jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2011380 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS IOSCA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 novembre 2020, M. B C, représenté par Me Iosca, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48SI " en date du 7 mai 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'annuler les décisions de retrait de points afférentes aux infractions constatées les 25 février 2018, 3 mai 2018, 21 novembre 2018, 31 mars 2019, 28 octobre 2019, 4 novembre 2019, 28 décembre 2019, 12 janvier 2020, 27 janvier 2020 et 16 février 2020 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de points sur son permis de conduire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- il a suivi un stage de récupération de points les 19 et 20 juin 2020 qui doit être pris en compte ;
- il n'a pas reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route avant l'intervention des décisions de retrait de points ;
- la réalité des infractions n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision " 48SI " a été retirée ; les conclusions dirigées contre cette décision sont donc devenues sans objet ;
- les autres moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Coblence, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la magistrat désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'infractions au code de la route, le ministre de l'intérieur a retiré des points au capital affecté au permis de conduire de M. C. Après avoir constaté que le nombre de points de ce permis de conduire, initialement crédité de douze points, était nul, le ministre de l'intérieur a, par décision " 48SI " du 7 mai 2020, prononcé l'invalidation de ce permis et ordonné à M. C de restituer son titre de conduite. M. C demande l'annulation des retraits de points prononcés suite aux infractions constatées les 25 février 2018, 3 mai 2018, 21 novembre 2018, 31 mars 2019, 28 octobre 2019, 4 novembre 2019, 28 décembre 2019, 12 janvier 2020, 27 janvier 2020 et 16 février 2020 et de la décision " 48SI " du 7 mai 2020susmentionnée.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte tant des écritures en défense du ministre de l'intérieur que des mentions du relevé d'information intégral de M. C édité le 8 mars 2021 que le stage à la sensibilisation routière effectué les 19 et 20 juin 2020 a été pris en compte et enregistré le 8 mars 2021 et que la décision " 48SI " du 7 mai 2020 a été annulée. Compte tenu de ces rectifications, le permis de conduire de M. C est doté d'un solde positif de sept points, et la décision "'48 SI'" n'apparait plus sur ce relevé. Ces décisions doivent ainsi être regardées comme ayant été implicitement mais nécessairement retirées postérieurement à l'introduction de la requête. Dès lors, les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision "'48 SI'" en ce qu'elle invalide son permis de conduire et les conclusions tendant à la prise en compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité des décisions successives de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 25 février 2018 (1 point), 3 mai 2018 (1 point), 21 novembre 2018 (1 point), 31 mars 2019 (1 point), 28 octobre 2019 (1 point), 4 novembre 2019 (1 point), 28 décembre 2019 (1 point), 12 janvier 2020 (1 point), 27 janvier 2020 (1 point), 16 février 2020 à 5 heures 20 (1 point) et 16 février 2020 à 5 heures 15 (4 points) :
S'agissant du moyen tiré du défaut d'information préalable :
3. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
4. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C que ces infractions ont été relevées sans interception du véhicule à l'aide d'un système de contrôle automatisé et que l'intéressé a payé les amendes forfaitaires afférentes à ces infractions. Ce paiement permet d'établir que l'intéressé a bien reçu l'avis de contravention, qui est établi selon les indications prévues par l'article A. 37-8 du code de procédure pénale et comporte les informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le requérant n'apportant aucun élément tendant à démontrer que les documents qui lui ont été envoyés seraient inexacts ou incomplets au regard des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve que les informations requises ont été délivrées au contrevenant. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
S'agissant du moyen tiré de ce que la réalité des infractions ne serait pas établie :
5. Il résulte des dispositions des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à estimer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
6. Il résulte de l'instruction, et notamment des mentions du relevé d'information intégral, ainsi qu'il a été dit précédemment au point 4, que le requérant s'est acquitté des amendes forfaitaires à la suite des infractions susmentionnées, établissant ainsi, en application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité des infractions.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C à fin d'annulation des décisions de retrait de points afférentes aux infractions constatées les 25 février 2018, 3 mai 2018, 21 novembre 2018, 31 mars 2019, 28 octobre 2019, 4 novembre 2019, 28 décembre 2019, 12 janvier 2020, 27 janvier 2020, 16 février 2020 à 5 heures 20 et 5 heures 15 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C à fin d'annulation de la décision référencée " 48 SI " du ministre de l'intérieur en date du 7 mai 2020.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La vice-présidente,
signé
E. ALa greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026