jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2215165 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | PARASTATIS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2215165 le 10 novembre 2022, et des mémoires, enregistrés le 18 et le 30 janvier 2023, Mme B C, représentée par Me Parastatis, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 novembre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Parastatis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- les décisions en litige sont insuffisamment motivées ;
- elles ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière méconnaissant le principe du contradictoire garanti par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'autorité de chose jugée ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
Par une ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 février 2023 à 12 heures.
Un mémoire en défense a été enregistré pour le préfet du Val-d'Oise le 17 mars 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction. Il n'a pas été communiqué.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2215571 le 17 novembre 2022, et des mémoires enregistrés le 18 et le 30 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Parastatis, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 novembre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Parastatis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il invoque les mêmes moyens que ceux soulevés à l'appui de la requête n° 2215165 susvisée.
Par une ordonnance du 31 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 février 2023 à 12 heures.
Un mémoire en défense a été enregistré pour le préfet du Val-d'Oise le 17 mars 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction. Il n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sitbon, conseiller ;
- et les observations de Me Parastatis pour M. et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C, ressortissants géorgiens nés respectivement le 16 septembre 1985 et le 11 novembre 1986, indiquent être entrés en France le 26 juin 2018. Le 13 septembre 2022, ils ont sollicité leur admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par les présentes requêtes, ils demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du 2 novembre 2022 par lesquels le préfet du Val-d'Oise a rejeté leurs demandes et les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2215165 et 2215571 présentées par M. et Mme C sont relatives à la situation d'un couple de ressortissants étrangers, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Selon l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé ou en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. (). / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".
4. M. et Mme C ont présenté des demandes d'aide juridictionnelle le 18 novembre 2022, sur lesquelles il n'a pas encore été statué. Dès lors, eu égard à l'urgence qui s'attache au jugement des présentes requêtes, il y a lieu de les admettre, d'office, au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, par arrêté n° 148 du 17 novembre 2020 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, Mme E a reçu délégation du préfet du Val-d'Oise pour signer les arrêtés attaqués. Les moyens tirés de l'incompétence de leur signataire manquent donc en fait et ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
6. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait " qui en constituent le fondement.
7. Les arrêtés litigieux visent les dispositions légales sur lesquelles ils se fondent et mentionnent les considérations de fait qui ont conduit à leur édiction. A cet égard, le préfet n'était pas tenu de mentionner tous les éléments de la situation personnelle et familiale de M. et Mme C. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées manquent également en fait et ne peuvent qu'être écartés.
8. En troisième lieu, d'une part, il ressort de l'ensemble des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment de son article L. 614-1, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2, ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. D'autre part, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre []. ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres, mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Par suite, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est inopérant.
10. S'applique en revanche aux arrêtés en litige, le droit d'être entendu avant l'édiction d'une décision défavorable, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. et Mme C auraient détenu des informations relatives à leur situation personnelle qu'ils auraient été empêchés de porter à la connaissance du préfet du Val-d'Oise avant que ne soient pris les arrêtés qu'ils contestent ni qu'ils auraient sollicité, sans réponse, un entretien avec les services préfectoraux. Il n'est pas davantage démontré que si de telles informations avaient pu être communiquées à temps, elles auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de ces arrêtés. En outre, les requérants ont pu exposer les motifs de leur demande et leur situation personnelle auprès des services préfectoraux lors du dépôt de leurs demandes de titre de séjour. Par ailleurs, il ressort de ce qui est énoncé au point précédent que le droit d'être entendu n'imposait pas au préfet du Val-d'Oise d'inviter M. et Mme C à présenter des observations, de façon spécifique, sur les obligations de quitter le territoire français prises concomitamment et en conséquence des refus de titre de séjour contestés.
12. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes des arrêtés litigieux ni des pièces des dossiers que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et attentif de la situation des requérants. A cet égard, la circonstance qu'il n'ait pas expressément fait état de certains éléments de leur situation familiale ne suffit pas à établir qu'il ne les aurait pas examinés. En outre, si les intéressés se prévalent de considérations humanitaires tenant aux conditions de leur départ de Géorgie, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils en auraient avisé le préfet à l'occasion de leurs demandes de titres de séjour. Au demeurant, ils n'apportent aucun élément de nature à les établir.
13. En cinquième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'autorité de chose jugée ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
14. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
15. En présence d'une demande de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 précité, présentée par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger, ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
16. Si M. et Mme C affirment qu'ils séjournent en France depuis le 26 juin 2018 où leurs trois enfants sont scolarisés, la durée de leur séjour, au demeurant peu conséquente, a été acquise en partie sous couvert d'obligations de quitter le territoire français notifiées en 2019 et 2020 qu'ils n'ont pas mises à exécution. De plus, alors qu'ils sont visés par la même mesure d'éloignement, leur cellule familiale peut se reconstituer, sans dommage, dans leur pays d'origine. A cet égard, ils ne sauraient utilement se prévaloir de la circulaire du 28 novembre 2012 qui ne crée aucune ligne directrice invocable devant le juge de l'excès de pouvoir. Par ailleurs, si M. et Mme C revendiquent une intégration sociale aboutie en France, ils ne justifient pas d'une insertion professionnelle particulière. Au demeurant, il est constant que M. C a été condamné pour des faits de vol à une amende par un jugement du tribunal de grande instance de Laon du 12 février 2019. Par suite, le préfet du Val-d'Oise n'a pas entaché les décisions en litige d'erreurs manifestes d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. En septième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
18. Ainsi qu'il a été dit au point 16 du présent jugement, M. et Mme C, dont la durée de séjour est brève, sont visés par la même mesure d'éloignement et ne justifient pas d'une intégration professionnelle aboutie en France. Enfin, la circonstance que la scolarité de leurs enfants se déroulerait dans de bonnes conditions est sans incidence sur l'appréciation de leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Dans ces conditions, en refusant d'admettre M. et Mme C au séjour et en les obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Val-d'Oise n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, ni méconnu les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
19. En huitième lieu, ne sauraient davantage être accueillis les moyens tirés de ce que le préfet aurait fait une appréciation manifestement erronée de la situation personnelle de M. et Mme C et de ce que les obligations de quitter le territoire français en litige reposeraient sur des décisions portant refus de titres de séjour elles-mêmes illégales.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme C doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte, ainsi que de celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : M. et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Les requêtes n°s 2215165 et 2215571 sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme B C, à Me Parastatis, conseil de M. et Mme C, et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mme D et M. Sitbon, conseillers,
Assistés de Mme Ricaud, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. Sitbon
La présidente,
Signé
C. Oriol La greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
N°s 2215165 - 2215571
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026