jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2108235 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | TCHOLAKIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juin 2021, Mme A B, représentée par Me Tcholakian, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 6 avril 2021 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rejeté sa demande de communication de documents administratifs ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de communiquer l'ensemble des documents pertinents sur lesquels s'est fondé le collège des médecins de l'OFII pour rendre son avis du 3 février 2021, dans un délai de quinze jours à la suite du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 2 000 euros à verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence ;
- elles méconnaissent le principe constitutionnel d'accès aux documents administratif et les dispositions de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration ;
Par une ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 novembre 2022.
Un mémoire en défense a été enregistré, pour l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le 5 mars 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction. Il n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Buisson, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Buisson, magistrat désigné.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 février 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de titre de séjour pour soins de Mme A B, ressortissante congolaise, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par courriel du 29 mars 2021, Mme B a saisi le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'une demande de communication de son dossier administratif, notamment les éléments pertinents sur lesquels s'est fondé le collège des médecins de l'OFII pour rendre son avis. Par deux courriels du 6 avril 2021, le directeur territorial de l'OFII a communiqué le dossier médical de Mme B, l'avis du collège des médecins en date du 3 février 2021 et l'attestation relative au nom du médecin rapporteur et à la collégialité des membres du collège de l'OFII. La requérante a saisi, le 13 avril 2021, la commission d'accès aux documents administratifs (CADA). Mme B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que les documents demandés relatifs aux éléments pertinents sur lesquels s'est fondé le collège des médecins de l'OFII pour rendre son avis sont, à la date du jugement, librement accessibles dans " bibliothèque d'information santé sur les pays d'origine " (BISPO), reprise sous la rubrique " ressources documentaires internationales de santé " en accès libre sur le site internet de l'OFII. Dans ces conditions, les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle l'OFII a refusé de lui communiquer l'ensemble des documents pertinents sur lesquels s'est fondé le collège des médecins de l'OFII pour rendre son avis du 3 février 2021 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de la requérante doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent aussi être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de se prononcer sur les conclusions à fin d'annulation de Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête doit être rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.
Le magistrat désigné,
signé
L. BuissonLa greffière,
signé
C. Duroux
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2108235
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026