vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2114625 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AHMED-AMMAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 novembre 2021 sous le n° 2114625 et un mémoire enregistré le 17 juin 2022, la commune de Fontenay-aux-Roses, représentée par la Selarl Fayol et associés, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise, avec la rédaction d'un pré-rapport, en présence de la société AMB - les artisans Modernes du bâtiment, la société ALPHA Contrôle, la SA Spatiotempo, la société PMC Etudes, l'agence d'architecture Morin Rouchere, la SAS Parcs et Sports IDF, la SARL Alt'ancre, la compagnie l'Auxiliaire, la mutuelle SMABTP Paris, la Sarl Watelet TP, la mutuelle des Architectes français, la Sarl Ingeneco, la compagnie d'assurance Acte Iard et la SAS Pro Contain, afin de déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant le stade du Panorama à Fontenay-aux-Roses (92260) et ses annexes, d'évaluer les préjudices et de déterminer l'imputabilité des désordres ;
2°) de l'autoriser, en cas d'urgence, à exécuter, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux estimés indispensables par l'expert, sous la direction de son maître d'œuvre par les entreprises qualifiées de son choix.
Elle soutient que :
- les désordres relatif à l'affaissement constaté affectant le stade du Panorama relèvent de la garantie décennale des entreprises ;
- la mesure d'expertise est utile en ce qu'elle constitue l'unique possibilité pour elle de connaître l'origine des désordres affectant le stade du Panorama et ses annexes ;
- les désordres sont susceptibles d'évoluer ; la stabilité du bâtiment est compromise ;
Par un mémoire, enregistré le 10 décembre 2021, la SMABTP et la SMA SA, représentées par Me Casanova, demandent au juge des référés :
1°) de mettre hors de cause la SMABTP ;
2°) de prendre acte de l'intervention volontaire de la SMA SA et de la mettre en cause.
Elles soutiennent que la société Parcs et Sports a souscrit une police d'assurance auprès de la SMA SA, nouvelle dénomination de la SAGENA.
Par un mémoire, enregistré le 20 décembre 2021, l'agence d'architecture Morin Rouchere, représentée par la Selas L et Associés, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage ;
2°) de mettre en cause la société Géolia et la société BS Consultants.
Elle soutient que la société Geolia a établi un rapport géotechnique G 12 et que la société BS Consultants a établi une étude de type G Pro.
Par un mémoire, enregistré le 23 décembre 2021, la compagnie d'assurance Acte Iard, représentée par Me Torregano, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage ;
2°) de condamner la commune de Fontenay-aux-Roses à avancer la totalité des frais et honoraires d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 4 janvier 2022, la SAS Pro Contain, représentée par Me Ahmed-Ammar, demande au juge des référés :
1°) de la mettre hors de cause ;
2°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
Elle soutient que :
- elle a sous-traité la réalisation des vestiaires par la mise en place de bâtiments modulaires, sans emprise au sol ;
- lors des expertises amiables notamment celle du 11 octobre 2021, il a été acté par l'ensemble des intervenants, l'absence de lien de causalité entre ses travaux et le sinistre.
Par un mémoire, enregistré le 5 janvier 2022, la société PMC Etudes, représentée par le cabinet Le Gue, demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 13 janvier 2022, la société Alt'ancre, représentée par la Selas DFG Avocats, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses les consignations à intervenir.
Par un mémoire, enregistré le 14 janvier 2022, la société PMC Etudes, représentée par Me Boyaval Roumaud, demande au juge des référés :
1°) de la mettre hors de cause ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a déjà identifié la cause des affaissements à savoir " une fuite dans les réseaux d'évacuation enterré sous le bâtiment et le terrain de football " ;
- le terrain de football extérieur synthétique, pour lequel elle a été missionnée en 2013, n'est pas concerné par ces désordres, les affaissements étant localisés dans et à proximité du bâtiment édifié en 2019 ;
- sa présence aux opérations d'expertise n'est pas utile .
Par un mémoire, enregistré le 17 janvier 2022, la SMA SA, représentée par le cabinet Le Gue, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de son intervention volontaire ;
2°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 20 janvier 2022, la société Géolia, représenté par Me Carrière, demande au juge des référés de la mettre hors de cause.
Elle soutient que :
- elle n'est pas intervenue dans le cadre de l'opération de construction du terrain de football en gazon synthétique ;
- la mission d'avant-projet G12 était circonscrite à une pré-étude relative aux VRD ;
- les études ont fait l'objet de rapports en date du 27 juin 2013 et du 25 novembre 2013 alors que les travaux de construction du terrain de jeu datent de 2019.
Par des mémoires, enregistrés les 10 février et 22 mars 2022, la société AMB - Les Artisans Modernes du Bâtiment et la société l'Auxiliaire, représentées par la Selas Chevalier Marty Pruvost, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de prendre acte de leurs protestations et réserves d'usage ;
2°) de mettre en cause la SMABTP.
Elle soutient que la société AMB a sous-traité à la société Alt'ancre la fourniture et la pose des pieux et que la société Alt'ancre est assurée auprès de la SMABTP.
Par un mémoire, enregistré le 10 février 2022, la société Spaciotempo, représentée par Me Casanova, demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire, enregistré le 14 juin 2022, la société Watelet TP, représentée par l'AARPI Cotte et François, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de la mettre hors de cause ;
3°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage.
La requête a été communiquée à la société ALPHA Contrôle, la SAS Parcs et Sports IDF, la mutuelle des Architectes français et la Sarl Ingeneco qui n'ont pas présenté de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal, appréciée en tenant compte, notamment, de l'intérêt de la mesure pour un contentieux né ou à venir n'étant pas manifestement insusceptible de relever de la compétence de la juridiction administrative.
2. Il résulte de l'instruction qu'en 2013, la commune de Fontenay-aux-Roses a entrepris des travaux de construction d'un terrain de football en gazon synthétique. La maîtrise d'œuvre a été confiée à la société PMC Etudes. En 2018, dans le cadre d'aménagement au stade du panorama, la commune de Fontenay-aux-Roses a décidé de construire un terrain de jeu couvert et son annexe. Il résulte de l'instruction que l'agence d'Architecture Morin Rouchere a assuré la maîtrise d'œuvre, en co-traitance avec le BET Ingeneco. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que la société Géolia a réalisé une étude G130177 et que la société BS Consultants a réalisé une étude G2 PRO. Le lot n°1 " gros œuvre - maçonnerie " a été attribué à la société AMB et la société Watelet TP s'est vu confier le lot n°2 " VRD ". Il résulte de l'instruction que la société SPACIOTEMPO s'est vu attribuer le lot n° 1 " installation d'une halle de sport et de ses annexes démontables ", qui a sous-traité l'installation des annexes vestiaires à la société Pro Contain. La société Alt'ancre s'est vu confier la sous-traitance de la fourniture et de la pose de pieux battus sur le lot n°1. La commune de Fontenay-aux-Roses soutient que le 5 octobre 2020, il a été constaté un effondrement du sol en surface laissant apparaître une fissure au niveau de la longrine et de la tête du pieux située sur l'arrière de la halle du Panorama côté terrain synthétique et à l'intérieur du bâtiment sous le revêtement du sol sportif, un désaffleurement de la dalle près de la platine du poteau de la structure métallique. Elle soutient que l'affaissement affecte la structure du bâtiment. Il résulte de l'instruction que le 9 décembre 2020, une inspection télévisée sur cinq réseaux existants situés à proximité du fontis a lieu. Il apparait que sur le tronçon R1 en amont, on constate une rupture, un effondrement, une fissure ouverte et un déplacement d'assemblage sur une distance de 5,35 ml correspondant à l'affaissement du terrain synthétique. Il résulte de l'instruction qu'aux termes d'un rapport rédigé par la société DRIM SAS, il apparait que les mesures radar mettent en évidence plusieurs anomalies radar significatives notamment deux zones caractérisées par un affaissement des marqueurs stratégiques superficielles et une augmentation de leurs vitesses sismiques. En outre, il résulte de l'instruction qu'aux termes du rapport du 28 mai 2021, les investigations géophysiques ont mis en évidence " des sols très décomprimés de 0 à 1,5 m dans la zone fortement affaissée mais également dans un secteur situé entre l'angle du bâtiment et la piste d'athlétisme. () Les mesures confirment également un sol décomprimé jusqu'à 5 à 6m de profondeur ". Dans ces conditions, la commune de Fontenay-aux-Roses sollicite une mesure d'expertise afin de déterminer l'origine des désordres qui affectent le stade et ses annexes, de fixer les responsabilités de chacun et d'apporter une solution pérenne en chiffrant le coût des travaux.
3. La mesure d'expertise sollicitée par la commune de Fontenay-aux-Roses, a pour objet, en vue d'un éventuel recours au fond, de déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant le stade du Panorama et ses annexes, d'évaluer les préjudices et de déterminer l'imputabilité des désordres. La demande d'expertise présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. En revanche, il n'appartient pas au juge des référés d'autoriser la requérante, en cas d'urgence, à faire exécuter, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux estimés indispensables par l'expert sous la direction de son maître d'œuvre par les entreprises qualifiées de son choix. De telles conclusions ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les demandes de mises hors de cause et de mises en cause :
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la société Parcs et Sports a souscrit une police d'assurance auprès de la SMA SA, nouvelle dénomination de la SAGENA. Dès lors, en l'état de l'instruction, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire de la SMA SA et de la mettre en cause.
6. En deuxième lieu, la société SMABTP demande à être mise hors de cause. Il résulte de l'instruction que la société AMB a sous-traité à la société Alt'ancre la fourniture et la pose des pieux et que la société Alt'ancre est assurée auprès de la SMABTP. Dès lors, en l'état de l'instruction, la participation aux opérations d'expertise de la société SMABTP apparaît utile. Par suite, il y a lieu de faire participer la société SMABTP aux opérations d'expertise et de rejeter sa demande de mise hors de cause.
7. En troisième lieu, l'Agence d'Architecture Morin Rouchère demande au juge des référés de mettre en cause la société Geolia et la société BS Consultants. Il résulte de l'instruction que la société Géolia a établi un rapport géotechnique G12 et que la société BS Consultant a établi une étude de type G2 PRO. La société Géolia fait valoir qu'elle n'est pas intervenue dans le cadre de l'opération de construction du terrain de football en gazon synthétique et que sa mission d'avant-projet G12 était circonscrite à une pré-étude relative aux VRD. Dès lors, en l'état de l'instruction, il n'y a pas lieu de mettre d'emblée en cause la société Geolia et la société BS Consultants. Il appartiendra à l'expert de se prononcer préalablement et contradictoirement sur les désordres allégués les concernant.
8. En quatrième lieu, la société PMC Etudes demande au juge des référés de la mettre hors de cause. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'un affaissement est apparu à l'angle est du terrain de football synthétique où la société PMC Etudes est intervenue dans le cadre des travaux de 2013. Dès lors, il n'y a pas lieu de mettre d'emblée hors de cause la société PMC Etudes. Il appartiendra à l'expert de se prononcer préalablement et contradictoirement sur les désordres allégués la concernant.
9. En cinquième lieu, la société Watelet TP demande au juge des référés de la mettre hors de cause. Elle fait valoir que ce sont les réseaux fuyards préexistant et notamment le réseau diamètre 400 sous le terrain synthétique qui est à l'origine des désordres et qu'elle n'est intervenue qu'en surface, pour poser un réseau de diamètre 160 en PVC. Toutefois, la participation de la société Watelet TP, chargée du lot n° 2 " VRD ", qui ne saurait préjuger de sa responsabilité, apparaît utile. Dès lors, en l'état de l'instruction il y a lieu de mettre en cause la société Watelet TP.
10. En dernier lieu, la SAS Pro Contain demande au juge des référés de la mettre hors de cause. Elle fait valoir que l'ouvrage réalisé se situe à l'opposé de la zone sinistrée et qu'il s'agit d'une installation modulaire sans emprise au sol et de taille réduite au regard de l'ouvrage litigieux. Par ailleurs, elle soutient que les expertises amiables ont conclu à l'absence de causalité entre ses travaux et le sinistre. Dès lors, en l'état de l'instruction, il y a lieu de mettre hors de cause la SAS Pro Contain.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
11. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ou de la cour, après consultation, le cas échéant, du magistrat délégué () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires ". Ainsi il n'appartient pas au juge des référés, dans le cadre de la présente instance, de désigner la partie qui supportera la charge des dépens.
Sur les frais de consignation :
12. L'expertise demandée par la requérante sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative n'est pas soumise à la procédure de consignation préalable d'une provision prévue par l'article 269 du code de procédure civile. Ainsi il n'appartient pas au juge des référés, dans le cadre de la présente instance, de déterminer des frais de consignation. La demande de la la société Alt'ancre présentée à ce titre ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées sur ce fondement par la société PMC Etudes doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La SAS Pro Contain est mise hors de cause.
Article 2 : M. B A, domicilié 73 boulevard de la Marne à La Varenne St Hilaire (94210), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
- se rendre sur les lieux et procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres qui affectent le terrain de football en gazon synthétique et ses annexes en indiquant leur date d'apparition ;
- décrire les malfaçons qui seraient constatées et de réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire si elles sont de nature à compromettre la solidité de l'immeuble ou à le rendre impropre à sa destination ;
- donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres et malfaçons dont s'agit, en précisant s'ils sont imputables aux travaux de construction, à la conception, à un défaut de direction ou de surveillance, à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien de l'immeuble endommagé et, dans le cas de causes multiples, d'évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;
- indiquer la nature et le coût des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité de l'ouvrage et un usage propre à sa destination, en précisant s'il en résulte une plus-value pour l'immeuble en cause ;
- d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
- déposer un pré-rapport afin de permettre aux parties de faire valoir contradictoirement leurs observations préalablement au dépôt du rapport définitif.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Il pourra faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expertise aura lieu contradictoirement en présence de la commune de Fontenay-aux-Roses, la société AMB- les artisans Modernes du bâtiment, la société ALPHA Contrôle, la SA Spatiotempo, la société PMC Etudes, l'agence d'architecture Morin Rouchere, la SAS Parcs et Sports IDF, la SARL Alt'ancre, la compagnie l'Auxiliaire, la mutuelle SMABTP Paris, la Sarl Watelet TP, la mutuelle des Architectes français, la Sarl Ingeneco, la compagnie d'assurance Acte Iard et la société SMA SA.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance et au plus tard le 20 avril 2023. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifieront auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Fontenay-aux-Roses, à la société AMB- les artisans Modernes du bâtiment, à la société ALPHA Contrôle, à la SA Spatiotempo, à la société PMC Etudes, à l'agence d'architecture Morin Rouchere, à la SAS Parcs et Sports IDF, à la SARL Alt'ancre, à la compagnie l'Auxiliaire, à la mutuelle SMABTP Paris, à la Sarl Watelet TP, à la mutuelle des Architectes français, à la Sarl Ingeneco, à la compagnie d'assurance Acte Iard, à la SAS Pro Contain, à la société SMA SA, à la société Geolia, à la société BS Consultants et à M. B A, expert.
Fait à Cergy, le 21 octobre 2022.
Le premier vice-président,
signé
F. Beaufaÿs
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026