LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1807044

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1807044

lundi 27 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1807044
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre (JU)
Avocat requérantLAPLANTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 juillet 2018 et 29 avril 2021, et une pièce, enregistrée le 12 janvier 2023, Mme B E, représentée par Me Laplante, demande au tribunal:

1°) d'annuler la décision du 15 janvier 2018 en tant que le directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) l'a admise à la retraite pour une invalidité non-imputable au service, lui a refusé le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité, a fixé à 53,88 % son taux d'invalidité et a fixé à 33,4337 % le taux de liquidation de sa pension ;

2°) d'annuler son brevet de pension du 18 janvier 2018 ;

3°) d'annuler la décision du 9 mai 2018 par laquelle le directeur de la CNRACL a rejeté son recours gracieux contre la décision du 15 janvier 2018 et contre son brevet de pension ;

4°) d'enjoindre au directeur de la CNRACL de tirer toutes les conséquences de l'implication de sa maladie professionnelle dans le calcul de sa pension de retraite, de son taux d'invalidité et de sa rente d'invalidité ;

5°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions sont entachées d'un vice de compétence ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article 16 du décret du 26 décembre 2003, dès lors que la CNRACL ne pouvait exiger qu'elle présente plus de 160 trimestres cotisés, et qu'elle doit en conséquence bénéficier d'un taux de liquidation de 34,7 % et non de 33,43 % ;

- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation, dès lors, d'une part, que la lombalgie dont elle souffre est imputable au service et est la raison principale de sa mise à la retraite pour invalidité, justifiant le bénéfice de la rente viagère d'invalidité et, d'autre part, que le médecin expert a retenu un taux d'invalidité globale de 73 %, et non de 53,88 % comme le retient à tort la CNRACL.

Par un mémoire en défense, enregistrée le 22 mai 2019, la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions d'annulation en tant que la CNRACL a fixé un taux d'invalidité de 53,88 % et a fixé le pourcentage de liquidation à 33,4337 % du traitement, dès lors qu'à la suite d'un nouvel examen, la CNRACL a reconnu en cours d'instance à Mme E le taux d'invalidité de 73 % qu'elle sollicitait et a fixé le pourcentage de liquidation de sa pension à 50 % de son traitement ;

- aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 4 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 janvier 2023.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Monteagle, rapporteure,

- et les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 15 janvier 2018, le directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) a informé Mme E, infirmière titulaire au sein de l'AP-HP, qu'elle serait admise à la retraite pour une invalidité au taux global de 53,88 %, mais que le bénéfice d'une rente d'invalidité lui était refusé. Par une décision du 18 janvier 2018, le CNRACL a attribué à Mme E son brevet de pension l'admettant à la retraite à compter du 3 décembre 2017, avec un taux de liquidation fixé à 33,4337 % de son traitement. Par un courrier du 15 mars 2018, Mme E a contesté ces décisions. Par une décision du 9 mai 2018, la CNRACL a confirmé les conditions d'admission à la retraite de Mme E. Par la présente requête, Mme E conteste ces trois décisions en tant qu'elle est admise à la retraite pour une invalidité non imputable au service, lui refusant en conséquence l'attribution d'une rente viagère d'invalidité, que son taux d'invalidité a été fixé à 53,88 % au lieu de 73 % et que son taux de liquidation de sa pension a été fixé à 33,4337 % au lieu de 34,7 %.

Sur les conclusions d'annulation :

2. Il appartient au juge de plein contentieux, lorsqu'il est saisi d'une demande dirigée contre une décision relative à une pension, de se prononcer sur le droit de l'intéressé à bénéficier de la pension qu'il sollicite.

En ce qui concerne l'étendue du litige :

3. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, la CNRACL a procédé au réexamen de la situation de Mme E. Par une décision du 6 mai 2019, cette caisse a ainsi fixé le taux d'invalidité de la requérante à 73 %, comme elle le demandait dans la présente requête, et a fixé le pourcentage de liquidation de sa pension à 50 % de son traitement, soit à un niveau supérieur au taux de 34,7 % demandée par la requérante. Mme E doit donc être regardée comme ayant obtenu satisfaction sur ces points. Il n'y a par suite plus lieu de statuer sur les conclusions d'annulation des différentes décisions attaquées en tant qu'elles portent sur le taux d'invalidité et sur le taux de liquidation.

En ce qui concerne le surplus des conclusions d'annulation :

4. En premier lieu et d'une part, Mme G H, directrice de projet, a reçu délégation de signature du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, par arrêté du 9 décembre 2017, régulièrement publié sur le site internet de la Caisse des dépôts et consignations, à l'effet de signer la décision du 15 janvier 2018 refusant à Mme E une admission à la retraite pour invalidité imputable au service et une rente d'invalidité.

5. D'autre part, par un arrêté du 28 mars 2017 portant délégation de signature pour la direction en charge des retraites et de la solidarité de la Caisse des dépôts et consignations, régulièrement publié au journal officiel de la République française le 13 avril 2017, le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a donné à M. D A, signataire du brevet de pension émis le 18 janvier 2018 et directeur de l'établissement gestionnaire de Bordeaux de la Caisse des dépôts et consignation, délégation pour signer les brevets de pension.

6. Enfin, les vices propres d'une décision de rejet d'un recours gracieux ne pouvant être utilement invoqués, le moyen tiré de l'incompétence de Mme C pour prendre la décision du 9 mai 2018 portant rejet du recours gracieux doit être écarté comme inopérant.

7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice de compétence doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 30 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales : " Le fonctionnaire qui se trouve dans l'impossibilité définitive et absolue de continuer ses fonctions par suite de maladie, blessure ou infirmité grave dûment établie peut-être admis à la retraite soit d'office, soit sur demande ". Aux termes de l'article 36 de ce même décret : " Le fonctionnaire qui a été mis dans l'impossibilité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladies contractées ou aggravées, soit en service, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes, peut être mis à la retraite par anticipation soit sur sa demande, soit d'office, à l'expiration des délais prévus au troisième alinéa de l'article 30 et a droit à la pension rémunérant les services prévue au 2° de l'article 7 et au 2° du I de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite ". Aux termes du 1er alinéa du I de l'article 37 du décret du 26 décembre 2003 : " Les fonctionnaires qui ont été mis à la retraite dans les conditions prévues à l'article 36 ci-dessus bénéficient d'une rente viagère d'invalidité cumulable avec la pension rémunérant les services prévus à l'article précédent. ".

9. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'un fonctionnaire territorial est mis à la retraite à raison d'une incapacité évaluée par un taux global d'invalidité résultant, d'une part, de blessures ou maladies contractées ou aggravées en service et, d'autre part, de blessures ou maladies non imputables au service, le droit de cet agent à bénéficier de la rente viagère d'invalidité prévue par les dispositions précitées de l'article 37 du décret du 26 décembre 2003 est subordonné à la condition que les blessures ou maladies contractées ou aggravées en service aient été de nature à entraîner, à elles seules ou non, la mise à la retraite de l'intéressé.

10. Il résulte de la décision intervenue en cours d'instance ayant modifié les droits à pension de Mme E que l'incapacité ayant justifié la mise à la retraite de l'intéressée a été évaluée au taux global de 73 %, dont 8 % sont imputables au service.

11. Il résulte de l'instruction que tant le médecin expert ayant examiné Mme E que la commission de réforme, instance médicale collégiale, ont estimé que les lombalgies chroniques dont souffrait la requérante, infirmité reconnue imputable au service, lui conférait une invalidité au taux de 8 % et que cette seule infirmité ne justifiait pas son admission à la retraite, alors que Mme E était par ailleurs atteinte de huit autres infirmités non imputables au service, et totalisant quant à elles un taux d'invalidité de 65 %. Si la requérante soutient que sa lombalgie est à l'origine des congés de maladie et de longue durée dont elle a bénéficié à compter de l'année 2011, il résulte de l'instruction que ces congés ont été octroyés à Mme E en raison du syndrome dépressif dont elle souffrait et sont dépourvus de tout lien avec sa lombalgie. Si l'intéressée soutient également que le taux d'invalidité associé à sa lombalgie doit être évalué à 15 % en raison de la gravité de ses douleurs, elle ne produit aucune pièce médicale de nature à écarter les avis convergents de l'expert et de la commission de réforme retenant un taux deux fois inférieur. Par conséquent, Mme E n'est pas fondée à soutenir que cette pathologie reconnue imputable au service a été de nature à entraîner, au moins en partie, sa mise à la retraite pour invalidité et son moyen tiré de l'erreur d'appréciation ne pourra qu'être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées en tant qu'elle refuse de l'admettre à la retraite pour une invalidité imputable au service et lui refuse en conséquence le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité. Il y a lieu de rejeter ses conclusions à fin d'injonction par voie de conséquence.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations, la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le Tribunal décide :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions d'annulation des décisions en tant qu'elles fixent le taux d'invalidité de Mme E et le taux de liquidation de sa pension.

Article 2 : La Caisse des dépôts et consignations versera à Mme E la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3: Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.

Article 4: Le présent jugement sera notifié à Mme B E et à la Caisse des dépôts et consignations.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2023.

La magistrate désignée,

signé

M. FLa greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions