bioclimatique dans la conception des opérations, fixe comme objectifs de : " - Réduire les surfaces de déperdition en recherchant des constructions de formes compactes ; / - Positionner les baies vitrées en fonction de l'orientation des façades pour optimiser les apports solaires en hiver ; / - Ménager une double orientation pour faciliter la ventilation naturelle ; / - Choisir des matériaux durables, renouvelables, pérennes ".

30. En se prévalant de la circonstance que le gabarit du projet aura pour conséquence une perte d'ensoleillement au niveau de son pavillon, qui induira une déperdition énergétique et une surconsommation s'agissant de l'électricité et du gaz, notamment l'hiver, la requérante ne démontre pas en quoi le projet serait, en lui-même, incompatible avec l'OAP " Développement des quartiers mixtes ". Par ailleurs, en alléguant qu'aucun élément du dossier de demande de permis de construire n'établit en quoi le projet serait compatible avec les objectifs précités de l'OAP, la requérante ne démontre pas, ainsi qu'il lui appartient de le faire, que le projet serait incompatible avec ladite OAP. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet est incompatible avec l'OAP " Développement des quartiers mixtes " doit être écarté.

31. En septième et dernier lieu, les dispositions de l'article L. 411-1 du code de l'environnement relèvent d'une législation distincte de celles de l'urbanisme, qui régissent, comme en l'espèce, les conditions de délivrance d'un permis de construire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté comme inopérant. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit aux points 6 et 13, les éléments versés aux débats ne caractérisent ni l'existence d'un risque pour lesdites espèces au sens de ces dispositions, imposant à la pétitionnaire d'obtenir une dérogation " espèces protégées ", ni que le maire aurait commis une erreur de droit en n'exigeant pas une telle dérogation, alors, qu'au demeurant, chargé d'assurer la conformité du projet aux règles relatives à l'occupation des sols, il ne lui revient pas d'assortir les arrêtés de permis de construire de prescriptions environnementales, qui relèvent d'une autre législation que celle de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 411-1 du code de l'environnement doit être écarté.

32. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

Sur les frais liés au litige :

33. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Rosny-sous-Bois, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement à Mme B de la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme B le versement, à la société Nexity IR Programmes Grand Paris, d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera une somme de 1 500 (mille cinq-cents) euros à la société Nexity IR Programmes Grand Paris en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à la société Nexity IR Programmes Grand Paris, et à la commune de Rosny-sous-Bois.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Delamarre, présidente,

Mme Renault, première conseillère,

Mme Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.

La rapporteure,La présidente,M. HardyA-L. Delamarre

La greffière,

I. Dad

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 23105122

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions