vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2103989 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 mars 2021 et le 31 janvier 2023, M. A et Mme B, représentés par Me Auchet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet de leur demande du 19 novembre 2020 tendant à faire constater et cesser par le maire de la commune de Ronquerolles l'état d'indécence de leur logement et à l'indemnisation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi ;
2°) d'enjoindre à titre principal à la commune de Ronquerolles de procéder aux constats nécessaires pour contrôler la violation des règles d'hygiène dans leur logement, à titre subsidiaire d'enjoindre à la commune de procéder au réexamen de leur demande d'intervention et d'ordonner les mesures prescrites par les règles d'hygiène et le cas échéant procéder d'office aux travaux nécessaires pour assurer le respect des règles d'hygiène ;
3°) de condamner la commune de Ronquerolles à leur verser 3 000 euros en réparation de leur préjudice ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Ronquerolles la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure substantiel en ce qu'elle intervient sans que le maire n'ait procédé à aucun des constats préalables qu'il lui appartenait de réaliser ou faire réaliser en application des dispositions de l'article L. 1312-1 du code de la santé publique ;
- le maire a méconnu sa compétence fixée par l'article L. 1421-4 du code de la santé publique dès lors que l'agence régionale de la santé a constaté des désordres et que le maire n'y a pas donné suite ;
- la carence du maire est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, qui leur a causé des troubles dans les conditions d'existence évalués à 3 000 € dont ils demandent réparation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2022, la commune de Ronquerolles, représentée par M° D, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir :
- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas intérêt à agir, que la requête est tardive et que les conclusions à fin d'indemnisation sont irrecevables dès lors que le montant du préjudice allégué est différent dans la requête et dans la demande préalable ;
- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 22 juin 2022, la communauté de communes du Haut Vald'Oise conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge des requérants la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 7 février 2023 à 12h.
Un mémoire présenté pour M. A et Mme B a été enregistré le 23 mars 2023 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler,
- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique,
- et les observations de Me Pinguet, substituant Me Auchet représentant M. A et Mme B.
Une note en délibéré et des pièces complémentaires présentées par les requérants ont été enregistrées le 5 avril 2023 et le 18 avril 2023 et n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A et Mme B sont locataires d'un logement situé 472, grande rue à Ronquerolles depuis octobre 2016. Ils ont saisi le maire de Ronquerolles par courrier du 4 novembre 2019 pour faire constater l'état d'indécence et d'indignité de leur logement. En l'absence de réponse de la commune, ils ont alors saisi l'agence régionale de santé qui a procédé à une visite des lieux le 30 janvier 2020 et a rendu son rapport le 17 mars 2020. Par courrier du 19 novembre 2020, les requérants ont sollicité l'intervention du maire pour constater l'état d'indécence de leur logement et le faire cesser et ont demandé l'indemnisation de leur préjudice moral évalué à 1 000 euros. Par la présente requête, ils demandent au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de leur demande du 19 novembre 2020 et de condamner la commune de Ronquerolles à leur verser une somme de 3 000 euros en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis.
Sur les conclusions à fin d'annulation
2. Aux termes de l'article L. 1311-1 du code de la santé publique : " Sans préjudice de l'application de législations spéciales et des pouvoirs reconnus aux autorités locales, des décrets en Conseil d'Etat, pris après consultation du Haut Conseil de la santé publique et, le cas échéant, du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels, fixent les règles générales d'hygiène et toutes autres mesures propres à préserver la santé de l'homme, notamment en matière : 1) de prévention des maladies transmissibles ; 2) de salubrité des habitations, des agglomérations et de tous les milieux de vie de l'homme ; 3) d'alimentation en eau destinée à la consommation humaine ; 4) d'exercice d'activités non soumises à la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement ; 5) d'évacuation, de traitement, d'élimination et d'utilisation des eaux usées et des déchets ; 6) de lutte contre les nuisances sonores et la pollution atmosphérique ; 7) de préparation, de distribution, de transport et de conservation des denrées alimentaires. " Aux termes de l'article L. 1311-2 du même code : " Les décrets mentionnés à l'article L. 1311-1 peuvent être complétés par des arrêtés du représentant de l'Etat dans le département ou par des arrêtés du maire ayant pour objet d'édicter des dispositions particulières en vue d'assurer la protection de la santé publique dans le département ou la commune. " Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence de décret en Conseil d'Etat fixant les règles générales d'hygiène dans l'un des domaines précités, sont applicables au sein du département les dispositions du règlement sanitaire départemental établi par le préfet au titre des dispositions de l'article 1er du code de la santé publique dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n°2000-548 du 15 juin 2000.
3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 1421-4 du code de la santé publique " Le contrôle administratif et technique des règles d'hygiène relève : 1o De la compétence du maire pour les règles générales d'hygiène fixées, en application du chapitre I du titre I du livre III, pour les habitations, leurs abords et dépendances.() Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. " Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu'il appartient au maire tant de faire respecter les dispositions du règlement sanitaire départemental que de prendre, en application de l'article L. 2212-2 du code des communes, les mesures rendues nécessaires par la situation à laquelle il s'agit de remédier. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir de contrôler si le refus du maire de faire usage des pouvoirs conférés par les articles L. 1421-4 du code de la santé publique et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de la gravité de l'atteinte portée à la sécurité ou à la salubrité publique et méconnaît ainsi ses obligations légales.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le maire de Ronquerolles n'a pas transféré ses pouvoirs de police spéciale au président de la communauté de communes du Haut Val-d'Oise, ce dont ce dernier a pris acte par arrêté du 25 janvier 2021. Le respect de l'application du règlement sanitaire départemental relève donc bien de la compétence du maire de Ronquerolles.
5. En premier lieu, si les requérants soutiennent que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure en ce que le maire de Ronquerolles a méconnu les dispositions de l'article L. 1312-1 du code de la santé publique en ne recherchant pas et en ne faisant pas constater les infractions au règlement sanitaire départemental, il est constant qu'un agent habilité de l'agence régionale de santé s'est rendu au domicile des requérants pour procéder à toutes les constatations utiles et a relevé des infractions au règlement sanitaire départemental. Dans ces conditions, le maire n'était pas tenu de procéder à la recherche et au constat de ces infractions. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En second lieu, les requérants soutiennent qu'il ressort du rapport dressé par l'agent de l'agence régionale de santé que plusieurs infractions aux articles du règlement sanitaire départemental ont été relevées dans le logement qu'ils occupent et que le maire de la commune de Ronquerolles a refusé de faire usage des pouvoirs conférés par les articles L. 1421-4 du code de la santé publique et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales malgré ces constatations.
7. Aux termes de l'article 32 du règlement sanitaire départemental : " Les propriétaires et les occupants d'un immeuble sont tenus d'assurer dans le cadre de leurs obligations respectives, un entretien satisfaisant des bâtiments et de leurs abords. Les travaux d'entretien doivent être exécutés périodiquement et toute détérioration imprévue de nature à porter un préjudice à la santé des personnes, doit faire sans délai, l'objet d'une réparation au moins provisoire. " Le rapport d'enquête du 17 mars 2021 de l'agence régional de santé conclut à une infraction à cet article en relevant que M. A se plaint d'infiltration d'eau au niveau des dépendances et notamment du garage et que le jour du contrôle il n'a pas été relevé de traces d'infiltration dans ce garage, mais seulement des traces d'humidité ainsi que de la mousse sur la toiture de ce garage, un défaut d'écoulement des eaux de ruissellement devant le garage, des fuites sur certaines gouttières et une absence de nettoyage de ces gouttières. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les désordres constatés au niveau du garage ne résulteraient pas d'un défaut d'entretien du bien par les requérants eux-mêmes dans le cadre de leurs obligations locatives. En tout état de cause, à supposer même que ces désordres soient le fait d'une absence d'entretien du bâtiment par le propriétaire dans le cadre de ses obligations, ils ne présentent pas un degré suffisant de gravité entachant le refus du maire d'intervenir d'une erreur d'appréciation dès lors qu'ils sont mineurs, n'affectent pas l'habitation principale mais un garage attenant et ne mettent ainsi pas en danger la sécurité ou la santé des occupants.
8. L'article 40 du même règlement dispose : " Toutes dispositions doivent être prises pour qu'un chauffage suffisant puisse être assuré ". Le rapport d'enquête conclut à une infraction à cet article en relevant que les deux chambres sous comble ne disposent pas de moyen de chauffage fixe. Toutefois, l'article 40 du règlement sanitaire départemental n'impose pas la présence d'un moyen de chauffage fixe, mais seulement qu'un chauffage suffisant puisse être assuré et il ne ressort pas des pièces du dossier que ces deux pièces ne pourraient pas être chauffées par des chauffages mobiles d'appoint et, par suite, qu'elles soient suffisamment chauffées conformément audit article 40. En outre, la circonstance que le rapport relève que les chauffages mobiles présents dans les deux chambres sous comble sont branchés sur une prise multiple et qu'une des prises au mur n'est plus solidaire de ce dernier n'est pas de nature à démontrer que les dispositions de l'article 40 du règlement sanitaire départemental seraient méconnues dès lors qu'aucune des pièces du dossier n'établit que ces deux chambres ne seraient pas dotées d'un nombre de prises murales suffisantes permettant le branchement de ces chauffages mobiles. Par suite, la méconnaissance du règlement sanitaire départemental n'est pas établie.
9. Les articles 40.3 et 40.4 du règlement sanitaire départemental précisent que " L'une au moins des pièces principales du logement doit avoir une surface au sens du décret du 14 juin 1969 supérieure à neuf mètres carrés. Les autres pièces d'habitation ne peuvent avoir une surface inférieure à sept mètres carrés. " et que " La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,20 m ". D'une part, le rapport d'enquête retient que les trois pièces sous comble ne peuvent pas être considérées comme des pièces d'habitation dès lors qu'elles ont une surface inférieure à sept mètres carrés. Toutefois, pour calculer la surface de ces pièces, le technicien qui a établi le rapport d'enquête n'a retenu que les parties des pièces dont la hauteur sous plafond est au moins égale à 2,20 mètres. Or, le décret du 14 juin 1969 auquel le règlement sanitaire départemental retient, pour le calcul des surfaces, une hauteur sous-plafond de 1,80 mètres et non 2,20 mètres et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en retenant cette hauteur de 1,80 mètres, les trois pièces sous combles auraient une surface inférieure à sept mètres carré. D'autre part, si le règlement sanitaire départemental prévoit que la hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,20 mètres, il n'exige pas que cette hauteur soit respectée en tout point de la pièce, notamment dans des pièces en comble et il ressort des pièces du dossier que toutes les pièces, y compris celles en combles, respectent en leur point le plus haut cette hauteur de 2,20 mètres. Par suite il n'est pas établi que les pièces en question n'aient pas les surfaces habitables et les hauteurs requises et que le règlement sanitaire départemental serait méconnu. En tout état de cause, il ne ressort pas des photographies et des mentions du rapport d'enquête que la configuration et la hauteur de ces pièces sous-comble mettraient en danger la santé ou la sécurité des occupants de sorte que le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs n'est entaché d'aucune erreur d'appréciation.
10. Enfin, aux termes de l'article 51 de ce même règlement : " Les modifications conduisant au remplacement ou au renforcement des circuits d'alimentation électrique doivent être conformes aux normes NF C 14-100 et C 15-100 . ". Si le rapport d'enquête relève que le dispositif de coupure d'urgence d'électricité du logement des requérants se trouve dans les parties communes de l'immeuble et devrait être protégé dans un local, cette circonstance ne méconnait toutefois pas les dispositions précitées de l'article 51 du règlement sanitaire départemental. Par suite, la méconnaissance du règlement sanitaire départemental n'est pas établie. Dans ces conditions, le maire de Ronquerolles n'a pas méconnu ses obligations légales en ne faisant pas usage de ses pouvoirs conférés par les articles L. 1421-4 du code de la santé publique et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation
12. En l'absence d'illégalité entachant la décision implicite du maire de Ronquerolles de faire usage de ses pouvoirs conférés par les articles L. 1421-4 du code de la santé publique et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, les requérants ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité de la commune pour faute. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Ronquerolles, les conclusions des requérants tendant à la condamnation de la commune de Ronquerolles au versement d'une indemnité doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Ronquerolles et de la communauté de communes du Haut Val d'Oise, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par M. A et Mme B et non compris dans les depens.
14. Dans les circonstances particulières de l'espèce, M. A et Mme B verseront à la commune de Ronquerolles la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
15. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté de communes du Haut Val d'Oise présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. A et Mme B verseront la somme de 1 000 euros à la commune de Ronquerolles au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la communauté de communes du Haut Val-d'Oise présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A et Mme B, à la commune de Ronquerolles et à la communauté de communes du Haut Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Feral, président,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère et M. Amazouz, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
La rapporteure,
signé
S. CUISINIER-HEISSLERLe président,
signé
R. FERAL
La greffière,
signé
M. E
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026