LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1911729

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1911729

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1911729
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation10ème Chambre
Avocat requérantDE FROMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 18 septembre et 18 octobre 2019 ainsi que le 19 février 2021, M. B A, représenté par Me de Froment, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision révélée par l'arrêté du 19 juillet 2019 et son courrier de notification par laquelle le maire d'Eaubonne a reconnu qu'il était inapte à ses fonctions et l'a reclassé ;

2°) d'enjoindre à la commune d'Eaubonne de le réintégrer dans son emploi d'agent de fleurissement et d'entretien des espaces verts, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Eaubonne la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse ne constitue pas une mesure d'ordre intérieur dès lors que le poste qu'il a occupé à compter du 15 octobre 2019 l'obligeait à travailler le samedi et qu'il a entraîné une perte de responsabilité ;

- ses conclusions ne sont pas tardives dès lors que les voies et délais de recours n'ont pas été portés à sa connaissance ;

- l'arrêté du 19 juillet 2019 est insuffisamment motivé ;

- il est irrégulier dès lors qu'il ne comporte pas de preuve de sa notification ;

- il est entaché de détournement de pouvoir ;

- la décision litigieuse, qui constitue un reclassement, méconnaît l'article 81 de la loi du 26 janvier 1984 dès lors qu'un tel changement ne peut être fondé que sur une altération de son état physique, qui n'a pas été constatée, et devait être précédé d'une demande de sa part ;

- ce reclassement aurait dû être précédé d'un avis de la commission de réforme, après qu'il ait été mis en mesure de se faire entendre par cette dernière, et de la commission administrative paritaire, qui constituent des garanties ;

- en tout état de cause, une telle mutation d'office, prise en considération de sa personne, aurait dû être précédée d'un avis de la commission administrative paritaire et de la possibilité de consulter son dossier individuel ;

- la commune n'a pas constaté l'impossibilité d'aménager ses conditions de travail ;

- le rapport d'expertise du 16 avril 2019 sur lequel s'est fondé la commune est irrégulier dès lors que le médecin agréé a indiqué n'avoir pu l'examiner ce jour.

Par des mémoires en défense enregistrés les 9 janvier 2020 et 4 mai 2021, la commune d'Eaubonne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- les conclusions tendant à l'annulation du changement d'affectation de M. A, qui constitue une mesure d'ordre intérieur ne lui faisant pas grief, sont irrecevables ;

- ces conclusions, qui n'ont été formées que dans mémoire complémentaire du 18 octobre 2019, sont au demeurant tardives ;

- les moyens tirés de ce que son changement d'affectation constituerait un reclassement sont inopérants ;

- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- et les conclusions de M. Camguilhem, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A. est adjoint technique principal de 1ère classe de la commune d'Eaubonne depuis 1995. A la suite d'un accident de service, dont a résulté un taux d'incapacité permanente partielle de 16%, il a été affecté en 2005 sur un emploi aménagé où il avait la charge du fleurissement des serres et de la création de compositions florales pour les événements communaux. Le 16 avril puis le 21 mai 2019, la commune l'a fait examiner d'office par un médecin agréé, qui a conclu à l'inaptitude définitive à l'exercice de ses fonctions et a préconisé un reclassement dans la filière administrative. Le 3 juin 2019, M. A a été informé de ces conclusions et de la transmission de son dossier de reclassement professionnel au comité médical départemental. Le 12 juin 2019, il a été placé d'office en congé de maladie ordinaire à compter du 17 juin 2019, au vu de cette inaptitude. Le 2 juillet 2019, le comité médical interdépartemental a rendu un avis d'inaptitude définitive sur son emploi. Le 19 juillet 2019 ont été adressés à M. A d'une part un courrier ayant pour objet de l'informer notamment de l'avis du comité médical, de la fin de son congé maladie ordinaire et de son placement en congé annuel à compter du 29 juillet 2019, ainsi que d'un changement d'affectation à venir, et d'autre part un arrêté qui matérialise la fin de son congé maladie d'office à compter du 27 juillet 2019. A sa reprise de fonction, il a été affecté sur un emploi de gestionnaire du patrimoine arboré puis à compter du 14 octobre 2019, sur un emploi d'agent de la " brigade verte " communale. Dans le dernier état de ses écritures, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation des décisions le changeant d'affectation.

2. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre une telle mesure, à moins qu'elle ne traduise une discrimination, est irrecevable, alors même que la mesure de changement d'affectation aurait été prise pour des motifs tenant au comportement de l'agent public concerné.

3. La commune d'Eaubonne soutient que compte tenu de leurs effets, les décisions affectant M. A temporairement en tant que gestionnaire du patrimoine arboré puis, à compter du 14 octobre 2019, en tant qu'agent de la brigade verte, qui relèvent du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux, constituent des mesures d'ordre intérieur ne lui faisant pas grief, de sorte qu'il n'est pas recevable à les contester.

4. En premier lieu, M. A fait valoir que ces changements d'affectation entraînent une perte de responsabilité dès lors qu'il n'est plus rattaché directement au chef du service des parcs et jardins, qu'il est intégré à une brigade de quatre agents supervisée par un chef d'équipe et que son emploi ne comporte plus aucune dimension créative. Toutefois, d'une part son emploi au sein des serres municipales ne comportait aucune responsabilité hiérarchique. D'autre part, la circonstance qu'il ait eu une préférence pour un emploi comportant une dimension qu'il considère comme artistique est sans incidence quant à la portée de ces décisions sur sa situation personnelle. Enfin, il ressort de la fiche de poste d'agent de la brigade verte que cet emploi comporte d'importantes prérogatives liées à la préservation de l'ordre public matérialisées notamment par le port d'une tenue spécifique ainsi qu'un agrément et une assermentation. Dans ces conditions, ni la décision le nommant agent de la brigade verte, ni celle l'affectant en tant que gestionnaire du patrimoine arboré, ne peuvent être regardées comme entraînant une perte de responsabilité.

5. En second lieu, la seule circonstance que la plage de travail des agents de la brigade verte couvre la période du mardi au samedi, alors au demeurant que la fiche de poste d'agent de production au sein des serres municipales prévoit des " horaires adaptés aux saisons " et une " disponibilité ", n'est pas de nature à démontrer qu'il a été porté atteinte à la situation professionnelle de l'intéressé. Enfin, M. A n'établit ni même n'allègue qu'il aurait été porté atteinte aux droits et prérogatives qu'il tient de son statut ou à l'exercice de ses droits et libertés fondamentaux, ni qu'il aurait été victime de discrimination.

6. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la seconde fin de non-recevoir soulevée en défense, les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune d'Eaubonne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Eaubonne.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient

Mme Van Muylder, présidente,

Mme C et M. D, premiers conseillers,

assistés de Mme Lefebvre, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.

Le rapporteur,

signé

G. DLa présidente,

signé

C. Van MuylderLa greffière,

signé

S. Lefebvre

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions