mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2208315 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUMEDIENE THIERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 juin 2022, M. B A, représenté par Me Boumediene Thiery, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les deux décisions du 16 juin 2021 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine, d'une part, a refusé d'examiner sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, et d'autre part, a décidé la rétention de son passeport ;
3°) d'abroger ou de prononcer la caducité de la décision du 12 juillet 2019 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français et l'a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an ;
4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, et à titre subsidiaire, de fixer un rendez-vous afin de déposer son dossier de demande de titre de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
5°) d'ordonner la restitution de son passeport ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour :
- le courrier de refus de dépôt de la demande de titre de séjour, qui lui a été remis en mains propres, ne comporte aucun fondement juridique ; de plus, le seul motif qui fonde la décision attaquée est insuffisant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que les décisions d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an qui lui ont été opposées par un arrêté du 12 juillet 2019 sont caduques, et ne sauraient fonder le refus de dépôt de sa nouvelle demande d'admission exceptionnelle au séjour ;
- les services de la préfecture n'ont pas suffisamment examiné son dossier, dès lors que la demande présentait tous les documents nécessaires à son instruction ; par suite, elle ne saurait être regardée comme abusive ;
- il entend exciper de l'illégalité de la décision d'interdiction de retour sur le territoire, qui est insuffisamment motivée et est entachée d'une erreur de droit ;
- les décisions constituent une atteinte au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant rétention de passeport :
- elle est illégale dès lors que les décisions d'obligation de quitter le territoire français et la décision d'interdiction de retour sur le territoire français sur lesquels elle se fonde ont été édictées il y a plus de deux ans et ne sont dès lors plus exécutoires ;
- elle constitue une atteinte au respect de sa vie privée et familiale.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine le 5 août 2022, qui, malgré une mise en demeure en application des dispositions combinées des articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative du 8 novembre 2023, n'a pas produit d'observations en défense.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 55 % par une décision du 25 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- la rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur,
- et les observations orales de Me Boumediene Thiery, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 22 mai 1994, déclare être entré sur le territoire français le 1er février 2015. Il a sollicité, le 14 juin 2021 son admission exceptionnelle au séjour. Par une décision du 16 juin 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a informé l'intéressé du refus du dépôt de son dossier demande et prononcé la rétention de son passeport au motif qu'il avait fait l'objet d'une décision d'obligation de quitter le territoire français non exécutée, accompagnée d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an en date du 12 juillet 2019. Par la présente requête, M. A sollicite l'annulation de cet arrêté, ainsi que l'abrogation des décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour sur le territoire français, qui en constituent le motif.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 25 avril 2022. Par suite, les conclusions à fin d'admission à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 16 juin 2021 refusant d'enregistrer une demande de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé correspondant valant autorisation provisoire de séjour, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet ou si la demande présente un caractère abusif ou dilatoire compte tenu d'éléments circonstanciés. Le simple fait que l'étranger soit sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français ne suffit pas à caractériser une demande abusive ou dilatoire. Toutefois, lorsqu'un étranger a fait l'objet d'une décision de refus de titre de séjour assortie d'une mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée, cette circonstance s'oppose à ce qu'un nouveau récépissé valant autorisation provisoire de séjour lui soit délivré, sauf si des éléments nouveaux conduisent l'administration à l'autoriser à former une nouvelle demande. En l'absence de tels éléments, l'autorité administrative est néanmoins tenue d'enregistrer et d'instruire la demande. Enfin, le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour, lorsqu'il est motivé par une appréciation portée sur le droit de l'étranger à obtenir un titre de séjour et non sur le seul caractère incomplet du dossier constitue un refus de titre de séjour à l'encontre duquel l'étranger concerné est recevable à se pourvoir.
5. Il ressort des termes même de la décision du 16 juin 2021 que le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer et d'examiner la demande de délivrance d'un titre de séjour présentée par M. A au motif que l'intéressé s'était vu notifier, un arrêté portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an en date du 12 juillet 2019. En se fondant sur un tel motif, sans rechercher si la nouvelle demande de titre de séjour présentait un caractère abusif ou dilatoire, le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur de droit. En outre, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que, si l'intéressé s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour assortie d'une mesure d'éloignement en juillet 2019, un délai de près de vingt-trois mois sépare le refus en cause du dépôt de la nouvelle demande. Il apparait que la situation de l'intéressé a évolué dans cet intervalle, son séjour en France excédant désormais six années et M. A disposant d'un contrat à durée indéterminée en tant qu'agent de service depuis le 1er janvier 2019. Dans ces conditions, le dépôt de sa nouvelle demande de titre de séjour, alors même qu'il n'aurait pas exécuté la mesure d'éloignement le visant, ne peut être regardée comme recouvrant un caractère abusif ou dilatoire.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 16 juin 2021 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 16 juin 2021 de rétention de son passeport :
7. Aux termes de l'article L. 734-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prescrire à l'étranger assigné à résidence la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité, dans les conditions prévues à l'article L. 814-1 ". Aux termes de l'article L. 814-1 du même code : " L'autorité administrative compétente, les services de police et les unités de gendarmerie sont habilités à retenir le passeport ou le document de voyage des personnes de nationalité étrangère en situation irrégulière. / Ils leur remettent en échange un récépissé valant justification de leur identité et sur lequel sont mentionnées la date de retenue et les modalités de restitution du document retenu ".
8. Les dispositions précitées de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, anciennement l'article L. 611-2 de ce code, reprennent les dispositions de l'article 8-1 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, issu de l'article 3 de la loi du 24 avril 1997 portant diverses dispositions relatives à l'immigration. La conformité à la Constitution de ces dernières dispositions n'a été admise par la décision n° 97-389 DC du 22 avril 1997 du Conseil constitutionnel que sous réserve que ce texte ait " pour seul objet de garantir que l'étranger en situation irrégulière sera en possession du document permettant d'assurer son départ effectif du territoire national " et sans qu'il puisse " être fait obstacle à l'exercice par l'étranger du droit de quitter le territoire national et de ses autres libertés et droits fondamentaux ". Il s'ensuit notamment que la retenue du passeport ou du document de voyage " ne doit être opérée que pour une durée strictement proportionnée aux besoins de l'autorité administrative ", sous le contrôle du juge administratif.
9. D'une part, en l'absence de toute autre disposition législative ou réglementaire instituant un régime de caducité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, la circonstance que l'arrêté du 12 juillet 2019 cité au point 1 date de plus d'un an à la date de la décision attaquée est sans incidence sur sa légalité. D'autre part, il est constant qu'à la date du 16 juin 2021 M. A se trouvait en situation irrégulière sur le territoire national, l'annulation de la décision refusant d'enregistrer sa nouvelle demande de titre de séjour n'impliquant pas nécessairement qu'il se voit remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Partant, c'est sans erreur de droit que le préfet des Hauts-de-Seine a pu décider de retenir son passeport en application de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En outre, la décision querellée tendant à la retenue d'un passeport et ne refusant pas sa restitution, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en méconnaissance des principes rappelés au point 10 ci-dessus le préfet des Hauts-de-Seine aurait commis une illégalité en refusant de restituer son passeport, sans exécuter la décision du 12 juillet 2019, au-delà d'une durée strictement proportionnée aux besoins de l'autorité administrative.
11. Enfin, eu égard aux effets de la décision attaquée, et le requérant n'indiquant pas en quoi elle porterait une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'abrogation et de déclaration de caducité de l'arrêté du 12 juillet 2019 pris en toutes ses dispositions :
13. Si M. A demande également au tribunal d'abroger l'arrêté du 12 juillet 2019 pris en toutes ses dispositions, ou de le déclarer caduc, sans indiquer en quoi, alors qu'il est définitif, il serait devenu illégal, il n'appartient pas au juge administratif d'abroger ou de déclarer caduc un arrêté portant obligation de quitter le territoire ou interdisant le retour sur le territoire français. Par suite ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
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Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique uniquement qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de réexaminer la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. A après lui avoir fixé un rendez-vous aux fins d'enregistrer sa demande, sous réserve de sa complétude, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 55 %. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme totale de 1 000 euros, à verser, d'une part, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à hauteur de 550 euros à Me Boumediene Thiery sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, et, d'autre part, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à hauteur de 450 euros au requérant au titre de la part des frais de procédure restés à sa charge.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 16 juin 2021 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou au préfet territorialement compétent, de réexaminer la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. A après lui avoir fixé un rendez-vous aux fins d'enregistrer sa demande, sous réserve de sa complétude, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera à M. A une somme de 450 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : L'État versera à Me Boumediene Thiery, avocate de M. A, une somme de 550 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette avocate renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Boumediene Thiery et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
Le président-rapporteur,
signé
T. BertonciniL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
signé
Z. Saïh
La greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2208315
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026