vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2303577 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MORALES FRÉNOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 mars 2023, M. A C, Mme B D et la SCI Chromiha, représentés par Me Morales Frénoy, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2022 par lequel le maire de Puteaux a accordé le permis de construire enregistré sous le numéro PC 092 062 21 D 0069 sollicité par la SAS République en vue de construire un immeuble de vingt logements collectifs et deux maisons individuelles sur un terrain sis 21-25 rue Marius Jacotot à Puteaux, ensemble la décision du 22 janvier 2022 par laquelle le maire de Puteaux a implicitement rejeté leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Puteaux la somme de 8 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors que :
* il justifie du respect des dispositions des articles R. 600-1 et R. 600-2 du code de l'urbanisme ;
* ils justifient d'un intérêt à agir contre le permis de construire en litige dès lors qu'en qualité de voisins immédiat du projet, ils subiront d'une part, des nuisances sonores, vibratoires et olfactives ainsi qu'une détérioration des conditions de circulation en raison de l'exécution des travaux de construction et d'autre part, une perte d'ensoleillement, d'intimité et une altération de la vue du fait des constructions projetées ;
- les prescriptions dont est assorti l'arrêté de permis de construire sont insuffisamment motivées au sens de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'un défaut de consultation de l'architecte des Bâtiments de France, en méconnaissance des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué a été délivré sur la base d'un dossier de demande de permis de construire incomplet dès lors que :
* la notice architecturale qui a été jointe au dossier ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et lointain s'agissant notamment du projet qui sera construit concomitamment au numéro 29 de la rue Marius Jacotot en méconnaissance du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
* ce dossier ne comporte aucun document photographique permettant de situer le terrain dans son environnement proche, en méconnaissance du d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
* ce dossier ne comporte aucune information permettant de s'assurer que le projet qui porte sur des travaux soumis à l'autorisation environnementale prévue à l'article L. 181-1 du code de l'environnement est conforme à l'article UZ 3 du règlement du plan local d'urbanisme de Puteaux relatifs aux installations classées pour la protection de l'environnement ;
* ce dossier ne comporte pas la pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public prévue à l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme et ce alors qu'il prévoit la création de corniches, débords de bow-windows et de balcons sur la rue Marius Jacotot en surplomb de 80 centimètres au droit de la voie publique, à partir du niveau R+2 ;
- l'arrêté a été pris en méconnaissance de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme dès lors que le projet qu'il autorise porte atteinte à l'ensemble des objectifs fixés par ces dispositions et que le maître d'ouvrage aurait dû modifier son projet pour limiter les impacts de ce projet sur l'ensoleillement, la vue et l'intimité des bâtiments voisins du projet ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'impartialité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2023, la SAS République, représentée par Me Raoul, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants, une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2023, la commune de Puteaux, représentée par Me Cuzzi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants, une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- les observations de Me Morales Frénoy, représentant les requérants,
- les observations de Me Azizi, substituant Me Cuzzi, représentant la commune de Puteaux,
- et les observations de Me Hy, substituant Me Raoul, représentant la SAS République.
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 décembre 2021, la société par action simplifiée République a déposé une demande de permis de construire enregistrée sous le numéro PC 092 062 21 D 0069, complétée les 21 avril 2022 et 5 juillet 2022 en vue de construire un immeuble de vingt logements collectifs et deux maisons individuelles sur un terrain sis 21-25 rue Marius Jacotot à Puteaux. Par un arrêté du 5 octobre 2022, le maire de Puteaux a accordé ce permis de construire. Par la présente requête, M. C, Mme D et la SCI Chromiha demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2022 et de la décision du 22 novembre 2022 par laquelle le maire de Puteaux a implicitement rejeté leur recours gracieux formé contre cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisante motivation des prescriptions assortissant l'arrêté de permis de construire attaqué :
2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions () ". Aux termes de l'article A 424-3 du code de l'urbanisme : " L'arrêté indique, selon les cas : / a) Si le permis est accordé () Il indique en outre, s'il y a lieu : /d) Si la décision est assortie de prescriptions () ". Aux termes de l'article A 424-4 du même code: " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision () ".
3. En l'espèce, l'article 3 de l'arrêté du 5 octobre 2022 dispose que le permis qu'il autorise est assorti d'une prescription relative au versement de la taxe d'aménagement, dont le montant sera fixé ultérieurement, selon la répartition suivante : " - Part communale : 5% (délibération du conseil municipal du 23 septembre 2011) ; / - Part départementale des Hauts-de-Seine : 2,3 % (délibération du conseil général du 29 avril 2011) ; / - Part Région Ile-de-France : 1% (délibération du conseil régional du 17 novembre 2011) ". Par ailleurs, cet arrêté précise, dans un paragraphe intitulé " Dispositions particulières à respecter " que " *Les travaux de création du bateau sont soumis à autorisation du service de l'Espace Public de la Ville et des Services Techniques de l'établissement public " et que " *L'entretien de la voirie aux abords du chantier sera à la charge de l'entreprise de démolition ". Ces prescriptions sont ainsi suffisamment motivées au regard des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des prescriptions précitées manque en fait et doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de consultation de l'Architecte des Bâtiments de France :
4. En l'espèce, en se bornant à soutenir que le projet autorisé se situe à moins de cinq cents mètres d'un édifice classé au titre des monuments historiques, sans apporter d'élément au soutien de leur affirmation, les requérants n'établissent pas que l'Architecte des Bâtiments de France aurait dû être consulté préalablement à la délivrance de l'arrêté du 5 octobre 2022 attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué a été délivré au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 425-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire :
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits sont insuffisants, imprécis ou comportent des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions () 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement () b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; () " En outre, en vertu de l'article R. 431-10 de ce même code : " Le projet architectural comprend également : () Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel () d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. En l'espèce, la notice architecturale jointe au dossier de demande de permis de construire attaqué décrit l'environnement existant en précisant notamment qu'il se compose d'immeubles collectifs majoritairement de style architectural classique d'une hauteur comprise entre R+1+C et R+7+C ainsi que les matériaux utilisés sur les immeubles environnants, à savoir des enduits ou façades en pierre. Elle est complétée par un plan de situation, un extrait cadastral et un plan de masse faisant apparaître l'implantation des bâtiments projetés par rapport aux constructions voisines. Le dossier comporte par ailleurs, un document d'insertion graphique et des photographies qui permettent de visualiser le terrain dans son environnement proche et lointain. Enfin, aucune disposition et aucun principe n'exigeait de la société pétitionnaire qu'elle mentionne dans le dossier de demande de permis de construire un projet distinct du sien, en l'occurrence celui portant sur la construction à venir d'un immeuble sur une parcelle située 29 rue Marius Jacotot, à proximité de celle du projet. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier de demande de permis de construire est insuffisant pour juger de l'insertion du projet dans son environnement, dans le paysage lointain et par rapport aux constructions avoisinantes. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article UZ3 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Puteaux relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : " Pour toutes les installations classées quels que soient les régimes auxquels elles sont soumises, leur aménagement est autorisé aux conditions suivantes : / - qu'elles correspondent à des besoins nécessaires à la vie et à la commodité des habitants ; / - que les nuisances (émanations nocives ou malodorantes, fumées, bruits, poussières, altération des eaux, etc.) et dangers (risques d'incendie, explosion, etc.) puissent être prévenus et évités de façon satisfaisante eu égard à l'environnement de la zone sans dommage grave ou irréparable aux personnes et aux biens ; / - et que leurs exigences de fonctionnement soient compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voieries et l'assainissement. ".
9. En l'espèce, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que le projet de construction en litige porterait sur une installation classée pour la protection de l'environnement. A cet égard, la circonstance que le formulaire Cerfa de demande de permis de construire précise que le projet porte " sur des travaux soumis à autorisation environnementale en application du L. 181-1 du code de l'environnement" ne permet pas d'établir que ce projet porterait sur une telle installation. En outre, les requérants ne précisent pas quels sont les éléments manquant du dossier qui auraient été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur la conformité du projet à l'article UZ3 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Puteaux. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire au regard des prescriptions de l'article UZ3 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme de Puteaux doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le projet de construction litigieux prévoit que certains éléments de construction seront implantés en surplombs de la rue Marius Jacotot et qu'il devait, pour ce motif, comporter une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public. Il ressort également des pièces du dossier que le gestionnaire du domaine compétent pour donner son accord pour engager une telle procédure est la commune de Puteaux. Dans ces conditions, en procédant à la délivrance du permis de construire sollicité par l'arrêté attaqué, le maire de Puteaux doit nécessairement être regardé comme ayant exprimé son accord pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public. Au surplus, cette autorisation a été délivrée postérieurement à la délivrance du permis de construire litigieux, par décision du 22 mars 2023. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire manque en fait et doit dès lors être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme :
12. L'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, qui énumère des objectifs généraux, est inséré au chapitre Ier " Objectifs généraux " du titre préliminaire " principes généraux " du livre Ier de ce code " Règlementation de l'urbanisme ". L'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme mentionnée à cet article concerne ainsi celle mentionnée au livre Ier, lors de l'élaboration du plan local d'urbanisme qui, selon l'article L. 151-1 du même code, doit respecter " les principes énoncés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Le régime des autorisations d'urbanisme, dont les permis de construire, relève en revanche du livre IV du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, les dispositions de l'article L. 101-2 doivent être interprétées comme imposant aux auteurs des seuls documents d'urbanisme, à l'exclusion des autorisations d'urbanisme, d'y faire figurer des mesures tendant à la réalisation des objectifs qu'elles énoncent. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le permis de construire attaqué méconnaît les objectifs énoncés par l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'impartialité :
13. En se bornant à soutenir que la délivrance du permis de construire attaqué a pour unique finalité de permettre à des promoteurs privés de poursuivre le projet de zone d'aménagement concertée (ZAC) " Cœur de Ville " que la commune de Puteaux aurait été contrainte d'abandonner en l'absence de déclaration d'utilité publique, ces affirmations non justifiées ne sont pas de nature à établir l'impartialité ou l'existence d'un détournement de procédure. Par suite, le moyen soulevé ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Puteaux et la SAS République, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2022 et de la décision implicite du 22 janvier 2023 de rejet de leur recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Puteaux qui n'est pas la partie perdante, la somme que les requérants demandent au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire des requérants une somme de 750 euros à verser à la commune de Puteaux au titre des frais exposés et non compris dans les dépens et une somme de 750 euros à verser à la SAS République au titre des frais exposés et non compris.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C, Mme D et la SCI Chromiha est rejetée.
Article 2 :Les requérants verseront solidairement la somme de 750 euros à la commune de Puteaux et la somme de 750 euros à la SAS République en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme B D, à la SCI Chromiha, à la SAS République et à la commune de Puteaux.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
Le greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 23035772
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026