vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212291 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | VINAY |
Vu la procédure suivante :
Par un courrier enregistré le 8 septembre 2020, Mme A B épouse C, représentée par Me Vinay, a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 141117 rendu le 11 janvier 2017 par lequel le tribunal a annulé la décision du 10 octobre 2014 du ministre de l'intérieur rejetant son recours hiérarchique contre l'arrêté du 7 août 2014 rejetant sa demande de renouvellement de certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français, a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer sa situation et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'Etat ne lui a jamais versé la somme de 1 000 euros.
Par une ordonnance du 30 mars 2022, le président du tribunal a, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°141117 rendu le 11 janvier 2017.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2023, le ministre de l'intérieur informe le tribunal qu'une somme de 1 459,45 euros a été versée à la requérante ainsi qu'en atteste l'avis de paiement du 25 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Féral, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n° 141117 rendu le 11 janvier 2017, le tribunal a annulé la décision du 10 octobre 2014 du ministre de l'intérieur rejetant le recours hiérarchique de Mme B épouse C contre l'arrêté du 7 août 2014 rejetant sa demande de renouvellement de certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français, a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer sa situation et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Mme B épouse C demande au tribunal d'assurer l'exécution de ce jugement en tant que l'Etat doit lui verser la somme de 1 000 euros.
2. Il ressort des pièces du dossier que par avis de paiement du 25 juillet 2022, postérieur à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a versé à Mme B épouse C une somme de 1 459,45 euros. La requérante, qui n'a pas produit d'observations en réponse au mémoire du ministre de l'intérieur qui lui a été communiqué, ne conteste pas ces éléments. Ainsi, le jugement n° 141117 du 11 janvier 2017 en tant qu'il met à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été entièrement exécuté. Dès lors, la demande d'exécution présentée par la requérante est devenue sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B épouse C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épousé C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président, M. Amazouz, premier conseiller et Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
Le président,
signé
R. FéralL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
S. Amazouz
La greffière,
signé
M. D
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026