vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2116354 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MAGBONDO |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 1913793, en date du 2 décembre 2019, le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 23 octobre 2019, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement, de lui de délivrer une autorisation de séjour et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre enregistrée le 30 avril 2021, Mme A, représentée par Me Magbondo, demande l'exécution de ce jugement.
Par ordonnance du 27 juillet 2021, la présidente du tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 1913793 du 2 décembre 2019.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 août 2021, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête ou, à tout le moins, au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête. Il soutient que Mme A a été convoquée le 11 juin 2020 à 9h30 en vue de lui délivrer une carte de séjour valide du 18 juin 2020 au 17 juin 2021 qu'elle n'a pas retirée à la préfecture.
Par des lettres enregistrées les 4, 13 août et 15 septembre 2021 et 24 novembre 2022, Mme A, représentée par Me Magbondo, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toutes les mesures nécessaires à l'exécution du jugement du 2 décembre 2019 ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros en application de l'article L. 76161 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle n'a pas été informée de la mise à disposition de la carte de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2020, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête. Il soutient que Mme A sera convoquée pour le dépôt d'une demande de renouvellement de son titre de séjour, qu'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour lui sera délivré sans frais ni droits à payer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D, premier vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Beaufaÿs, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 30 novembre 2022, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée par le préfet des Hauts-de-Seine, enregistrée le 30 novembre 2022 n'a pas été communiquée.
Une note en délibéré présentée pour Mme A par Me Magbondo, enregistrée le 2 décembre 2022 n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Il résulte des pièces du dossier et du dernier mémoire en défense produit par le préfet des Hauts-de-Seine que Mme A est convoquée prochainement pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé de demande de renouvellement et qu'elle ne sera astreinte au paiement d'aucuns droits ni taxes à l'exception du droit de régularisation de visa. Par suite, la requête de Mme A est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme A tendant à l'exécution du jugement n° 1913793 du 2 décembre 2019.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Magbondo et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 9 décembre 2022.
Le Magistrat désigné,
signé
F. D Le greffier,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026