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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2111404

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2111404

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2111404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation11ème Chambre
Avocat requérantPIEROT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 9 septembre 2021 enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal la requête présentée par Mme E A.

Par une requête et un mémoire enregistrés les 31 août et 7 septembre 2021, Mme A, représentée par Me Pierot, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 août 2021 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente, faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- cette décision a été prise aux termes d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pu être entendue avant l'édiction de la mesure d'éloignement contestée ;

- elle méconnaît les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision méconnaît les dispositions du 3° du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision est insuffisamment motivée et est entachée d'une erreur de fait ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La requête a été communiquée au préfet des Yvelines qui n'a pas produit d'observations.

Par une ordonnance du 30 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne C-166/13 du 5 novembre 2014 et C-249/13 du 11 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Weiswald, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E A, ressortissante togolaise née le 30 août 1978, est entrée en France en juillet 2017, selon ses déclarations. Par un arrêté du 29 août 2021 pris sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet des Yvelines l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, par un arrêté du 1er février 2021 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet des Yvelines a donné délégation à Mme B D, sous-préfète, chargée de mission auprès du préfet, secrétaire générale adjointe, à l'effet de signer " tous actes, arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'État dans le département des Yvelines ", à l'exception de certains actes dont la décision contestée ne fait pas partie. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant obligation de quitter le territoire français manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé dans ses arrêts C-166/13 et C-249/13 des 5 novembre et 11 décembre 2014, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Ce droit n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations, de façon spécifique, sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français ou sur la décision le plaçant en rétention ou l'assignant à résidence dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes mêmes de l'arrêté attaqué, que Mme A a pu présenter des observations, préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement contestée, lors de son audition par les services de police le 28 août 2021. En outre, elle n'établit pas qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance des services préfectoraux des informations utiles avant que soit prise à son encontre la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision aurait été prise en méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

5. Mme A soutient qu'elle présente une atrophie maculaire de l'œil droit, qu'elle souffre d'une sécheresse oculaire très importante qui nécessite un suivi spécialisé et qu'elle ne pourrait bénéficier d'une prise en charge médicale appropriée en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, les documents médicaux produits par l'intéressée, à savoir des certificats médicaux des 12 août 2019, 27 et 30 juillet 2020 qui font notamment état d'une opération de la cataracte, ne fournissent aucune indication récente sur la gravité de la pathologie dont elle est affectée, son évolution et la prise en charge qu'elle nécessite et ne permettent pas de démontrer qu'un défaut de prise en charge médicale pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En tout état de cause, en se bornant à faire état des problèmes significatifs rencontrés par le système de santé togolais et du caractère insuffisant de la qualité des soins dans ce pays, elle n'établit pas qu'elle ne pourrait effectivement pas bénéficier d'un traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, la décision en litige n'a pas été prise en méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 précité.

6. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Mme A se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis le mois de juillet 2017 et soutient qu'elle a quitté le Togo en raison des violences dont elle était victime de la part de son époux. Elle fait valoir en outre qu'elle travaille en qualité de garde d'enfant à domicile. Toutefois, elle n'apporte aucun élément probant sur les risques qu'elle déclare encourir en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, l'intéressée, qui ne peut se prévaloir que d'une durée de présence relativement faible en France, ne justifie, par les documents qu'elle produit, d'aucune insertion professionnelle stable et ancienne sur le territoire français. De surcroît, elle ne fait état d'aucune circonstance particulière de nature à faire obstacle à ce qu'elle poursuive normalement sa vie privée et familiale au Togo où elle a vécu la majeure partie de sa vie et où réside ses trois enfants. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la mesure d'éloignement attaquée ne peut être regardée comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a, par suite, pas méconnu les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle ne peut être regardée comme entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'ensemble des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle de l'intéressée.

Sur la légalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée ne peut qu'être écarté.

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".

10. Il ressort des termes de la décision attaquée, qui vise notamment les dispositions précitées du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il existe un risque que Mme A se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet dès lors qu'elle n'a pas exécuté la précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre le 30 juin 2020. Dès lors et pour ce motif, le préfet des Yvelines pouvait refuser d'accorder à la requérante, qui ne justifie d'aucune circonstance particulière, un délai de départ volontaire sans commettre d'erreur dans son appréciation de sa situation au regard des dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :

11. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée ne peut qu'être écarté.

12. D'autre part, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Cet article 3 stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".

13. Si Mme A soutient qu'elle encourt des risques pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine où elle a été victime de violences de la part de son époux, l'intéressée n'a fourni aucune précision suffisante ni crédible tant sur les craintes qu'elle exprime que sur son impossibilité de se prévaloir de la protection des autorités togolaises ou de trouver refuge dans une autre région de son pays d'origine en cas de retour dans celui-ci. Dans ces conditions, la requérante ne démontre pas qu'elle encourrait en cas de retour dans son pays d'origine, de manière personnelle, certaine et actuelle, des menaces quant à sa vie ou sa personne ou des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, en décidant que Mme A pourrait être reconduite à destination du pays dont elle a la nationalité, le préfet des Yvelines n'a pas méconnu les stipulations et dispositions précitées.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

15. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".

16. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. L'autorité compétente doit, pour fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

17. D'une part, la décision en litige, qui vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que Mme A ne justifie d'aucune circonstance humanitaire et que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, la durée de l'interdiction de retour d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite et dès lors que le préfet des Yvelines n'avait pas l'obligation de mentionner de manière explicite que la requérante n'avait pas fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français en l'absence d'une telle décision ou qu'elle ne constituait pas une menace à l'ordre public, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige manque en fait et doit être écarté.

18. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier des termes mêmes de l'arrêté en litige rappelés au point précédent, que le préfet des Yvelines a procédé à l'examen particulier de la situation personnelle et familiale de Mme A au regard des quatre critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant d'édicter à son encontre la mesure d'éloignement attaquée. Dans ces conditions, l'intéressée, qui ne fait état d'aucune circonstance humanitaire, n'est pas fondée à soutenir que la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an n'aurait pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle et familiale, serait entachée d'une erreur de fait ou méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 612-10 du code précité. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 29 août 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et au préfet des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 1er juillet 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Mégret, présidente,

M. Probert, premier conseiller,

M. Weiswald, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le rapporteur,

signé

J.-B. Weiswald

La présidente,

signé

S. MégretLa greffière,

signé

M. C

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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