vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2304445 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FRECHE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 avril 2023 sous le n° 2304445, l'établissement public Hauts-de-Seine Habitat demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'apprécier l'état actuel et à venir des immeubles et ouvrages susceptibles d'être affectés par son projet de de démolition d'un ensemble immobilier sis 30-30 bis, rue Madame C à Clichy-la-Garenne (92210), parcelle cadastrée U N°204 ;
2°) de dire que l'expert devra lors de l'établissement de sa première note aux parties, indiquer le coût prévisionnel de la mesure d'expertise.
Il soutient que :
- dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain de grande envergure portant sur l'ensemble de la Résidence " Henri Sellier ", des travaux sont prévus à la fin du premier semestre 2023 ;
- ces travaux consistant à la destruction d'un ensemble immobilier de 35 logements locatifs sur une parcelle de 19 630 m2 peuvent affecter les bâtiments et voies communales situés dans le voisinage immédiat de l'opération ;
- afin de pouvoir remédier aux désordres pouvant intervenir lors des travaux, un référé préventif est utile ;
- il est de bonne administration de faire participer aux opérations d'expertise :
la commune de Clichy-la-Garenne en tant que propriétaire voisin du chantier ;
la société Premys, en tant que chargée des travaux de démolition ;
la société Enedis
la société Gaz Reseau Distribution France
la société Veolia Eau
la société Orange France Telecom
en tant que concessionnaires de réseaux riverains de l'opération.
Par un mémoire, enregistré le 25 avril 2023, la société Orange France Telecom ne s'oppose pas à la mesure d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2023, la société Véolia Eau Compagnie générale des eaux sollicite sa substitution à la cause par la société Véolia Eau d'Ile de France intervenante volontaire et formule les protestations et réserves d'usage.
La requête a été communiquée à la société Premys, à la commune de Clichy-la-Garenne, la société Enedis, la société Gaz Reseau Distribution France qui n'ont pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Beaufaÿs, premier vice-président du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. / Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
2. L'expertise demandée par l'établissement public Hauts-de-Seine Habitat présente un caractère utile, et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la substitution au sein du groupe Véolia :
3. Il est constant que l'établissement public Hauts-de-Seine Habitat a demandé à ce que la société Véolia Eau participe aux opérations d'expertise. La société Véolia Eau d'Ile de France étant chargée de la surveillance et de l'entretien du réseau en qualité de délégataire du SEDIF et la société Véolia Eau Compagnie générale des eaux étant étrangère aux opérations d'expertise, il convient donc de préciser que la mise en cause de la société Véolia Eaux concerne l'entité Véolia Eaux d'Ile de France.
Sur les réserves exprimées :
4. Il n'appartient pas au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions citées au point 1 de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions présentées en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.
Sur le coût prévisionnel de l'expertise :
5. Aux termes de l'article R. 761-4 du code de justice administrative : " La liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise () est faite par ordonnance du président de la juridiction, () ".
6. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au seul président de la juridiction de désigner la ou les parties qui assumeront la charge de l'allocation provisionnelle éventuellement sollicitée par l'expert et des frais et honoraires d'expertise, après l'accomplissement de celle-ci. Les conclusions tendant à ce que l'expert indique le montant prévisible de sa rémunération ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B A, exerçant 22, rue du Petit Musc à Paris (75004), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
- de convoquer les parties, au besoin par télécopie ou par courriel avec accusé de réception compte tenu de l'urgence, en adressant copie par lettre simple aux avocats des parties ;
- se rendre sur le site de l'opération de travaux publics concernée, sis 30-30 bis, rue Madame C à Clichy-la-Garenne (92210), parcelle cadastrée U N°204 ;
- se faire communiquer tous documents ou pièce qu'il estimera utile à l'accomplissement de sa mission ;
- dresser un état descriptif des immeubles, voies et trottoirs, réseaux, ouvrages publics ou autres éléments de construction appartenant aux défendeurs, voisins du site de l'opération de travaux publics concernée avant travaux ;
- dire s'il existe des désordres avant et pendant les travaux, et, dans l'affirmative, les recenser, les décrire et en préciser si, à son avis, ils présentent des dégradations inhérentes à leurs fondations, à la nature du sous-sol, à leur structure ou à leur état de vétusté ;
- fournir, le cas échéant, tous renseignements et avis sur toute difficulté consécutive à l'existence de servitude, d'emprise, de mitoyenneté, ou encore sur les éventuels troubles de jouissance et de voisinage, actuels et prévisibles, qui seraient causés par les travaux induits par l'opération de travaux publics concernée ;
- dresser un état descriptif des mêmes immeubles, voies et trottoirs, réseaux, ouvrages publics ou autres éléments de construction appartenant aux défendeurs, voisins du site de l'opération de travaux publics concernée, après travaux ;
- préciser la cause de l'apparition éventuelle de nouveaux désordres par rapport aux premiers constats ou l'aggravation de désordres qui existaient déjà et dire s'ils peuvent résulter des travaux envisagés ;
- indiquer les travaux confortatifs ou de réfection nécessaires au maintien ou à la remise des bâtiments dans leur état antérieur ;
- dire, en cas de danger réel et d'urgence constatée, si, à son avis, il convient de mettre en place des mesures de sauvegarde pour éviter l'aggravation des désordres et permettre le déroulement et la poursuite des travaux dans les meilleures conditions techniques possibles ; et dans cette hypothèse, donner son avis sur les mesures que le Maître d'œuvre sera amené à définir pour remédier au danger ;
et permettre la réalisation des travaux à être entrepris pour le compte de qui il appartiendra ;
- d'une façon générale, recueillir tous éléments techniques et de fait et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis en cas de saisine au fond de la juridiction ;
- d'annexer au rapport, le cas échéant, les photographies de ses constatations.
L'expert devra lors de l'établissement de sa première note aux parties, indiquer les pièces nécessaires à sa mission, et le calendrier de ses opérations.
L'expert pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'établissement public Hauts-de-Seine Habitat, au Premys, à la commune de Clichy-la-Garenne, la société Enedis, la société Gaz Reseau Distribution France, la société Veolia Eau d'Ile de France, la société Orange France Telecom et à M. A, expert.
Fait à Cergy, le 5 mai 2023.
Le juge des référés,
Signé
F. BEAUFAŸS
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026